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Tour préliminaires coupe CAF : Énergie Fc qualifiée pour le tour suivant

football

(Les Buffles jouent Asec ce jour à Abidjan)
Énergie FC du Bénin a validé son billet pour les 16è de finale de la Coupe CAF.  En match retour du tour préliminaire en Guinée Conakry, l'équipe de Hafia a été tenue en échec (1-1) par Énergie. Pourtant, ce sont les locaux qui ont ouvert la marque par Aboubacar Camara (11è). Mais le capitaine de l'équipe béninoise Jean Marie Guerra a remis les pendules à l'heure dans les arrêts de jeu (1-1 , 90e + 1). Pour rappel, lors du match aller, les poulains de l'entraîneur Stanislas Akélé se sont imposés par 1-0 (1-2 au terme de cette double confrontation). Énergie valide ainsi son ticket pour le second tour et sera face à Enyimba du Nigeria pour les 16e de finales. Notons que ce mercredi, les Buffles FC jouent face à l'Asec d'Abidjan après avoir concédé un nul de 1-1.


A.F.S

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Echos des internationaux béninois : Fortunes diverses pour les footballeurs béninois

Stephane-Sessegnon

Certains internationaux béninois ont brillé par leur présence sur les pelouses européennes. D’autres ont été carrément absents sur la feuille de match alors que, d’autres ont été préféré aux bancs de touche.

90 mn pour Sessegnon : Genclerbirligi s’impose
 
En match de clôture de la 22e journée de Super Ligi turque, Genclerbirligi s’est largement imposé face Goztepe (3-0). Avec une présence remarquable en milieu de terrain de l’international et capitaine béninois Stéphane Sessegnon qui a largement contribué au succès des siens. Une victoire qui fait du bien puisque Genclerbirligi gagne une place, désormais 13e avec 25 points (-06).

Adénon absent : Amiens tenu en échec

La Ligue 1 en France a abordé le week-end écoulé, la 26e journée du Championnat. Dans ce cadre, le club d’Amiens du Béninois Abdul Khaled Adénon recevait son homologue de Toulouse. Une rencontre stérile en but, car n’a connu ni vainqueur, ni vaincu (0-0). Le défenseur béninois n’a disputé la moindre minute, car n’étant pas sur la feuille de match. Un nul qui renvoie Amiens dans les profondeurs du classement, désormais 18e avec 26 points (-08).

90 minutes pour Koundé : Bordeaux battu en déplacement
 
Sur une bonne lancée, le Franco-béninois Jules Koundé a encore été crédité de 90 minutes de jeu face à l’Olympique de Marseille. Même s’il n’a pas scoré comme ce fut le cas lors de la 25e journée, il a montré qu’il progresse au fil des matches. Malheureusement, son équipe de Bordeaux a perdu sur la plus petite des marques (1-0). Au terme de ce 26e acte de Ligue 1 en France, Bordeaux est 8e au classement avec 35 points (-03).

Farnolle sur le banc : Yeni Malatyaspor tient le nul en déplacement

Pour le compte du 22e chapitre de Super Ligi en Turquie, Yeni Malatyaspor s’est déplacé sur le terrain de Bursaspor. Au terme du match, c’est le score nul et vierge (0-0) qui a départagé les deux équipes. Le gardien de but béninois de Yeni Malatyaspor a été préféré au banc de touche par son coach. Yeni Malatyaspor est 10e au classement avec 28 points (-04).

Adéoti présent : Auxerre victorieux en terre adverse
 
En déplacement sur le terrain de Lorient Fc, pour le compte de la 26e journée de Domino’s Ligue 2 en France, l’Aj Auxerre a surpris les locaux sur leurs installations (1-3). Un match qui a connu la présence du milieu de terrain béninois Jordan Adéoti, qui a d’ailleurs disputé l’intégralité de la rencontre avec une bonne présence en milieu de terrain. Un succès qui propulse Auxerre à la 11e position du classement général avec 34 points (-01).

77 mn pour Djigla , Kiki absent : Brest empoche les trois points

On s’attendait à un duel entre David Kiki et David Djigla. Mais ce duel bénino-béninois n’a pu avoir lieu à cause de l’absence du joueur brestois David Kiki qui n’a pas été aligné par son entraineur. A l’opposé, l’ailier béninois David Djigla a disputé 77 minutes de jeu avant de céder sa place à son coéquipier. Mais Niort a été battu par Brest (2-0) au terme du match. Brest est 10e au classement avec 41 points (+07) alors que Niort est 15e avec 29 points (-10).

Réalisation : Abdul Fataï SANNI

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Instrumentalisation du Parlement et de la Justice : La méthode Macky Sall

Macky-Sall

Comment parvenir à éliminer les concurrents politiques d’une compétition électorale en vue d’être le vainqueur sans périr afin de triompher sans gloire ? Pour le savoir il faut aller au Sénégal au pays de Macky Sall (Photo), le nouveau maître du jeu politique sénégalais. Le procès du député maire Khalifa Ababacar  Sall donne bien l’occasion de s’interroger sur la vassalisation du parlement du Sénégal  (I) qui  vient d’être requinqué par un arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO (II).

