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Economie

Centre d'arbitrage, de médiation et de conciliation (Camec-Benin) : Des médiateurs béninois certifiés par l'Itc

commerce

Après une formation en ligne et d'importantes séances de travail, des médiateurs-conciliateurs, agrées près du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation du Bénin (Camec-Ccib) ont été conviés du 23 au 25 avril 2018 aux journées de réflexion et de formation à la médiation. Environ une vingtaine de médiateurs béninois ont été certifiés hier par International trade center (Itc) ou le Centre de commerce international. C'était dans les locaux de l'institution consulaire...
Partie intégrante du Projet d'appui à la compétitivité du commerce et à l'intégration régionale (Paccir) conduit par l'Uemoa, la présente formation à la médiation en matière de litiges commerciaux vise à améliorer les services de règlement de conflits afin de prévenir et de gérer efficacement les litiges entre les opérateurs économiques. Ainsi, trois jours durant, des médiateurs béninois ont renforcé leurs compétences aux côtés des évaluateurs de l'Itc. La représentante des évaluateurs de l'Itc a, au terme de la formation, dit toute sa satisfaction quant au niveau élevé de la formation et à l'assiduité des participants.  A l'en croire, il est impératif pour les médiateurs de poursuivre leur perfectionnement afin de faire rayonner la médiation commerciale au Bénin. A sa suite, la représentante des récipiendaires, Alice Sohouenou Codjia s'est acquittée d'un devoir de reconnaissance à l'endroit du Camec, l'Itc et l'Uemoa pour avoir initié cette formation qui leur a permis de s'approprier les différentes étapes du processus de règlement des litiges commerciaux.

Elle a, par ailleurs, rassuré que les compétences acquises seront mis au service de la communauté des affaires. Quant à la présidente des Centres africains d'arbitrage et de médiation, Boli Djibo Bintou, elle s'est dite convaincue que la médiation reste aujourd'hui un mode efficace de règlement de litiges commerciaux. Elle a, de ce fait, invité les médiateurs à travailler aux côtés du Camec pour relever les défis de la médiation commerciale. Prenant la parole, le secrétaire permanent du Camec, William Sourou a témoigné sa profonde gratitude aux partenaires ainsi qu'aux experts-évaluateurs pour l'accompagnement dont a bénéficié le Camec. «Cette session de certification vient renforcer les actions déjà déployées par le Camec, dans le cadre de sa mission d'accompagnement des opérateurs économiques pour le règlement des litiges commerciaux», a-t-il déclaré avant de souligner que le rôle du médiateur est d'aider les parties à élaborer par elles-mêmes, en toute connaissance de cause, une entente équitable qui respecte les besoins de chaque intervenant. La cérémonie de remise officielle de certificat aux médiateurs a mis fin à la formation.

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Supposé manque de compétences béninoises pour gérer le port : Pourquoi Patrice Talon a tort

Patrice-Talon

Le Bénin manquerait de compétences capables d’améliorer la compétitivité du Port autonome de Cotonou (Pac) selon  le Chef de l’Etat. Il  l’a même souligné dimanche dernier sur TV5 Afrique  et Radio France internationale (Rfi). C’est une lecture partiale de la réalité puisque Patrice Talon n’a jamais pu évaluer véritablement la capacité des Béninois dans le domaine des Ports.

