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Politique

Bibliothèque d’Alexandrie/Défis de l’Afrique moderne : La thérapie de Nicéphore Soglo aux Etats africains

nicephore-soglo

L’ancien président du Bénin, Nicéphore Dieudonné Soglo, a séjourné en Egypte du 17 au 19 avril 2018 où, il a participé au Conseil d’administration de la Grande Bibliothèque d’Alexandrie. Au cours des assises, des réflexions ont été menées sur le maintien et la réhabilitation de la Bibliothèque d’Alexandrie (l’une des sept plus grandes et vieilles bibliothèques du monde), la revue de la charte du Conseil d’administration de la Bibliothèque d’Alexandrie, et le budget de la modernisation de l’infrastructure. Ce fut aussi l’occasion pour le vice-président du Forum des anciens chefs d’Etats et de gouvernements africains, d’être reçu en audience par Abdel Fattah Al-Sissi, président de la République Arabe d'Égypte. Entres autres sujets au menu, le probable changement de la capitale égyptienne. El Alamein, terre africaine où Napoléon posa les pieds, peut bien remplacer le Caire.

L’appel de Soglo…

Profitant de son voyage,Nicéphore Dieudonné Soglo va lancer un appel aux Etats africains. Un appel à la fin de la balkanisation de l’Afrique noire. «Marchons…résolument vers l’union, vers la fédération, vers la terre promise. Tout en sachant désormais que les richesses naturelles peuvent porter malheur, être source d’instabilité, de rébellion ou même de guerre», confie-t-il.«L’Afrique au Sud du Sahara est la deuxième région exportatrice de pétrole après le Moyen-Orient», affirme l’ancien chef d’Etat. Elle possède, selon son propos, le tiers des ressources minières de la planète, et ses forêts constituent l’un des plus grands réservoirs d’essences tropicales. Les forêts du bassin du Congo sont le second puits de carbone du monde après l’Amazonie etla rareté des terres agricoles sur la planète font de l’espace africain l’objet de toutes les convoitises. Pour Nicéphore Dieudonné Soglo donc, l’Afrique, doit prendre conscience de ses potentialités et travailler à son indépendance effective. Indépendance tant sur le plan monétaire, militaire,que maritime. Une monnaie et une armée uniques pour toute l’Afrique, à l’instar des Etats-Unis d’Amérique, restent un choix de l’ancien président du Bénin.

C.K

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Algérie : Le Fln renouvelle son appel à un 5e mandat de Bouteflika

Bouteflika

En Algérie, le parti présidentiel du Front de libération nationale (FLN) a confirmé samedi 21 avril son appel en faveur d'un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika. Le 7 avril, le secrétaire général du FLN avait déjà publiquement fait part de son souhait de voir le président algérien, âgé de 81 ans, de rester au pouvoir au-delà de 2019. Pour le FLN, il s'agit de poursuivre « l'œuvre » du président.

« Garantir la continuité pour la sécurité du pays ». C'est en ces termes que le FLN a justifié ce week-end son nouvel appel lancé au chef de l'Etat. Le parti de libération met aussi en avant le désir de ses militants et l'intérêt des générations montantes.

Depuis le 7 avril, le FLN se positionne donc sans ambiguïté. Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a lui aussi fait le vœu de voir le président rester au pouvoir. Le seul à ne pas avoir donné son avis, c'est finalement Abdelaziz Bouteflika lui-même. Coïncidence ou pas, il a simplement inauguré il y a quelques jours deux nouvelles stations de métro et une mosquée historique, comme pour montrer qu'il était toujours aux affaires. Cependant, lors de cette sortie, le chef de l'Etat n'a fait aucune déclaration.

Depuis son accident vasculaire cérébral il y a cinq ans, le chef de l'Etat ne s'est quasiment plus exprimé en public. En 2014, sa candidature à un quatrième mandat avait déjà surpris. Abdelaziz Bouteflika n'avait pas pu tenir de meetings et avait dû faire campagne par procuration.

Aujourd'hui, dans les déclarations de ceux qui le soutiennent, son état de santé et son âge ne sont pas un sujet. Sur la question, la position officielle est régulièrement réitérée, à savoir que le président suit l'actualité et c'est lui qui dirige le pays.

rfi.fr

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Etats-Unis : Macron à Washington pour une visite d'Etat de trois jours

Donald-Trump-et-Emmanuel-Macron

Emmanuel Macron est arrivé à Washington ce lundi 23 avril en début d'après-midi. C'est la première réception du président français par son homologue américain Donald Trump. Entre les deux dirigeants, les sujets ne vont pas manquer et notamment ceux qui divisent, à commencer par la question du nucléaire iranien.