I. UNE VASSALISATION DU PARLEMENT.

Le maire de Dakar, Khalifa Sall est en prison depuis mars 2017. Il est soupçonné  de détournements de deniers publics. Coup de tonnerre ce samedi 25 novembre 2018 à l’Assemblée Nationale du Sénégal. La majorité  qualifiée des députés a livré à la justice leur collègue par la levée de son immunité parlementaire. Emprisonné depuis mars et élu en prison,  la star politique de Médina est livrée en pâture à la justice par 125 députés contre 27 résistants . Le rapport de la commission parlementaire qui a recommandé la levée de l’immunité parlementaire  est passée comme un email  en un clic.   Khalifa  Sall, le maire de Dakar  est  considéré comme le seul candidat sérieux capable de faire douter  dans les urnes Macky Sall, le Président en exercice  pour la présidentielle de l’année prochaine 2019. Précisons que si les deux personnalités ont en commun le nom Sall, ils n’ont aucun lien de parenté.

Le berger  du troupeau peut se frotter les mains, la majorité mécanique a suivi la direction du bâton.

Rappel des  faits. Khalifa Sall est  soupçonné de  « détournement de fonds publics ». Khalifa devra répondre de dépenses « non justifiées » de plus de 17 milliards  prélevés pendant plusieurs années, selon un audit, dans les caisses de la mairie de Dakar. L’intéressé conteste les faits.  De toute ressemblance, le statut politique de Khalifa Sall n’arrange pas les choses. Et la méthode Macky Sall  manque d’humanisme.  Le député maire de Dakar est un dissident du Parti Socialiste. Ce parti  est  au cœur de la coalition au pouvoir.  La méthode Macky Sall c’est le refus de la contradiction et le mépris des règles consacrées par la constitution du Sénégal.  Ainsi, par exemple, Khalifa Sall n’a pas été écouté  par la commission parlementaire chargée de connaître de la levée de  son immunité parlementaire. La méthode  Macky Sall n’est sans conséquence sur l’issue du procès au niveau local. Les regards de sa défense sont tournés vers la Cour de Justice la de la CEDEAO

II. LE VERDICT DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO

 30 janvier 2018. Les avocats de l’Etat et ceux de Khalifa Sall ont plaidé à Abuja sur la question de l’immunité de Khalifa  Sall et son droit au procès équitable.  La horde d’avocats de Khalifa Sall  conduite par Me Seydou Gueye  considère que les droits du député maire ne sont pas respectés. Pire,  l’enquête a été menée avec légèreté.  En tout cas, pas dans les règles du droit.  Que valent les tribunaux communautaires quand on sait que les Etats ne respectent pas leurs signatures et ont peu d’égard  vis-à-vis des juges communautaires ? On peut bien l’apercevoir dans le ton péremptoire de Me Baboubacar Cissé , avocat de l’Etat Sénégalais : «Même si ces procédures sont engagées au niveau de la Cédéao, elles n'ont aucune incidence sur le déroulement du procès ! ». Le plan Macky Sall est donc en marche.

Dans le ciel silencieux de Dakar, pendant que les nuages sont immobiles, Abuja siffle.  Le verdict tant attendu est donc tombé au moment où nous mettons sous presse. La Cour de justice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rejeté la demande de Khalifa Ababacar Sall.  L’affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar devient de plus en plus une monstruosité juridico-politique. Il est pourtant nécessaire d’en savoir sur la  composition de la Cour de Justice de la  CEDEAO.

La Cour de Justice de la  CEDEAO   est composée de sept (07) juges nommés par la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement. Les postulants doivent être de haute valeur morale, ressortissants des États membres, possédant les qualifications requises pour occuper des fonctions juridictionnelles à la Cour Suprême ou dans une juridiction  de même rang, ou qui sont des jurisconsultes de compétence notoire en matière de droit international, notamment en droit communautaire ou droit d’intégration régionale. Les  juges à la Cour de justice totalisent  au moins vingt (20) ans d’expériences. Les juges  en question, sont sélectionnés par le Conseil Judiciaire de la Communauté composé des Présidents des Cours suprêmes nationales des États membres.  Faut-il les mettre au-dessus de tout soupçon parce que les  statuts de la Cour de Justice exigent que les juges de cette juridiction  prêtent  avant leur entrée en fonction  le serment que voici: « Je jure d’exercer mes fonctions de membre de la Cour honorablement, fidèlement, impartialement » ?

On peut toujours explorer la belle espérance de  Gilbert Guillaume, dans son exhortation : « la justice nationale, comme la justice internationale, ne saurait remplir efficacement ses fonctions que si elle jouit de l’indépendance nécessaire et bénéficie de ce  fait de la confiance des justiciables ». Comme pour calmer les angoisses, Gilbert Guillaume  poursuit : «  cette indépendance (…) doit aussi régner dans les esprits et dans les cœurs et le juge doit constamment veiller à écarter les préjugés et à bannir les passions ».

Ces aspects déontologiques  applicables au juge national le sont aussi pour le juge communautaire.  En effet, le système judiciaire  dans son ensemble, singulièrement au sein de la CEDEAO est  aux ordres.  

Si  les fesses de la justice nationale sont  nues, il appartient à la justice communautaire de  lui porter un pagne pour donner un sens à l’intégration. Voilà pourquoi  le juge communautaire se doit d’affiner  ses principes dans la clarté et rendre, des décisions de nature à donner au droit communautaire ses lettres de noblesse.  A s’y méprendre, face au démantèlement des institutions, il n’aura que la rue pour faire le lit au Léviathan.