Patrice Talon ne regrette pas d’avoir confié la gestion du Pac au Port d’Anvers. Pour lui, c’est l’une des meilleures mesures pouvant donner une nouvelle vie au poumon de l’économie nationale. Très sûr de sa lecture, le Chef de l’Etat a signé un contrat de gré à gré avec le partenaire belge présenté comme l’un des meilleurs en Europe. Or, il y a quelques années, le Port d’Anvers était considéré comme l’une des portes d’entrée de la drogue sur le vieux continent. Malgré cette évidence, les Belges contrôleront donc Cotonou durant plusieurs années. Ce sont eux qui devront sauver le Bénin selon le numéro 1 béninois qui n’a pas daigné organiser la compétition chez lui afin d’identifier des individus ou encore des sociétés ayant des qualités certaines. Le président Talon a ainsi royalement ignoré les nombreuses compétences qu’on peut sans doute compter dans le rang de ses partisans. Ses parents et amis ont été écartés. Le Chef de l’Etat n’a pas non plus jugé opportun de consulter les autres Béninois présents sur le territoire national ou faisant partie de la diaspora. La Rupture veut donc faire croire qu’il n’y a de profils béninois ou plus encore africains pouvant conduire une vraie révolution au Pac. C’est le choix unilatéral du Chef de l’Etat. Il ne faut se leurrer. Et ce choix n’a pas d’autre nom : le mépris. On a en effet comme impression que le régime nourrit un vrai dégoût pour les cadres béninois. Sur Tv5 Afrique et Rfi en tout cas, les cadres béninois ont été ridiculisés voire humiliés. Et ce n’est pas la première fois qu’on observe une telle scène au sommet de l’Etat. Au début de son mandat, l’ancien homme d’affaires Patrice Talon avait de retour d’une visite en France lancé : «Le Bénin est comme un désert de compétences». Une saillie qui a déclenché une levée de boucliers dans le rang des travailleurs. Une fois encore, l’intelligentsia béninoise est malmenée. Et les cadres béninois doivent pouvoir laver cet affront.

Mike MAHOUNA  

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Gestion des finances de l’Etat : Un autre conflit d’intérêt ?

Patrice Talon

Le Chef de l’Etat  était donc dans une relation d’affaires avec la Société de gestion et d’intermédiation du Bénin (Sgi-Bénin), une structure à laquelle fait recours l’Etat béninois pour des opérations financières. Le ministre d’Etat chargé du plan, Abdoulaye Bio Tchané l’a confirmé hier jeudi 12 avril 2018 au Parlement. Cette révélation fait penser aux légitimes suspicions que peuvent avoir les citoyens béninois.

Patrice Talon était, et reste peut-être encore, un actionnaire de la Sgi-Bénin. Les questions orales adressées par le député Guy Mitokpè au gouvernement ont permis d’en savoir davantage. Invité au Palais des Gouverneurs hier pour éclairer le peuple sur le sujet, le ministre Abdoulaye Bio Tchané a été clair. «  La Sgi-Bénin a été créée en 1996 sur l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin et des opérateurs économiques béninois dont M. Patrice Talon , a-t-il laissé entendre. « Il faut souligner que les actions détenues par M. Patrice Talon qui représentent  5% du capital de la Sgi ont été transférées à la Société de financement et de participation (Sfp) depuis 1999», a-t-il ajouté.  Ce qui était considéré comme une rumeur est désormais établi. Patrice Talon était bel et bien un actionnaire  de Sgi-Bénin. Il l’est peut-être toujours puisque ses actions ont été confiées à la Société de financement de participation (Sfp) qui reste le holding qui gère toutes ses affaires à en croire  l’hebdomadaire Jeune Afrique. Le président de la République a déclaré s’être séparé de ses affaires avant de prendre le pouvoir. Mais si théoriquement, il l’a fait, dans les faits, personne ne le croire. Beaucoup affirment que l’actuel locataire de la Marina s’occupe toujours de ses sociétés. Et si c’est le cas, les relations que l’Etat et la Sgi-Bénin entretiennent ces dernières années pourraient ne pas profiter aux contribuables. Patrice Talon, actionnaire de la Sgi-Bénin pourrait bien tirer profit de telles relations. Et quand on tient compte des réflexes d’hommes d’affaires du Chef de l’Etat, aucun analyste sérieux ne peut s’empêcher de remettre en cause la transparence devant caractériser de telles relations. Même si le président Patrice Talon avait fait engager l’Etat dans une relation  avec la Sgi-Bénin de bonne foi, son passé d’homme d’affaires fait peser des doutes sur la sincérité des opérations financières en cours. Ce n’est pas un crime pour un homme d’affaires de se lancer en politique. Seulement, tous ces petits gestes seront faits de suspicions. Les réponses fournies ce jeudi par le ministre d’Etat Abdoulaye  Bio Tchané  procèdent  certainement d’une volonté de mettre fin à une polémique. Mais les informations révélées ne sont pas de nature à rassurer les Béninois avertis.