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte sont arrivés à Washington, pour la première visite d'Etat de l'ère Trump. Un honneur salué dès sa descente d'avion par le chef de l'Etat, en anglais puis en français. « Nous avons, les Etats-Unis comme la France, une responsabilité toute particulière au moment qui est aujourd’hui le nôtre. Nous sommes des garants du multilatéralisme contemporain et je crois que nous avons, à travers ces échanges, beaucoup de décisions à prendre et à préparer », a déclaré le président français.

Trois jours de visite très protocolaire : tapis rouge, petits plats dans les grands, pour célébrer l’amitié franco-américaine mais également l’excellence de la relation personnelle entre les deux chefs d’Etat.

Cela commence dès ce lundi soir avec un dîner privé très glamour dans la résidence historique de Georges Washington à Mount Vernon. Et c’est seulement ce mardi que les deux présidents aborderont, à la Maison Blanche cette fois, les sujets qui fâchent,notamment l’Iran mais également les relations commerciales.

Objectif pour Emmanuel Macron : mettre à profit leur complicité, leur relation privilégiée pour tenter d’infléchir si possible les positions de son homologue américain.

rfi.fr

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Coopération médiatique régionale en matière d’interviews de grandes personnalités : Les nouveaux défis des médias régionaux

Patrice-Talon

Dans la matinée dominicale du dimanche 22 avril 2018, les journalistes du Bénin ont fustigé pour la plupart le choix fait par le Président de la République du Bénin, Patrice Talon  de se faire interviewer par Françoise Joly de TV5 monde et de Francis KPATINDE  du journal le Monde pour faire le bilan de ses deux (02) d’exercice du pouvoir d’Etat. La difficulté principale de cette indignation réside dans l’exercice de la matière qu’est l’interview et du choix des interviewers.  Qui doit  interviewer les grandes personnalités ? Pourquoi doit-on les interviewer et quelle est la finalité d’un tel exercice ? Une telle problématique  ne saurait être abordée sans connaitre ce que c’est que l’interview des grandes personnalités et ce que cela appelle comme   coopération régionale médiatique (II).  

I.    L’interview des grandes personnalités

Entendons nous bien. Tout le monde n’est pas personnalité au même degré. La charge que vous portez peut faire de vous une grande personnalité. Autrement dit, nous appelons « Grandes personnalités », ceux dont l’avis compte et peut impacter la vie de leurs concitoyens ou de la société internationale. Il ne suffit pas de créer un club électoral dans un arrondissement et prétendre  au rang de personnalité (peut-être !)Mais pas de grande personnalité. Dans le cadre de la présente approche, nous nous intéresserons aux chefs de l’Etat,  et des instituions de la République.

L’interview, c’est un jeu de questions et de réponses qui vise à faire progresser l’information. L’enjeu est l’opinion. Il s’agit de le convaincre. Mais on ne peut éclairer l’opinion si on n’est pas soit même éclairé. Voilà pourquoi n’importe qui ne peut pas interviewer un chef de l’Etat ou un Président de l’Assemblée Nationale comme par exemple.Et pour cause, les questions relevant de leurs champs de compétence nécessitent que l’interviewer soit outillé pour l’exercice. Une bonne culture générale et un réseau d’informations efficaces sont les meilleurs atouts pour faire face à des personnalités qui n’hésitent pas à se transformer rapidement en Professeurs d’amphithéâtres comme s’ils s’adressaient à deux ou trois étudiants rassemblées devant eux pour recevoir un quitus de dépôt de mémoire. Dans cet exercice complexe,  les journalistes ne sont pas en posture de copains ou de visiteurs dans un salon. Ils  sont représentants du public et singulièrement de leur journal. Les journalistes appelés à interviewer des personnalités ne doivent pas avoir une tendance naturelle à l’empathie. Pour interviewer de grandes personnalités, en d’ailleurs de la culture générale et de la pratique que le temps a permis de bonifier, il faudrait,- l’expérience l’exige- être ouvert, disponible et curieux. La curiosité passe par des questions de relance et non des rires béats comme si on assistait à une exposition de maques guérés. Le piège qui guette l’interrogation médiatique des personnalités, c’est la proximité  qui  transforme les plus brillants en naïfs et en rieurs.   Le monde se globalise, se régionalise, la presse locale ne peut plus continuer à vivre en autarcie. L’ouverture plus que nécessaire est un impératif. D’où l’idée d’une coopération régionale.