TAUYE DE SAINT HERBERT

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Au sujet de ‘’Tilaï’’, de Idrissa Ouédraogo : Un classique du cinéma africain

Tilai

Le cinéma africain, à travers le chef d’œuvre historique Tilaï du Burkinabè Idrissa Ouédraogo réalisé en 1990, porte les griffes d’une sentence ferme prononcée sur des fondements légalement coutumiers.

Tilaï est une histoire d’amour compliqué, de morale, de loi, de principes, d’honneur et de courage. La femme qui commet l’adultère n’a pas sa place dans la société africaine traditionnelle. Ce principe est encore plus sévèrement puni quand il s’agit de l’inceste. Toute l’histoire de Tilaï se situe là. Une histoire purement africaine et qui dépasse les seules frontières du Burkina Faso où il a été réalisé. Toute l’Afrique est concernée par cette histoire et même le principe serait universel ! Avec ses thématiques variées, l’histoire de Tilaï reste l’une des plus touchantes et mémorables du cinéma africain. Elle est racontée avec une certaine sobriété et simplicité du langage, portée par de belles images, des décors qui rapprochent l’histoire à son espace et à son époque.

Amour, jalousie, honneur, courage et tuerie sont autant de thèmes abordés dans ce long métrage de 81 minutes tourné en 35 mm et qui, depuis 1990, a eu le mérite de ne jamais ennuyer son public qui l’a toujours redemandé. Malgré son ancrage linguistique (réalisé en mooré, une langue nationale au Burkina Faso), l’œuvre, pleine de belles images expressives et de symbolismes métaphoriques, porte en elle le langage universel que peut comprendre tout spectateur. C’est le principe du beau cinéma.

Saga (joué par l’indomptable Rasmané Ouédraogo) qui avait quitté son village, n’y revient que deux ans plus tard. Au cours de son absence, son père a pris pour épouse sa fiancée. À son retour, se manifesta sa jalousie ; son amour pour l’ex-fiancée – la désormais femme de son père – est resté intact et réciproquement. Il commit l’adultère avec la femme de son père et tous deux tombèrent sous le coup de la loi. La sentence tombe : Saga doit être exécuté. D’une façon rhétorique bien choquante et pour la beauté de l’œuvre, Idrissa Ouédraogo fait choisir le frère de Saga pour exécuter la sentence.

Tuera-t-il vraiment son frère pour respecter les principes des coutumes ? Avant de trouver la réponse à cette interrogation, le père de la femme adultère doit sauver son honneur dans le village.

Idrissa raconte de belle manière une histoire africaine avec une thématique bien pointue et artistiquement bien ficelée. Une histoire classique dont la réalisation a tout du beau cinéma pour plaire à des générations et des générations. Les personnages venant de toutes les catégories de la société, le décor original d’un village africain et les plans éloignés montrant d’une vue d’ensemble, le village et son paysage ; ce sont autant d’éléments qui portent bien le langage et le succès de ce film. Le beau paysage sec et l’accoutrement des acteurs sont d’une façon métaphorique en accord avec l’histoire et la dureté ainsi que la tristesse de la sentence prononcée.

Couronné grand prix du jury au festival de Cannes en 1990, la même année de sa réalisation, ce film dramatique d’une durée modeste reste accrocheur et mémorable, partout où il est vu.

Projeté par le Cinéma Numérique Ambulant dans les villages africains, cette fiction a toujours été accueillie par les villages comme un documentaire réalisé sur leur quotidien. Même si les réalités ne sont plus typiquement les mêmes dans certaines contrées africaines, il n’en demeure pas moins évident que ses principes sont restés chers à ces villageois qui y accordent respect et vocation.

Tilaï reste l’un des grands films de l’histoire du cinéma et jusqu’à nos jours continue d’être en phase avec tout un public qui le voit pour la première fois. À chaque édition de Cannes, quand il s’agit de faire le bilan des performances des cinémas africains, Tilaï s’impose comme une loi inévitable.

Matin Libre

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Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa, le récit de sa prise de pouvoir

Cyril-Ramaphosa

Le nouveau chef de l’Etat sud-africain a été successivement syndicaliste, dauphin pressenti de Nelson Mandela, mais écarté, homme d’affaires à succès... Le retour sur le devant de la scène politique de cet ancien militant anti-apartheid est une belle histoire d’ambition de toute une vie enfin concrétisée.

Moins de deux mois après s’être fait élire, en décembre 2017, à la tête du Congrès national africain (ANC), le Sud-Africain Cyril Ramaphosa vient de prendre les rênes du pouvoir à Pretoria. Ce « fils préféré » que Nelson Mandela aurait aimé voir lui succéder, devient enfin le président de l’Afrique du Sud. Président intérimaire pour l’instant, en attendant les élections générales de 2019, qui verront peut-être ce sexagénaire s’imposer comme président tout court.