Mike MAHOUNA        

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Dossier Fnm : Le juge relaxe Komi Koutché

komi-koutche

06 avril 2018 ! Double date historique pour le Président Patrice Talon que le Ministre d’Etat Komi Koutché. Les deux personnalités la retiendront l’un pour un souvenir amer, et l’autre pour la consécration de la foi de David contre le géant Goliath. C’est le tribunal de première instance de Cotonou qui donne flanc à une telle allégorie pour avoir vu un justiciable particulier au cabinet du juge d’instruction. Komi Koutché ne pouvait pas passer inaperçu avec sa taille de 1m 85 et reconnaissable par sa coiffure de raie. Quand il a monté les marches du tribunal, tous les demandeurs de casiers judiciaires ou autres pièces à légaliser, l’épient du regard. Certains  l’ont suivi jusqu’à l’entrée de cabinet du juge d’instruction avant de se faire éconduire.

Quand il entre au cabinet du juge d’instruction ce matin du vendredi  06 avril 2018, on peut noter quelques agitations frénétiques du côté du Parquet. En effet, c’est le Parquet notamment le Procureur de la République, le magistrat  Gilbert Ulrich Togbonon qui est à l’origine de la délivrance du mandat d'arrêt du Ministre d’Etat Komi Koutché. L’attente aura duré moins d’une  heure aussi bien pour les curieux que pour le parquet. Aux environs de 9h30, la silhouette massive de l’ancien Directeur Général du Fonds National de la Micro finance traverse le seuil de l’allée des juges d’instructions, les parquetiers  froncent les sourcils tandis que Komi Koutché lève son chapeau panama et passe la main gauche dans sa raie scintillante. Nous l’avions aussitôt approché en lui tendant le microphone de notre portable.  Il nous fixe du regard, sourit et accepte répondre à trois(03) questions au plus. Mais votre journal lui en a posé quatre.

Brève interview exclusive avec Komi Koutché "La justice est le dernier rempart de notre démocratie"

Monsieur le Ministre d’Etat Komi Koutché, vous vous êtes rendu enfin au cabinet du juge d’instruction ! Comment ça s’est passé ?

Je ne me suis pas rendu enfin Votre mot « enfin ! » cache sans doute une velléité. La raison de mon absence est de notoriété publique. J’ai fait le choix d’aller étudier au-delà de nos frontières pour pouvoir cerner davantage les outils qui appréhendent les défis du développement économique et financier. Le temps, le meilleur moment, c’est aujourd’hui, 06 avril  2018. Le juge m’a écouté conformément au code de procédure pénale dans le cadre de ma gestion sur la période de six (06) mois en 2013 du FNM.

Peut-on dire que vous êtes libre de vos mouvements ?

Comme vous le constatez. Le juge après avoir lu ce que l’accusation conduite par le Procureur de la République a mis à ma charge a ordonné que je sois libre de mes mouvements pour pouvoir vous parler par exemple ! Au cœur de notre code de  procédure pénale, la protection de l'innocent est en place de choix. J'exprime avec force  que les juges ont entre les mains l'avenir de la Nation. La justice est le dernier rempart de notre démocratie. La justice et le pouvoir politique, c'est une affaire de Roseau et de Chêne.  Oui ! Beaucoup de juges sont encore attachés d'une part à la présomption d'innocence et d’autre part à la liberté  qui est la règle et la détention l'exception.

Avez-vous le sentiment d’avoir été persécuté par le Président Patrice Talon par le biais du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Joseph Djogbénou qui a donné des instructions  au Procureur de la République, Gilbert Ulrich Togbonon ?

Le sentiment que j’ai, je vous le dis sincèrement c’est que j’ai une seule carte d’identité,  un seul passeport et une seule nationalité. Ce pays, il est le mien. (Il sourit)

Quel sentiment vous anime après cette décision du juge qui préfère vous poursuivre sans mandat ?