II.    La coopération régionale médiatique

Comment coopérer régionalement pour interviewer les grandes personnalités lors des grands évènements ?  La question a une réponse claire et nette.  Les personnalités se révèlent grandes quand elles sont ouvertes au monde. Dans le cadre de l’espace sous-régional composé de la Cedeao, de l’Uemoa et du Conseil de l’Entente, il est important que les grandes personnalités comprennent qu’ils n’appartiennent plus seulement au petit espace qui leur est dévolu pour exercer leur pouvoir. Ils appartiennent à la communauté. Ainsi, par exemple, lors des grands événements comme la célébration des fêtes nationales d’indépendance, le bilan à mi-parcours de mandats, les crises nationales ou régionales, bref tous les grands moments de soif d’écoute, il convient que lesdites personnalités soient interrogées par la presse locale et la presse régionale. Autrement dit, dans le cadre de la fête de l’indépendance du Burkina-Faso, le Président Kaboré devrait avoir en face de lui des journalistes du Bénin, du Togo, du Niger , de la Côte d’Ivoire et du Burkina-Faso. Dans tous autres domaines.  C’est de la coopération régionale médiatique.

Dans ce domaine précis, l’organisation pratique de la coopération médiatique en la matière incombe aux observatoires de déontologie et d’éthique des médias, aux  ministères de l’information, aux autorités de l’audiovisuel et de la communication. De telles initiatives auront pour  finalité de remettre les médias au cœur du processus irréversible de l’intégration mais aussi et surtout de faire prendre conscience aux services de communications des grandes personnalités que ces dernières doivent lire et relire leurs notes avant d’échanger avec la presse régionale.

HERBERT  DE SAINT TAUYE HOUNGNIBO
EDITORIALISTE_MATIN LIBRE
DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES

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Nouveau Cuba : Faim et fin des Castro

Miguel-Diaz-Canel

Les Castro ! C’est fini.  Miguel Diaz-Canel, c’est le nouveau nom auquel on devra s’habituer pour évoquer les questions de politiques étrangères relatives à l’île de Cuba, ce pays en forme de caïman   long  de 1210 km  qui a une superficie de  109 884 km².    L’évènement a  son importance politique. Le départ de Fidèle Castro  est une douce alternance dans la continuité (1) mais qui ne manquera pas de donner sur de la rupture ?!(2)

1. Une alternance dans la continuité.

Candidat unique. C’est bien l’annonce  de ce mercredi 18 avril 2018 de la commission nationale de candidatures devant le parlement cubain. Le numéro deux de l'exécutif cubain Miguel Diaz-Canel est bien conforté dans sa position de dauphin naturel. Le tapis lui est dressé sans embûches. Miguel Diaz-Canel, 57ans, produit  de l’idéologie communiste a toutes  les chances de devenir ce jour le président du Conseil d'Etat. Le parlement va entériner sans crier gare l’élection qui reste une formalité de machine politique électorale. Il a été préparé pour la fonction. Les Faits : depuis 2013, il a été fait figure de proue. Il a été méthodiquement, calmement hissé dans les girons nécessaires pour gérer un Etat aussi complexe que le Cuba. C’est ainsi   qu’il a pris ses galons jusqu’au moment où Raoul Castro l’a jugé mûr de lui succéder. Les grands hommes savent préparer la relève. Jamais après moi, le déluge. C’est un trait de caractère des vrais Hommes d’Etat. Ce jour, jeudi 19 avril 2018,  Fidèle Castro , 86 ans, épuisé va passer le témoin à son successeur qui est son   premier vice-président. Pourra-t-il apporter sa touche malgré l’encadrement strict du parti ?