Une cinquantaine de jours ont suffi à cet habile négociateur pour convaincre le comité exécutif de son parti de la nécessité impérative de «  rappeler » son prédécesseur Jacob Zuma, empêtré dans des scandales de grande ampleur liés à des affaires de trafic d’influence, de pots-de-vin, voire de viol. Ces affaires de corruption à répétition impliquant le président Zuma ont terni l’image du parti auprès de la population sud-africaine et influé défavorablement sur les fortunes économiques du pays. Bien évidemment, le président sortant ne l’entendait pas de cette oreille. «  Je ne vois pas pourquoi je démissionnerai. Je n’ai rien fait de mal », a-t-il déclaré.

Avec Jacob Zuma refusant de démissionner, le psychodrame n’a pu être évité, mais le nouveau patron de l’ANC a pu compter sur la discipline traditionnelle de son parti pour pousser l’encombrant chef de l’Etat vers la sortie, sans avoir recours à la motion de censure au parlement qui aurait été humiliante pour le président et désastreux pour l’image du parti déjà passablement brouillée.
On connaît la suite…

« La victoire la plus serrée dans toute l’histoire du parti »

Depuis son élection à la présidence du parti, Cyril Ramaphosa tentait d’écourter le mandat de Jacob Zuma. La mandature de ce dernier allait théoriquement jusqu’aux législatives du printemps 2019 (ce sont les parlementaires qui élisent le président), mais le nouveau patron de l’ANC était convaincu que le maintien au pouvoir du président Zuma conduirait son mouvement à une cuisante défaite aux prochaines élections.

« Or, parvenir à un accord dans le parti au sujet de la démission du président Zuma n’allait pas de soi, compte tenu de l’élection quasi ric-rac de Cyril Ramaphosa en décembre dernier  », explique Georges Lory, ancien diplomate et spécialiste de l’Afrique du Sud. Le nouveau président a en effet remporté l’élection interne du 18 décembre avec une courte avance de seulement 179 voix contre sa rivale qui n’était autre que NkosazanaDlamini-Zuma, ex-épouse du président sortant et candidate soutenue par ce dernier. La victoire la plus serrée dans l’histoire du parti, ont commenté les journaux sud-africains au lendemain de l’annonce des résultats. Autrement dit, Jacob Zuma avait peut-être perdu la bataille, mais pas la guerre.

Le camp Zuma pouvait notamment compter sur le National ExecutiveCommittee (NEC), l’organe décisionnel suprême de l’ANC, qui vient d’être renouvelé en même temps que le président au congrès de Johannesburg de l’ANC. Selon Xolani Dube du think-tank Institute for Research and Development, sis à Durban, sur les 86 membres que compte le NEC, 45 avaient vraisemblablement voté pour la candidate malheureuse. «  Cette majorité pro-Zuma au sein du NEC renouvelé est une mauvaise nouvelle pour le nouveau patron du parti de Mandela, qui n’aura pas de marge de manœuvre pour mettre en place ses réformes  », déclarait l’analyste au lendemain du scrutin.

La situation apparaissait d’autant plus compliquée pour Cyril Ramaphosa que celui-ci, en axant sa campagne sur l’éradication de la corruption, avait suscité beaucoup d’espoirs parmi les électeurs traditionnels de l’ANC, que les frasques de Jacob Zuma ont détourné des urnes. «  Préserver l’unité du parti en s’assurant que le fossé entre les deux factions ne se creuse pas davantage, tout en envoyant des signaux encourageants à la société civile qui avait misé sur lui : tel est le dilemme auquel le nouveau président était confronté », soutient Victor Magnani, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI). D’où sans doute la perplexité qu’on pouvait lire dans la nuit du 18 décembre sur le visage du candidat Ramaphosa, à l’annonce des résultats du scrutin. « Seule la justice peut pousser le président Zuma à quitter ses fonctions avant terme », affirmait-on avec bravade dans l’entourage du président encore en place.

« L’intimidation, le charme et l’humour »

C’était oublier le charisme personnel et la capacité de persuasion dont Cyril Ramaphosa a fait preuve tout au long de sa longue carrière politique et dont il a encore amplement témoigné au cours des deux derniers mois. Avec succès, puisqu’on a même entendu sa rivale malheureuse Nkosazana Dlamini-Zuma déclarer qu’il était temps pour que Zuma quitte enfin la scène politique !

« Vu le peu de fracas que le départ du président Zuma a occasionné, ce n’est pas usurpé de dire que Ramaphosa tient aujourd’hui le parti », convient Victor Magnani. Et le chercheur de poursuivre : « Il a réussi cet exploit en rappelant aux députés de la majorité les résultats catastrophiques des municipales de 2016, qui ont vu le score global de l’ANC passer à 54% des suffrages exprimés, entraînant la perte du contrôle de villes symboliques comme Pretoria et Johannesburg au profit de l’opposition. Il a surtout martelé que si les députés ne se reprenaient pas en se mobilisant derrière lui, ils risquaient une claque historique aux élections générales de 2019 et la perte de la majorité absolue au Parlement. » Des arguments qui ont manifestement été entendus dans les rangs de la majorité.