Un sentiment de foi en l'avenir. Au-delà de tout, cet exercice que je fais pour la première fois (Rassurez-vous, je n'ai jamais été encore entendu par un commissariat ou une brigade dans ma vie car je m'arrange pour ne rien faire pour mériter cela) me donne deux sentiments. Celui de la confiance en ce qu'il y a encore dans notre justice un de ses  pans qui demeure républicain, animé par des  gens attachés à leur serment.  De plus, je considère que je participe ainsi à un pas de plus vers la consolidation de notre démocratie.

Un mot pour conclure

Malgré cette liberté que le juge me donne, j'ai une pensée pour ceux qui, actuellement sont détenus ou poursuivis  dans cette affaire  dans la perspective  de la révélation de la vérité. Que Dieu soit leur réconfort. Une pensée également à tous ceux qui souffrent de près ou de loin de cette procédure. Le temps reste le meilleur allié de l'homme.
 Propos recueillis par

Jacques BOCO pour Matin Libre

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Port Autonome de Cotonou : La gestion catastrophique des navires emporte la Dg et le commandant

Huguette-Amoussou

Même si le relevé du Conseil des ministres d’hier, mercredi 28 mars 2018, n’en a pas fait cas, il y a bel et bien eu limogeage au Port autonome de Cotonou. La Directrice générale par intérim Huguette Amoussou et le commandant du Port ont été relevés de leurs fonctions. Il serait reproché au commandant du port l’imposition de certains frais qui ne sont perçus dans aucun port du monde, l’insécurité qui a pour conséquence la piraterie des navires qui sont en attente d’entrer au port de même que d’autres actes qui s’écartent de la vision du Chef de l’Etat de faire du Port de Cotonou un port compétitif. Le commandant suspendu donnerait la priorité à des navires qui n’en ont pas droit. La plupart des griefs qui ont occasionné ces limogeages sont en l’encontre du commandant. La Dg par intérim ne serait qu’une victime collatérale, étant donné que c’est elle qui, en sa qualité de Dg, pose sa signature sur les reçus des frais de trop institués par le commandant. Le colonel de la marine navale serait aussi actuellement sur la braise à cause de l’insécurité qui règne dans les eaux béninoises. Pour ses actes décriés, le limogeage du commandant du port est un soulagement pour nombre d’acteurs portuaires notamment les consignataires qui saluent cette décision du ministre de tutelle. Son remplaçant, le pilote Bernard Oussoukpèvi, est perçu par les acteurs portuaires comme l’homme de la situation, celui qui vous donne raison lorsque vous êtes dans vos droits. C’est l’actuel directeur de cabinet du ministre des infrastructures et des transports qui assure actuellement l’intérim de la direction générale du port jusqu’au 1er mai, date à laquelle le port d’Anvers va prendre le contrôle du Port autonome de Cotonou.

M.M

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Secteur financier : Sonibank lance ses activités à Cotonou

Sonibank

La Sonibank, leader de son secteur d’activités sur le marché nigérien, fait son premier pas à l’extérieur du Niger et s’installe au Bénin. C’est à travers sa succursale dont l’inauguration et le lancement des activités ont eu lieu vendredi 23 mars à Cotonou en présence de représentants du gouvernement béninois, de l’Ambassadrice du Niger au Bénin,Sandi Sahadi Abdou et d’invités du monde de l’économie et des finances.