2. Une alternance dans la rupture ?

Cela est-il possible pour que Miguel Diaz-Canel, s’émancipe des lignes rigides « castriques » ? Rien n’est sûr mais en faisant le docile pendant 30 ans, il faudrait craindre une gouvernance à la João Lourenço méconnaissable vis-à-vis de son prédécesseur dont il a été un dauphin. Mais à Cuba, le parti est plus fort que le Président. En effet, le parcours de  Miguel Diaz-Canel, est admiratif. Il est connu de ceux qui l’empêcheront de s’émanciper en dehors des règles tracées par le révolutionnaire Fidèle Castro. Les  Jeunesses communistes, les comités de base les  anciens combattants,  tout est en place pour sauvegarder la ligne directrice du parti. La prudence  de l’ingénieur en électronique qu’on  lui reconnaît  ne lui fera pas défaut pour qu’il  ne sombre dans une rectification non idéologiquement  consensuelle.

HERBERT  DE SAINT TAUYE HOUNGNIBO
EDITORIALISTE DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES
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Syrie : Moscou nie les accusations d’entraves du travail des experts de l’OIAC

Dmitri-Peskov

La Russie et la Syrie entravent-elles à dessein le travail des enquêteurs de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) dans la banlieue de Damas ? C’est l’accusation formulée ce lundi 16 avril par Londres et Washington. Des accusations rejetées en bloc par le Kremlin qui a assuré ce lundi que l'arrivée des experts à Douma était prévue mercredi. Après les frappes menées dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 avril par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, la guerre des mots se poursuit entre la Russie et les pays occidentaux.

La déclaration du porte-parole du Kremlin est claire : Moscou rejette catégoriquement les accusations formulées par le Royaume-Uni, rapporte notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot. Des accusations dénuées de tout fondement aux yeux de DmitriPeskov. Le Kremlin ajoute que la Russie a d’autant moins l’intention de gêner le travail de l’OIAC qu’elle s’est déjà prononcée en faveur d’une enquête impartiale.

Il n'y a aucune manoeuvre de la part de Moscou, selon Igor Kirillov, l'un des cadres du ministère russe de la Défense. « Les inspecteurs seront sur place mercredi. Cela montre bien que nous ne faisons aucune obstruction », dit-il.

La fureur de Moscou est d’autant plus grande que la Russie fait face à d’autres accusations encore plus graves, formulées cette fois par les Etats-Unis. Selon le représentant américain auprès de l’OIAC, la Russie serait ainsi intervenue sur le terrain, à Douma, pour supprimer les éléments incriminant le régime syrien.

Un scénario inventé pour frapper la Syrie, selon Moscou

Dans cette guerre des accusations, la Russie n’est pas en reste : ce lundi l’ambassadeur russe auprès de l’OIAC, Alexander Chourgin, va plus loin. Accuser la Russie de jouer la montre, c'est de la manipulation, un mensonge pur et dur, dit-il. Il a invoqué des « problèmes de sécurité », et notamment le fait que les routes menant à Douma devaient encore être débarrassées des mines.

Alexander Chourgin affirme aussi détenir des preuves irréfutables de l’implication de Washington et de Londres dans ce qu'il qualifie de « mise en scène » de l’attaque chimiquedu 7 avril. Selon lui « il n’y jamais eu d’attaque chimique à Douma le 7 avril » et cette « mise en scène » a été planifiée par les services de renseignements britanniques.

Et Alexander Chourgin ajoute :« On dirait que les Etats-Unis et leurs alliés n'ont pas besoin d'enquête. Ils ont pris leur décision tout seuls. Et maintenant, ils ont sûrement peur que l'enquête des experts remette en cause le scénario qu'ils ont inventé pour frapper la Syrie. »

A rebours des critiques occidentales, la Russie se dit donc prête à tout faire pour faciliter le travail des enquêteurs de l'OIAC sur le territoire syrien.
 

rfi.fr

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Syrie : Après les frappes occidentales, quelle stratégie?

frappes-Syrie

« Mission accomplie » pour Donald Trump suite aux frappes sur la Syrie vendredi soir, menées conjointement par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni. Une ligne que ne partage pas tout à fait Paris qui souhaite au contraire capitaliser sur ces frappes coordonnées pour relancer la machine diplomatique sur le dossier syrien.
Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

La machine s’était grippée du fait des vetos successifs de Moscou sur la Syrie et des processus politiques parallèles à Sotchi et Astana. Paris entend reprendre l’initiative sur le front diplomatique et montrer aux Américains que cette fermeté signalée par les frappes doit être suivie d’effet, confirme l'ambassadeur français aux Nations unies, François Delattre : « Ces frappes sont une réponse nécessaire au service du droit et au service de notre stratégie politique pour mettre un terme à la tragédie syrienne »

Paris a annoncé travailler à un nouveau projet de résolution pour trouver une issue à la crise syrienne sur les trois sujets clés du chimique, de l’humanitaire et du politique.