Pour Georges Lory, ce consensus au sujet de la démission de Jacob Zuma que le chef de l’ANC a réussi à arracher aux députés tiraillés entre leurs fidélités au président sortant et leurs inquiétudes pour leur avenir, s’explique par la légitimité historique de Ramaphosa. « Personne n’a oublié, estime Lory, le rôle que l’homme a joué dans les années 1980 dans la mobilisation des mineurs sud-africains. Il a fondé le Syndicat national des mineurs (NUM), organisation puissante capable de négocier d’égal à égal avec les oligarques blancs qui possédaient les mines et faisaient la pluie et le beau temps dans le pays. La grande grève des mineurs de 1987 a marqué les esprits. Personne n’a oublié non plus le rôle central de Ramaphosa dans les négociations historiques entre l’ANC et le pouvoir blanc, qui ont jeté les bases du « compromis historique » pour le partage du pouvoir dans une Afrique du Sud démocratique. »

Lory se souvient des commentateurs sud-africains de l’époque qui estimaient que la direction donnée par Cyril Ramaphosa aux négociations pour la sortie de l’apartheid était tout à fait fondamentale. Ils les répartisssaient par conséquent en deux phases distinctes : une phase BC ou Before Cyril (avant l’entrée en scène de Cyril Ramaphosa) et une phase AC (après Cyril). Le jeu de mots renvoie  aux abréviations calendaires courantes en anglais : BC ou « Before Christ » (avant J.-C.) et AD (AnnoDomini ou l’année du Seigneur).

Les députés récalcitrants proches de la faction Zuma ont peut-être aussi été sensibles à la méthode Ramaphosa, si l’on en croit Anthony Butler, le biographe de ce dernier. Dans une édition récente du quotidien Daily Maverick, ce dernier évoquait « l’intimidation, le charme et l’humour » que combinait avec brio à la table de négociations celui qui était encore un jeune syndicaliste, pour faire passer les revendications des siens.

C’est encore Ramaphosa qui a lancé dans les années 1990, pendant la période de transition politique, l’idée du « consensus suffisant » afin d’accélérer les tractations chaotiques qu’il menait en tant que secrétaire général de l’ANC avec le pouvoir blanc et 19 autres partis politiques, tous engagés à imaginer un avenir commun pour les différentes communautés vivant en Afrique du Sud. Pour beaucoup d’observateurs contemporains, l’intelligence et l’inventivité de Cyril Ramaphosa dont la vie politique sud-africaine a régulièrement bénéficié ne sont pas étrangères au ralliement des députés de l’ANC dans leur majorité à ses appels à la moralisation du parti et à la préservation impérative de son unité.

« Une nouvelle ère »

Pour les partisans de Cyril Ramaphosa, l’attrait de ses propos réside aussi dans le retentissement extraordinaire qu’ont eu dans le monde des affaires son élection à la présidence du parti, puis son accession à la tête de l’Etat en remplacement de Jacob Zuma. Après son retrait de l’ANC en 1997, lorsque les caciques du parti lui ont préféré ThaboMbekipour succéder à Madiba (surnom clanique de Nelson Mandela), le futur chef de l’Etat s’est lancé dans les affaires et a fait fortune à la tête de sa holding Shanduka. Grâce à la politique du gouvernement pour la promotion des Noirs dans le monde des affaires, Shanduka a bénéficié de juteux contrats publics et a fait de son propriétaire l’un des 20 hommes les plus riches de l’Afrique du Sud, avec une fortune personnelle de 450 millions de dollars.

Cyril Ramaphosa est désormais considéré comme l’un des leurs par les capitalistes de l’Afrique du Sud. Ceux-ci ont applaudi des deux mains le volontarisme économique affiché par le nouveau chef de l’Etat, notamment en matière de lutte contre la corruption. « Nous allons nous attaquer à la corruption et à la capture de l’Etat », a-t-il répété à qui voulait l’entendre. Les marchés ont salué son accession à la présidence par une hausse de l’indice de la bourse de Johannesburg (+2,7%) et du rand, la devise nationale, à son plus haut niveau face au dollar depuis trois ans (11.65 rands pour 1 USD).

C’est auréolé des premières mesures prises sous son égide, limogeant deux responsables de l’entreprise publique d’électricité, Eskom, accusés de corruption, que Cyril Ramaphosa s’est rendu en janvier au Forum économique de Davos (Suisse) où il a annoncé que son pays était entré dans « une nouvelle ère ». Il y a rencontré des chefs d’Etats et les opérateurs économiques qui comptent dans le monde.

Après le climat politique délétère sous Jacob Zuma qui avait conduit les agences de notation financière à dégrader la note de l’Afrique du Sud, les propos responsables tenus par le nouveau chef de l’Etat sud-africain, prônant des réformes en profondeur de l’économie de son pays, ont rassuré les investisseurs étrangers, même si Ramaphosa s’est engagé à mettre en œuvre des transformations radicales inscrites au programme de l’ANC, notamment en matière de réformes foncières. Ceci est un sujet particulièrement sensible en Afrique du Sud où la majorité des terres est toujours aux mains de la minorité blanche. « Dans ces conditions, explique Victor Magnani, il est difficile pour le nouveau chef de l’Etat d’affirmer le contraire de la position officielle, mais chaque fois que le sujet est revenu sur le tapis, il a pris soin de qualifier sa position en ajoutant que l’expropriation des propriétaires terriens ne devrait pas déstabiliser la production agricole ou l’économie » « Ce qui revient à dire, ajoute le chercheur, qu’il est réaliste et qu’il n’ira peut-être pas plus loin que ce qui a été fait jusqu’ici dans ce domaine. »

Voici un réalisme pragmatique dans lequel se reconnaîtront sans doute les anciens présidents ThaboMbeki et Frederik de Klerk, qui ont assisté vendredi dernier au discours sur l’état de la nation qu’a prononcé leur successeur lointain à l’Union Buildings (équivalent de l’Elysée). Deux prédécesseurs éminents qui ont pratiqué à leur façon cette politique de « consensus suffisant  » dont Cyril Ramaphosa a fait l’alpha et l’oméga de sa gestion des crises. Avec un certain succès jusqu’ici, il faut le reconnaître.