Une représentation de la Société nigérienne de banque à Cotonou découle de la vision perspicace de pénétration des pays de la sous-région, et le souci d'externaliser l'expertise de cette banque, selon les mots du Directeur général de Sonibank-Bénin, Salissou Hamza.
« Banque de proximité qui allie relation humaine et science bancaire, la Sonibank est aussi une banque d’investissements qui accompagne les Petites et moyennes entreprise (Pme) et les Petites et moyenne industrie (Pmi) dans leur développement. Loin d’être une simple banque de dépôt, la Sonibank ambitionne d’être aux côtés de ses clients dans la réalisation de leurs projets et la concrétisation de leurs rêves. D’où d’ailleurs son slogan : Sonibank, l’alliée de votre réussite », a-t-il laissé entendre, présentant cette banque créée en 1990 au Niger. En s’installant au Bénin où l’environnement bancaire est dense,Sonibank entend marquer la différence par un service de qualité, ce que le Dg a qualifié de « service plus », avec des produits innovants. Et de citer, entre autres « la célérité dans le traitement des dossiers, la réponse rapide à toutes demandes exprimées, la simplification des procédures, la réactivité du personnel et sa disponibilité permanente. Le tout porté par un accueil et une convivialité propres à la culture d’entreprise chère à Sonibank ». Monsieur Hamza a ajouté que Sonibank fait partie des rares institutions financières à utiliser le logiciel Soprabanking connu mondialement pour sa grande modernité, sa fiabilité et sa flexibilité incomparable dans le traitement des données bancaires. Pour finir, il a exprimé sa gratitude à l’endroit du gouvernement qui a permis l’ouverture à Cotonou de cette banque. Les mêmes gratitudes du Directeur général ont été exprimées au Président du Conseil d'administration de la Sonibank, Moussa Haïtou, et de tous les partenaires de la banque.

« Sonibank-Bénin, pour être encore plus proche de sa clientèle, va étendre, dans les mois à venir, aussi bien le réseau de ses agences que celui de ses Guichets automatiques aux points stratégiques des villes béninoises afin de mieux répondre aux attentes des populations du Bénin », a conclu Salissou Hamza.

Fiche technique de la Sonibank

Forme juridique : Société anonyme
Capital social : 12 milliards de FCfa
Nombre d’agences : 15 dont 9 à Niamey, 5 à l’intérieur du Niger et 1 à Cotonou au Bénin
Adresse Cotonou :
-Centre Kodeih N) 9, rue du Gouverneur Bayol, Cotonou (Ganhi)
-Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 15h à 17h30 et le samedi de 9h à 11h30

Liste des actionnaires
- société tunisienne de banque (Stb)
-Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao)
-Banque ouest africaine de développement (Boad)
-Nigelec
-Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss)
-Société nigérienne des produits pétroliers (Sonidep)
-Privés nigériens

 

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Faciliter la libre circulation sur le Corridor Abidjan-Lagos : Borderless en caravane pour sensibiliser les acteurs

Borderless

Sous les auspices de la Commission de la Cedeao, l’Alliance Borderless a entamé depuis le 13 mars 2018 une caravane sur le corridor Abidjan-Lagos. Pendant 12 jours, une série d’activités à savoir des ateliers de sensibilisation des acteurs des secteurs privé et public, des ateliers d’échanges bilatéraux un atelier à Abidjan et à Lagos sont organisés sur tout long du corridor. Hier, lundi 19 mars 2018, c’était le tour de la frontière Bénin-Nigéria à Sèmè-Kraké d’accueillir l’atelier conjoint des agences frontalières sur la facilitation du commerce. Il a connu la participation des autorités béninoises et nigérianes, de même que des transporteurs, des commerçants des agents de la Police et de la Douane des deux pays.

En organisant cette mission, l’Alliance Borderless veut renforcer les capacités des fonctionnaires et parties prenantes aux frontières, recueillir des informations au plan national dans la mise en œuvre des accords de la Cedeao sur la libre circulation des personnes et des biens et sur la facilitation du commerce et des transports sur le corridor Abidjan-Lagos. Pour le secrétaire exécutif de l’Alliance Borderless, la caravane vise spécifiquement à sensibiliser les acteurs du commerce transfrontalier en vue de l’élimination des barrières qui l’entravent, échanger sur les difficultés entre les deux pays en matière d’échange, explorer des pistes pour accroître les échanges sur le corridor Abidjan-Lagos.