Nikki Haley, l’ambassadrice américaine, a éludé le sujet : « Notre stratégie en Syrie n’a pas évolué (…) J’ai parlé au président et il m’a dit :"Si le régime syrien utilise de nouveau des gaz toxiques, les Etats-Unis sont prêts à dégainer". Quand notre président désigne une ligne rouge, le président applique cette ligne rouge. »

L'ONU appelle à la retenue et au respect du droit international

A New York, ce samedi 14 avril, l’ONU appelle à la retenue de tous les acteurs dans ce conflit syrien, après ces frappes occidentales, lancées la nuit dernière à 4 heures du matin à Damas. Ce sont des frappes en réponse à l’attaque chimique présumée qui a visé les civils de Douma. Une attaque imputée au régime de Damas qui a eu lieu la semaine dernière, le 7 avril. De son côté, la Russie convoque une réunion d'urgence du Conseil de sécurité, qui se tiendra à 15 heures (TU).
Cela a été exprimé de manière très claire un peu plus tôt dans la journée de vendredi par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui a annoncé qu’il retardait son départ pour l’Arabie saoudite pour gérer les suites de l’opération militaire. La Russie a demandé en urgence une réunion du Conseil de sécurité qui se tiendra à 15 heures (TU).

Vladimir Poutine a dénoncé « avec la plus grande fermeté » les frappes menées par les Etats-Unis et leurs alliés. Moscou va demander publiquement des comptes aux trois Etats membres qui ont conduit des frappes cette nuit. La Russie a des arguments pour cela puisque Paris, Washington et Londres se sont passés d’un mandat de l’ONU pour mener leur riposte militaire.

A l'ONU, la valeur morale n'a aucune valeur légale

Les trois capitales pourront aussi difficilement convaincre que ces frappes se justifiaient par la légitime défense, comme François Hollande l’avait fait par exemple à la suite de l’attentat contre le Bataclan en 2015. A moyen terme, le Conseil pourrait relancer des négociations pour un mécanisme d’enquête sur les armes chimiques. António Guterres l’a appelé dans son communiqué, mais cela dépendra de la Russie et il faudra voir si Moscou cherche la voie de l’apaisement.

La question de la légalité de ces frappes s’était posée depuis leur évocation il y a une semaine. L'argument des trois Etats membres était le suivant : avoir un impératif moral à rétablir une ligne rouge sur l’usage de ces armes chimiques. Mais à l’ONU, cette valeur morale n’a aucune valeur légale. Le secrétaire général, António Guterres, l’a précisé dans son communiqué.

Il reconnait le caractère abject des armes chimiques mais il demande aux Etats membres d’agir en conformité avec la charte de l’ONU et le droit international, et surtout de faire preuve de retenue pour éviter une escalade de la situation. C'est ce que craignent l'ONU et son secrétaire général.

rfi.fr

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Interview d'Emmanuel Macron : Ses principales déclarations

Emmanuel-Macron

Emmanuel Macron était interviewé ce dimanche soir sur BFMTV, RMC et Mediapart. Il répondait, en direct et pendant près de deux heures, aux questions de Jean-Jacques Bourdin et EdwyPlenel depuis le palais de Chaillot, à Paris. Une nouvelle étape de l'offensive médiatique du président après l'interview donnée dans une école de l'Orne à TF1, jeudi.

[L'interview d'Emmanuel Macron sera l'objet d'une édition spéciale sur RFI ce lundi de 8h15 à 9h, heure de Paris]

Un format plus long, plus dense, un cadre plus solennel aussi - celui du théâtre national de Chaillot - avec sans doute une place plus grande offerte à la situation internationale : l'interview du président de la République par EdwyPlenel (Mediapart) et Jean-Jacques Bourdin (BFMTV, RMC) de ce dimanche s'est démarquée à plus d'un titre de celle donnée jeudi à TF1, dans une classe d'école de Berd’huis, en Normandie.