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Championnats continentaux africains sur route : L’Érythrée s’empare de la médaille d’or

Championnats-continentaux-africains-sur-route

L’équipe nationale d’Érythrée a remporté le contre-la-montre par équipes des Championnats Continentaux d’Afrique sur une distance de 40 kilomètres.

Formée de Met kel Eyob, Saymon Musie et des deux professionnels de l’équipe « World Tour Dimension Data » Mekseb Debesay et Amanuel Ghebreigzabhier, l’Érythrée a dominé les Rwandais qui courraient sur leurs terres, de 17’’ et les Algériens de 46’’.
 « C’est une belle victoire pour nous, a déclaré Mekseb Debesay, on est habitué à ce titre qui récompense le travail de toute une équipe ». C’est en effet la huitième fois consécutive que les Érythréens remportent ce titre, seul le premier attribué en 2009 leur a échappé.
Chez les juniors, l’Érythrée a également décroché la médaille d’or dans la même épreuve du contre-la-montre par équipe, devant le Rwanda et la Namibie alors que l’Éthiopie s’est imposée chez les Élites femmes. Notons que les épreuves contre-la-montre se sont poursuivies, dans les catégories individuelles ce jeudi 15 février 2018 et ont été remportées par le coureur érythréen, Mekseb Debesay.


Voici les classements de la compétition

Hommes « Élites »

1. Érythrée
2. Rwanda (Jean Bosco Nsengimane – Joseph Areruya – Adrien Niyonshuti)
3. Algérie
4.Éthiopie
5. Maurice

Femmes « Élites »

1. Éthiopie
2. Érythrée
3. Rwanda (BeathaIngabire – Magnifique Manizabayo – Jacqueline Thuyisiumire)


M.M.

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Le devoir d’information de l'ambassadeur : Etude de cas du droit de réponse du diplomate équato-guinéen

Teodoro-Obiang-Nguema-Mbasogo

Miguel Oyono Ndong Minfumu, ambassadeur de la Guinée Equatoriale en France a adressé un droit de réponse au « Monde-Afrique » au sujet de la chronique d’Azza Boukhris intitulée « Guinée Equatoriale, Obiang en quête d’un successeur à sa botte ».  Problématique : Qui a qualité pour répondre à un journal de l’étranger  qui par ses écrits met en  cause le Président de la République ?  Le devoir d’information de l’ambassadeur (1) peut-il s’exercer sans risque de déboucher sur un incident diplomatique (2) ? Le droit de réponse de l’ambassadeur a un double intérêt  politique et diplomatique.

1.Le devoir d’information de l’ambassadeur

Les faits.   Le 12 février 2018, le site Mondafrique.com a publié une chronique sous la plume d’Azza Boukhris intitulée «  Guinée Equatoriale, Obiang en quête d'un successeur à sa botte ». La chronique  fait un parallèle, entre le  remaniement ministériel intervenu en Guinée Equatoriale courant février 2018 à la problématique de la succession du Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. L’ambassadeur Miguel Oyono Ndong Minfumu s’en offusque et dénonce  un relais du discours de l’opposition politique en Guinée Equatoriale. Il a regretté  que l’éditorialiste Azza  Boukhris n'ait pas pris la peine de recueillir la version des autorités de son pays.

«  Recueillir la version des autorités de son pays » ! Voilà qui relance la question de la qualité de l’auteur de la réplique.  Il est important de faire remarquer que l’ambassadeur est tenu d’être informé de ce qui se passe dans son pays d’accueil. Ce rôle d’information bien que délicat est différent de l’espionnage et du renseignement à des fins peu orthodoxes. Si la barrière  entre les termes ci-évoqués est mince, elle est tout de même une barrière. L’ambassadeur d’un pays a le devoir à travers son service de presse d’avoir le fichier de presse. Il s’informe pour mieux informer son pays. Le diplomate Equato-guinéen n’a pas manqué au devoir. Il l’a fait savoir : « J'ai pourtant pour habitude de répondre aux sollicitations des médias ». Cette habitude qui n’est rien d’autre qu’une obligation montre que Miguel Oyono Ndong Minfumu a pleinement conscience de ce que les médias et sa mission sont comme les dents et la langue ; la cohabitation est nécessaire. L’initiative  d’un droit de réponse ne se fait pas au hasard. On sait très souvent que l’émotion des politiques emporte souvent sur la sérénité requise pour circonscrire certains articles de presse. En effet, les politiques qui viennent par effraction dans le monde diplomatique ne perçoivent pas toujours la délicatesse des relations entre Presse et Diplomatie et enjoignent souvent aux titulaires des charges de répondre comme ferait un quidam éclaboussé par une flaque d’eau dans une rue. Loin de là, la réaction d’un ambassadeur est un long et difficile exercice de concentration et de concertation avec le chef de  la diplomatie qui a besoin de savoir ce qu’il faut dire et comment le dire. L’ambassadeur porte la réaction de son Etat et singulièrement celle de son chef. En la matière, il n’y a pas d’aventure solitaire sauf dans les pays désaxés, désarticulés où les ambassadeurs interviennent à temps et à contre temps sur tout et sur rien dans les foras et sur les réseaux sociaux.