Dans son allocution, Hassan Bello, directeur général du Conseil national des chargeurs du Nigéria, structure partenaire de l’Alliance Borderless, a mis l’accent sur la protection des transports en coopération avec le port, poumon économique, la protection des investisseurs, la mise en place des informations afin de réduire les coûts et les protocoles. Tout en regrettant le niveau très bas des échanges, 8%, entre les pays africains, il dit espérer de cet atelier la mise en œuvre des stratégies pour la facilitation du transport des personnes et des biens sur le corridor.Son homologue du Bénin Bruno Kangni, Dg/Cncb a abondé dans le même sens. Pour lui, suivre les pratiques nuisibles à la fluidité du transport, les tracasseries routières en vue de leur élimination, contribue au développement du commerce transfrontalier. Cette initiative de Borderless qui vise à faire de la gestion optimale des corridors un vecteur essentiel de l’économie entre les pays de la sous-région, a-t-il souligné, est en parfaite symbiose avec les missions de la Cncb. Que ça soit l’ambassadeur du Nigéria près le Bénin, ou Victorin Honvo, directeur du cabinet du ministre des infrastructures et des transports, ils ont tous plaidé pour le retour des bonnes pratiques sur le corridor afin de faciliter les échanges entre le Bénin et le Nigéria.

Après quelques exposés, les échanges interactifs ont permis d’énumérer quelques entraves à la libre circulation sur le corridor Abidjan-Lagos qui regroupe la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigéria et représente 60 à 75% du commerce de la Cedeao.

Bertrand HOUANHO

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Dossier Fnm : Les clarifications de Canal Audit

FNM

Cotonou, le 07 mars 2018

DROIT DE REPONSE DE CANAL AUDIT A L’ARTICLE PARU LE 2 MARS 2018 SUR LE « DOSSIER FNM »

Dans les contes et légendes traditionnels de chez nous, le gros rat (appelé « atchou » en langue fon) a la réputation de gros voleur. Au tribunal des animaux où il est convoqué pour un gros vol qu’il a commis, à son arrivée dans la salle d’audience, il a reniflé l’atmosphère et a commencé à rechigner, c’est-à-dire à se plaindre manifestement de la mauvaise odeur ambiante, celle de la musaraigne qui était membre de la cour chargée de le juger.  En réponse, la cour lui a rétorqué qu’elle n’est pas constituée pour le procès d’une odeur, mais bien pour celui d’un gros vol, le sien.

CANAL AUDIT est un Cabinet de signature internationale qui exerce ses activités dans dix (10) pays. Pendant ses vingt (20) années d’existence (1998-2018), notre Cabinet n’a jamais connu le moindre discrédit de sa solide réputation auprès des Partenaires au développement (BANQUE MONDIALE, BAD/FAD, UE, BOAD, PNUD, FENU, FIDA, UNICEF, AFD, USAID, etc), des Gouvernements du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Congo et de Sao Tomé et Principe, et des clients auxquels il fournit ses prestations aussi bien au Bénin qu’à l’extérieur du Bénin. Nous sommes représentants au Bénin et au Togo du Réseau international RSM qui est le 6ème réseau d’audit dans le monde.

CANAL AUDIT fait beaucoup d’audits, mais ne connaît pas ce qu’on appelle « audit politique ». Nous vous déclarons que le travail que nous avons effectué au Fonds National de Microfinance (FNM) est un travail professionnel respectueux des règles et des normes de notre métier d’auditeur et que nous ne sommes pas des faiseurs de faux.
 
Sur l’affaire FNM qui est pendante devant le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, CANAL AUDIT et ses dirigeants n’ont aucune déclaration, ni aucun commentaire à faire. Mais pour ce qui concerne les atteintes à l’honorabilité du Cabinet et à celle de son Directeur-Associé, Monsieur Cosme GOUNDETE, qui est aussi le Président de l’Ordre des Experts-Comptables et Comptables Agréés du Bénin (OECCA-BENIN) et qui n’a jamais fait la politique, nous nous ferons le devoir de les laver par les voies judiciaires que les lois de notre pays nous offrent.