Au lendemain de frappes conjointes (France - Etats-Unis - Grande-Bretagne) contre le régime syrien, et alors que le gouvernement doit affronter plusieurs conflits sociaux d'importance (SNCF, universités...), Emmanuel Macron a dû avant tout défendre le bilan d'un an de présidence, marqué par un train de réformes menées tambour battant.
Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations :

Sur les frappes en Syrie

Interrogé sur les preuves de l’attaque chimique en Syrie, le président a d’abord précisé que « l’opération a été parfaitement conduite. » « L’intégralité des missiles ont atteint leurs cibles et les capacités de production d’armes chimiques ont été détruites. » Emmanuel Macron a déclaré « avoir eu la preuve par nos services [de renseignement] » que des armes chimiques ont été utilisées, puis la preuve que cette utilisation « pouvait être attribuée au régime syrien ».
A la question de savoir pourquoi s’être passé d’un mandat de l’ONU, le président de la République a affirmé que « c'est la communauté internationale qui est intervenue » en précisant que « la France n'a pas déclaré la guerre au régime » de Bachar al-Assad.

Emmanuel Macron a par ailleurs déclaré vouloir « convaincre » les Russes et les Turcs de venir à la table des négociations, tout en affirmant avoir convaincu Donald Trump, qui évoquait récemment un retrait des troupes américaines de Syrie, d'y « rester dans la durée ».

Le chef de l'Etat a enfin confirmé qu'il se rendrait à Saint-Petersbourg fin mai à l'occasion d'un forum économique.

Sur le mécontentement social en France

Questionné sur les mouvements sociaux qui se multiplient en France (cheminots, étudiants, Notre-Dame-des-Landes), le président a déclaré « entendre » les colères, mais il estime qu’il n’y a « pas de coagulation dans les mécontentements ».
Sur le sujet de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, il a précisé que la « colère » des opposants n’était « pas légitime » et que « tout ce qui devra être évacué le sera » à l'issue du nouveau délai de régularisation laissé par le gouvernement aux occupants illégaux.

rfi.fr

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Chirurgie de soins intensifs à la Cedeao : La Guinée-Bissau peut-elle sortir du coma ?

Jose-Mario-Vaz

Une dizaine de chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont entériné une solution à la crise politique institutionnelle de la Guinée Bissau. Le communiqué final rendu public a annoncé une batterie de mesures dont la plus importante est l’annonce faite par le Président de la Guinée Bissau de la nomination d’un Premier Ministre de consensus en la personne de Aristide Gommes dont le décret de nomination prendra effet à partir du 17 avril 2018. Mieux, la feuille de sortie de crise prévoie l’organisation des élections législatives pour le 18 novembre 2018. Cette chirurgie  de soins intensifs pourrait-elle tué le virus qui démange le système politique Bissau-guinéen (I) depuis 2015 et ouvrir la voie pour une stabilité durable (II).