2.    Le risque d’incident diplomatique

Le risque d’incident diplomatique est moins dans la forme que dans le fond. Les mots doivent être bien choisis pour qu’ils n’engendrent pas des maux. Le langage diplomatique est un art. Les mots belliqueux ne sont pas de mise. A moins d’une réquisition de mots par l’administration centrale pour des objets spécifiques. Ce qui est une exception. Sans le dire, l’ambassadeur Miguel Oyono Ndong Minfumu tente de faire croire que le chroniqueur est à la solde de l’opposition politique en Guinée Equatoriale. C’était un détail de trop. Chaque chroniqueur est libre de choisir son angle et te conclure sa démonstration. Le droit de réponse du diplomate aurait pu se limiter au paragraphe : « En réalité, la Guinée Equatoriale a organisé des élections législatives le 12 novembre 2017. Notre Constitution prévoit qu'après des élections législatives, un nouveau Parlement ainsi qu'un nouveau Gouvernement soient institués. C'est dans ce cadre constitutionnel, et uniquement dans ce cadre constitutionnel, que s'inscrit le remaniement gouvernemental de février 2018. ». La qualité n’est pas dans la longueur. La diplomatie contrairement à des idées reçues, ce n’est ni le bavardage ni  la sophistication. C’est de la parole tout court. La parole qui explique, justifie, exhorte et recommande. La conséquence de la violation de cette précaution est la réponse ciblée du Monde Afrique qui interpelle bien l’Etat équato-guinéen : « Mondafrique accepte bien volontiers de rencontrer l'ambassadeur de Guinée équatoriale afin notamment d'avoir des précisions sur le décès en détention de l'opposant Santiago Ebbe Ela, sur les réquisitions du procureur demandant la peine capitale pour 147 membres de l'opposition pour des motifs de "sédition, d'attentats à l'ordre public,  de désordres publics, de blessures graves et de dégâts", sur les faits reprochés au seul député de l'opposition. La récente déclaration de l'Union européenne s'inquiétant de la grave détérioration des droits de l'Homme ne semble pas, elle aussi, être une déclaration militante d'opposants au régime ».  La boîte de pandore est ouverte.

TAUYE DE SAINT HERBERT
EDITORIALISTE
EXPERT EN DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES

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Démission forcée de Jacob Zuma et Hailemariam Desalegn : Une vague géante de déparasitage de l’Etat en Afrique du Sud et en Ethiopie

Hailemariam-Desalegn

En moins de quarante-huit (48H) heures, Mercredi 14 février et Jeudi 15 février 2018, l’Afrique a enregistré deux démissions politiques importantes. Il s’agit du sulfureux  Jacob Zuma, Président de l’Afrique du Sud  et du  contesté Premier Ministre de l’Ethiopie, Hailemariam Desalegn. Cette épidémie de démission met en relief, la force du système partisan  dans un régime parlementaire (I) et augure une saison de déparasitage  de l’Etat (II) dans ces deux pays d’Afrique.

I. La force des partis dans un régime parlementaire

En Ethiopie, le premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn,  n’en pouvait plus. Contesté à l’intérieur  du Front démocratique révolutionnaire (EPRDF), le parti au pouvoir, la démission était quasi la meilleure  solution pour apaiser un peuple en courroux. Sa  gestion politique était des plus désastreuses.  L’héritage politique du leader historique,  Meles Zenawi disparu en 2012 est désormais en lambeaux. Comme le Président Jacob Zuma,  Hailemariam Desalegn, apris la mesure de la situation. C’est fort de cela qu’il s’est exprimé en démocrate de la nouvelle génération : «  les troubles et la crise politique ont causé des morts et provoqué des déplacements de population. ». C’est de la responsabilité. Comme Jacob Zuma qui résistait et se passait pour Héraclès, il a perçu sa démission comme l’alternative la plus pertinente pour ouvrir la voie des réformes qui pourraient établir une paix durable dans une démocratie de développement. Arrivé au pouvoir par  une ferveur populaire, Hailemariam Desalegn, en poste depuis 2012,  a été très aimé dès 2010.  Sa démission vient  après une répression sanglante  de plusieurs manifestations anti-gouvernementales  de 2015 à 2016 au bilan lourd de 940 morts, selon la Commission éthiopienne des droits de l’homme.

Jacob Zuma  a appris à ses dépens, que dans un régime parlementaire, le parti n’est  pas un jouet de Noël.  En tout cas, la désillusion a été  totale. En effet, le mardi 13 février 2018, le Congrès national africain (ANC) a décidé  de  le « révoquer ». Coup de théâtre, a cru à tort le président Jacob Zuma.  En l’état des statuts de l’ANC,le parti a le pouvoir réglementaire  de « révoquer » (« recall ») ses membres délégués à une fonction gouvernementale. Cela a été le cas pour Thabo Mbeki alors président en 2008. Le parti quand il est structuré, c’est sa position qui est le reflet des positions de ses représentants au parlement.