Pour le moment et sans interférer dans le cours de la justice sur l’affaire FNM, il sied, de notre part, de faire quelques précisions et de relever quelques contre-vérités contenues dans l’article publié et qui ne permettent pas de lui accorder le caractère d’article sérieux :

1.    Monsieur Alain AGNIKPE, notre Consultant pour le volet Microfinance de la mission d’audit du FNM, et son épouse, Directrice de l’association AssEF, ne sont pas des débiteurs du FNM comme affirmé gratuitement dans l’article sous rubrique. C’est l’AssEF qui doit et non le couple AGNIKPE ;

2.    L’AssEF n’est pas comprise dans notre échantillon d’étude, car comme l’ont prescrit les termes de référence et selon notre offre technique pour la mission, notre approche n’est pas exhaustive, mais sélective et fondée sur une démarche scientifique de sondage. Le mode de constitution de l’échantillon est raisonné en tenant compte des critères ci-après : (i) niveau d’endettement, (ii) âge du partenariat avec le FNM, (iii) concentration des décaissements FNM et (iv) concentration du portefeuille encours. Dans cette considération, 10 SFD sont sélectionnés parmi 43 en portefeuille selon les données fournies par le FNM. Ils concentrent à eux seuls 91% des créances en souffrance pour un taux de sondage de 23%. L’AssEF fait partie des 33 SFD partenaires non compris dans l’échantillon, soit 77% de l’effectif des SFD partenaires correspondant à 9% seulement des créances en souffrance. Le Consultant Alain AGNIKPE n’a participé ni à la rédaction de notre offre pour la mission, ni à l’échantillonnage au démarrage de la mission. Il n’y a donc pas, de notre part, une omission de l’AssEF comme présumée dans votre article ;

3.    Les normes internationales d’audit que les membres de l’OECCA-BENIN sont tenus d’appliquer depuis novembre 2011 sont les normes ISA de l’IAASB publiées par l’IFAC, la Fédération Internationale des Experts-Comptables, et reconnues familièrement dans notre profession sous l’appellation de « normes ISA de l’IFAC ». Chacune d’elles est soigneusement élaborée sur une période de 2 ans et demi à 5 ans avec le concours de l’ensemble des ordres d’experts-comptables membres de l’IFAC (125 pays), des grandes institutions internationales de financement du développement (Banque Mondiale, Union Européenne, FMI, etc), des grandes banques internationales, des Autorités de bourses internationales, des réseaux internationaux d’audit, des plus grandes universités, etc ;

4.    Ces normes requièrent de s’assurer de l’indépendance de nos consultants à l’égard des entités auditées, mais les mêmes normes prévoient également de tenir compte de la nature spécifique de ces entités, du contexte particulier et des spécificités de la mission ;

5.    Dans le cas du FNM, en donnant une garantie pour l’AssEF, M. AGNIKPE, qui a à son actif plus de vingt (20) années de pratique et d’expertise nationales et internationales de la microfinance, savait depuis la mise en place du crédit qu’en cas d’impayé, cette garantie, qui est une caution pour tiers, serait réalisée et que cela n’a rien d’extraordinaire. D’où vient alors cette folle idée de conflit d’intérêt découlant de la mobilisation d’une garantie hypothécaire, opération ordinaire et courante dans toutes les institutions de crédit ? Pourquoi veut-on faire passer l’ordinaire pour extraordinaire et le courant pour exceptionnel, pour faire croire coûte que coûte au conflit d’intérêt ?

6.    Cela reviendrait-il à postuler contre toute évidence que les personnels et les dirigeants des institutions de microfinance, des banques et des établissements financiers, qui empruntent de l’argent auprès de leur institution en fournissant des garanties immobilières, au Bénin comme dans le reste du monde, devraient démissionner de ces entités pour cause de conflit d’intérêt, eux qui sont d’ailleurs les mieux placés pour entraver la réalisation de ces garanties ?

L’intention de nuire à CANAL AUDIT, à ses dirigeants et à son Consultant est donc manifeste dans l’article publié dont les rédacteurs n’ont fait aucune enquête préalable ni auprès de CANAL AUDIT, ni auprès de l’OECCA-BENIN comme le prescrivent pourtant la déontologie et la réglementation de leur profession.