I. Le virus qui démange le système politique Bissau-guinéen (I)

Au commencement était  la destitution du gouvernement par le Président   bissau-guinéen, José Mario Vaz. En Guinée-Bissau le régime est semi-présidentiel. Le président de la République est le chef de l’État, le Premier ministre est le chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et l’Assemblée nationale populaire. Le pouvoir judiciaire est indépendant de l’exécutif et du législatif. Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée du Cap-Vert (PAIGC) et le Parti du Renouveau Social (PRN) sont au pouvoir depuis 1994. Le 12 mai 2016 le président Vaz a congédié le gouvernement en exercice depuis septembre 2015 et ayant à sa tête M. Carlos Correia. Motif évoqué, le gouvernement Correia serait sans boussole. A la télévision, le Président s’en justifie de façon péremptoire en expliquant qu’il voudrait responsabiliser lespartis politiques pour qu’ils se concentrent sur l’intérêtsupérieur de la Guinée Bissau.  Mais qu’on ne se leurre point. C’est un subterfuge qui ne saurait cacher la mésentente  réelle entre le Président et sa majorité. En effet, en août 2015  le Président Vaz a limogé le Premier Ministre Domingos Simones Pereira après un an d’exercice. La crise, elle plus institutionnelle  que politique en ce que son essence est logée dans la nature du régime.  En Guinée Bissau, du fait du régime semi-présidentiel c’est  le  Premier ministre qui est  le véritable homme fort du pays. Une guerre de leadership larvée au sein du parti au pouvoir avait vite fait de voir le jour. Le Président refuse de subir la popularité grandissante de son Premier Ministre. C’est bien un jeu de go à la chinoise avec comme champ d’illustration  Mitterrand et Michel Rocard.  C’est d’ailleurs au cœur de cette incompréhension  qu’une voie est apparue , celle de  AgneloRegala, président de l’Union pour le changement (UM) et ancien ministre de la Communication qui trouve la genèse de la crise dans le limogeage  de DomingosSimões Pereira et de Carlos Correa.
A l’Assemblée Nationale de la Guinée, quinze députés fragilisent la majorité en s’écartant de la ligne directrice du  PAIGC. Réaction automatique du Président : l’exclusion et la destitution. La Cour Suprême du pays a décidé de réintégrer au parlement les députés frondeurs. La minorité parlementaire au sein de la majorité , une fois de retour rend la monnaie au Président de la République Vaz en réduisant la majorité écrasante du PAIGC . Ainsi le parti majoritaire  qui disposait  théoriquement de 57 sièges sur 102 est réduit à 42 alors que la principale force d’opposition, le Parti de la rénovation sociale (PRS) détient 41. La minorité au sein de la majorité devient maîtresse du jeu politique ; lequel s’appuie sur la  Constitution bissau-guinéenne, selon laquelle c’est au parti vainqueur des élections législatives – soit le PAIGC – de proposer le nom du Premier ministre, que le président doit ensuite accepter et désigner. Le PAIGC, le parti au pouvoir en vertu de ses dispositions statutaires et règlementaires a fait du Chef du Parti, la clé de voûte de la primature. DomingosSimões Pereira est encore juridiquement débout pour contrer le Président Vaz. Les responsables des cultes catholiques et musulmans ont tenté en vain de réconcilier la majorité présidentielle avec elle.  En somme le pays a été pris en otage par la crise au sein de la majorité présidentielle.

II. Ouvrir la voie de la stabilité durable

Le sommet de la Cedeao pourrait être le point de départ de  la sortie de crise dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest marqué  par des coups d’Etat et des violences politiques de toutes sortes. Le communiqué final des « Médecins » de la Guinée Bissau  donne une lueur d’espoir. Si le Président OlusegunObasanjo avait commencé à désespérer, il convient d’oser croire que le bout du tunnel est trouvé.

Les accords de Conakry de 2016 avaient prévu la nomination d’un  Premier ministre de consensus. La chirurgie des soins intensifs a consisté  à imposer des sanctions  à plusieurs hommes politiques  bissau-guinéens. L’offensive diplomatique oust-africaine a donné des fruits. On peut créditer le compte de la Cedeaod’une si belle performance. En effet, le  11 avril 2018, une délégation ministérielle sous-régionale a été composée pour le suivi de  l’accord de Conakry. La délégation est constituée de  Robert Dussey ,  Jean-Claude Brou qui est le Président de la Commission de la CEDEAO, de deNaby Youssouf Kiridi Bangoura , le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence guinéenne, et représentant de médiateur de la CEDEAO pour la Guinée-Bissau, le Prof .Alpha Condé.

Il reste à savoir si la maturité de la classe politique de la Guinée-Bissau est à la hauteur de l’estime que lui portent les éditorialistes africains.  Car la crise politique actuelle en Guinée-Bissau fait douter   les investisseurs  internationaux du pays, qui avaient promis en mars 2015 plus d’un milliard d’euros pour la relance économique du pays.

HERBERT  DE SAINT TAUYE HOUNGNIBO
EDITORIALISTE
 DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES
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Crise de cybercriminalité entre le Bénin et le Togo : Un manquement au devoir diplomatique bilatéral

Aurelien-Agenonci-et-robert-dussey

Depuis quelques jours, les nouveaux médias des deux pays font état d’une rocambolesque affaire de vindicte populaire au sujet de jeunes gens soupçonnés de cybercriminalité  à travers l’accoutrement : pantalon jean descendu au niveau des fesses avec un ordinateur portatif. De quoi parle-t-on ? De cybercriminalité. A titre de définition, la cybercriminalité est un concept  qui pourrait rassembler  plusieurs infractions ayant pour cadre un espace virtuel tel qu'un réseau informatique, au moyen d'outils informatiques.

Le  terme est longtemps attaché  à  l’arnaque des Nigérians.  Mais de nos jours, avec l’internet le phénomène s’est perfectionné.