En Ethiopie comme en Afrique du Sud, le régime parlementaire est bicaméral, c'est-à-dire à deux chambres. Les représentants sont tenus par les orientations du parti politique qui reste, le principal animateur de la vie publique. Les délégués des partis qui s’écartent des directives républicaines  qui leur ont été dictées par leurs formations politiques courent le risque du déparasitage.

II. La saison  de déparasitage  de l’Etat.

En Ethiopie comme en Afrique du Sud, la question ethnique  est au cœur des alliances.  En Ethiopie, la question ethnique est comme un parasite qui tuera l’Etat.  La  lecture de la situation politique en Ethiopie permet de noter  un jeu de querelle ethnique.  Ainsi, le peuple « oromo », dénonce la domination sans partage de la minorité ethnique des « Tigréens » sur la vie économique et politique du pays. Les « Amharas » qui forment la deuxième ethnie d'Ethiopie, souvent opposées aux « Oromos » contestent aussi le pouvoir minoritaire des « Tigréens ».   Comme on peut le constater, partout en Afrique, les partis ont un élan ethnique dominant. En Afrique du Sud, depuis la fin de l’Apartheid, les partis ont eu une haute conscience  de la chose politique.  C’est  le Congrès National Africain qui essaie de s’illustrer en nettoyeur des écuries d’Augias. Qui tue par l’épée, périt par l’épée.  Jacob Zuma pour avoir été à la manœuvre pour le départ de Thabo Mbeki en 2008 ne devrait pas s’étonner de son malheur. A 75 ans, il  était  l’ennui de l’ANC dont l’image est dangereusement écornée par les scandales de corruption tentaculaire. Affaibli par une horde de problèmes moraux politiques et financiers, Jacob Zuma est désaxé et déboussolé.  En démissionnant mercredi 14 février 2018, Jacob Zuma  va maintenant répondre de ses actes.

Contraints à la démission, Jacob Zuma et Hailemariam Desalegnont rendu leur tablier  pour que grandissent leurs formations politiques. Le militant n’est rien, seul le parti est fort.

TAUYE DE SAINT HERBERT EDITORIALISTE
EXPERT EN DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES

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Tentatives de déstabilisation du Venezuela : Nicolas Maduro réaffirme la détermination du peuple

Alejandro-Orteja

L’Ambassade du Venezuela a accueilli hier, jeudi 15 février 2018, les professionnels des médias du Bénin, dans le cadre de la retransmission en directe de la Conférence de presse du Chef de l’État Vénézuélien. Nicolas Maduro s’est penché sur les sujets brulants de l’actualité dans son pays.

Le Chef de l’État vénézuélien, Nicolas Maduro se veut confiant dans l’avenir de son pays. Il se félicite de l’entrée triomphale dans la nouvelle année 2018. Une entrée marquée par le dynamisme et la maturité pour affronter l’avenir. Il a donc salué le courage du peuple Vénézuélien qui a su résister aux nombreuses attaques perpétrées contre le pays, l’année écoulée. A l’en croire 2017 fut une année de grandes victoires, notamment celles du 15 octobre et du 10 décembre, avec le gain de toutes les élections organisées a cours de l’année. Ce qui traduit l’adhésion du peuple vénézuélien à la politique du gouvernement. « C’est la victoire du peuple », a-t-il martelé, un peuple sûr de son avenir et de son destin. Pour Nicolas Maduro, 2018 marque la commémoration du 199ème anniversaire du Congrès constitutif, fondateur de la 3eRépublique et marqué par l’historique discours de Simon Bolivar, ayant tracé la voie de l’indépendance et de la  libération du joug colonial. 199 ans de luttes physiques et de mobilisation, dans la fierté. 2018 marque également à l’en croire, l’année de l’élection présidentielle au Venezuela. Tout en exhortant l’opposition de son pays à se structurer pour prendre une part active à la dite élection, il invite le peuple  à se rendre massivement aux urnes le 22 avril prochain, pour voter dans la paix. Le conférencier dénonce par ailleurs les menaces du nouveau régime des États-Unis d’Amérique contre la paix, la stabilité et la démocratie au Venezuela, en l’occurrence l’embargo des États-Unis sur le pétrole vénézuélien. Il appelle les peuples libres de l’Amérique et du monde, à rejeter fermement les agressions de l’administration impériale du Donald Trump et des pays dits de Lima en général, contre le Venezuela et à défendre le droit des peuples à la souveraineté, la démocratie et la paix. Nicolas Maduro fustige pour finir, l’attitude de la Colombie qui se fait ennemi du Venezuela en bloquant les ravitaillements en direction de son pays, créant ainsi une crise alimentaire artificielle. « Il n’y pas de crise humanitaire au Venezuela », a lancé le Leader. Une thèse confirmée d’ailleurs à l’en croire par l’expert indépendant des Nations Unies sur la promotion d’un ordre international démocratique et équitable, Alfred de Zayas qui a mis en garde contre l’utilisation du terme « crise humanitaire » pour intervenir au Venezuela pour renverser le gouvernement.
 
Thomas AZANMASSO

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