Au Bénin, la rumeur se fait fantaisiste et les réseaux sociaux multiplient les images de très faible authenticité de scènes macabres d’individus soupçonnés de cybercriminalité et  calcinés par le feu de population en colère. A Cotonou, il se dit que les victimes du tribunal de la vindicte populaire des  feux  seraient de nationalité béninoise. Le démenti formel du Directeur Général de la Police Républicaine du Bénin, sur une télévision de la place ce dimanche 08 avril 2018 ne saurait occulter un manquement au devoir diplomatique bilatéral (1)des deux (02) pays qui aurait pu par l’entremise des ministres des affaires étrangères dégonfler la crise  en temps réel (2)

1. Un manquement au devoir diplomatique bilatéral

Voilà bientôt plus d’une semaine que la rumeur s’enfle, que les nouvelles plates-formes de communication font état de choses graves sur les droits humains dans le Togo voisin. Que cela soit avéré ou non, il y a comme une obligation non assumée  d’informer les béninois de ce qui se passe au Togo. Ce n’est pas le rôle d’un policier fut-il républicain comme le Directeur Général de la  Police Républicaine du Bénin. C’est le travail du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération. Encore qu’il s’agit d’informer et d’apaiser les populations, en fait les mêmes de part et d’autre des frontières artificielles.  Les reproches sont aussi valables pour le Togo et sa diplomatie. Ni le Bénin ni le Togo n’ont  pris la mesure de la rumeur sur les droits humains. Et pourtant, les deux pays  appartiennent au Conseil de l’Entente, à l’Uemoa, à la Cedeao. C’est une faute. Et pour cause. Le texte capital  qui régit les appréhensions se rapportant aux devoirs diplomatiques  reste   la Convention de Vienne de 1961.

On ne dira jamais assez, la  fonction principale  de l’agent diplomatique est de représenter l’État qui l’accrédite. Il est le porte-parole de son gouvernement. Il doit aussi protéger dans l’État accréditaire les intérêts de l’État accréditant et ceux des ressortissants de cet État sur le territoire étranger en exerçant ce qu’on appelle la protection diplomatique. Son devoir consiste donc à négocier avec l’État accréditaire et à informer l’État accréditant sur la situation économique, politique et sociale de l’État accréditaire et sur l’opinion de ce dernier quant aux principaux problèmes internationaux. On parle de diplomate adhoc ou spécial. Comme on peut le constater, le devoir d’information  a été mis en berne. Ce qui fait qu’aucun son diplomatique officiel n’a été enregistré.  Et pourtant c’est un devoir.   Cette situation mérite bien d’être dégonflée aux moyens de mesures diplomatique. La diplomatie est la solution aux crisses inutiles et artificielles.

II. Dégonfler la crise en  temps réel.

Avant d’être un problème diplomatique, la crise de vindicte populaire liée à la traque de présumés cybercrimels venant du Bénin est un problème de droits humains. De ce fait, il appartient à la justice du pays sur le territoire duquel, il y a eu de tels actes supposés d’ouvrir les enquêtes diligentes. Dans le cas d’espèce, il appartient aux services compétents du TOGO d’apporter les informations fiables en la matière. Ne pas le faire de façon officielle, c’est manquer au devoir. Il eût fallu communiquer en temps réel pour ne pas faire le lit aux spécialistes des querelles et des fantasmes préjudiciables à la quiétude des populations du Bénin et du Togo.

Les missions diplomatiques se doivent de produire les informations fiables pour permettre aux ministres des affaires étrangères, de se concerter rapidement pour un point de presse conjoint dont le but est de clarifier, noter et apaiser. Ce ne sont pas des policiers qui vont faire le travail diplomatique.  Le mécanisme d’alerte précoce des crises est déjà l’orange. Il suffit de parcourir les articles et commentaires des groupes sociaux présents sur le net pour s’apercevoir des conséquences de la négligence diplomatiques. Les violences commencent par les mots et peuvent être contenus par les mots. En absence de mots, les maux s’expriment par des comportements  désobligeants. C’est pourquoi, un déplacement du Ministre des Affaires Etrangères du Bénin au Togo est nécessaire. Un point de presse conjoint entre les Ministres des Affaires Etrangères des deux pays, entourés des responsables de sécurité des deux Nations, est un début remarquable d’apaisement. Il n’est pas tard pour bien faire.


TAUYE DE SAINT HERBERT HOUNGNIBO.
EDITORIALISTE
EXPERT EN DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES
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