Nous nous posons enfin des questions sur les propos outrageants tenus dans cette parution, le curieux lien et l’amalgame qui y sont faits avec la fonction de Président de l’OECCA-BENIN qu’occupe M. Cosme GOUNDETE, d’autant plus que celui-ci n’est jamais intervenu au FNM en cette qualité et qu’au niveau de l’Ordre, l’année 2018 est une année électorale. Quelles anguilles électorales y a-t-il donc sous cette roche ?

Nous finirons ce droit de réponse par un rappel, celui de l’adage qui est la règle d’or de la profession de journaliste : quand on n’a pas fait l’enquête, il ne faut pas prendre la parole, et surtout pas en public.


LA DIRECTION DE CANAL AUDIT
L’ASSURANCE D’UN PROFESSIONNALISME INALTERABLE

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Non-paiement des prestataires depuis près d’un an : La Caa insolvable ?

caisse-autonome-damortissement

La Caisse autonome d’amortissement reste débitrice depuis plusieurs mois soit près d’un an envers les prestataires. Cela est davantage inquiétant s’agissant de ceux qui ont fourni des prestations dans le cadre de la mise en œuvre des projets et qui devront être payés sur la contrepartie financière de l’Etat béninois. C’est la croix et la bannière pour rentrer en possession de leurs sous. Toutes les démarches entreprises par ces prestataires sont demeurées jusque-là vaines alors que toutes les formalités administratives requises sont déjà remplies. Des dossiers seraient-ils classés sans suite à la Caisse autonome d’amortissement ? Après l’affaire d’annulation de prêt de 114, 76 milliards de la part de la Banque Islamique de Développement (BID) et qui a d’ailleurs entrainé le limogeage du Directeur général ainsi que la suspension de plusieurs cadres, la Caisse autonome d’amortissement (Caa) se trouve à nouveau au cœur de la polémique. En effet, il est reproché à cette structure sous tutelle du ministère de l’économie et des finances, une grave légèreté dans la gestion des dossiers comme celui relatif au paiement des prestataires. Qu’est-ce qui bloque depuis de longs mois, le paiement des prestataires ? De sources proches de l’administration de la Caa, ce retard dans le paiement se justifierait par le fait que le ministre de l’économie et des finances manquerait de disponibilité pour apposer sa signature et donner son quitus pour le décaissement des fonds. Mais est-ce en sa qualité du président du Conseil de gérance de la structure ? A en croire la même source, le Directeur général par intérim n’aurait pas le pouvoir d’autoriser le paiement des prestataires et seul le ministre serait habileté à le faire. Lorsqu’on sait que l’autorité ministérielle fait souvent partie de presque toutes les délégations qui accompagnent le Chef de l’Etat dans ses voyages, il y a bien raison pour que les prestataires s’inquiètent et lèvent le ton. Car, faut-il le souligner, ces derniers auraient également contracté des prêts pour fournir ces prestations à l’Etat béninois et de ce fait, ont également des engagements à honorer vis-à-vis des institutions bancaires. Cela n’a aucun sens, fera savoir un cadre de la Caa qui estime que le Directeur général est la personne habileté à autoriser le paiement des prestations. Il s’agit donc d’une raison banale et pas du tout convaincante. A quoi joue alors l’équipe dirigeante de la Caisse autonome d’amortissement ? La Caa serait, sans doute, en train de faillir à sa mission de gestion de la dette publique. La Caa étant censée se trouver en amont et en aval du processus de l’endettement, c’est-à-dire de la recherche du financement jusqu’à l’amortissement de la dette, on ne saurait comprendre alors pourquoi elle traine encore des dettes vis-à-vis des prestataires. Chose curieuse, c’est qu’il s’agit dans ce cas précis des prestations fournies dans le cadre des projets cofinancés par des Partenaires techniques et financiers et l’Etat béninois. Etant donné que généralement, les fonds destinés à la mise en œuvre des projets sont libérés par les parties bien avant la phase active, il importe de s’interroger sur les vraies raisons de ce blocage. Le plus important et l’idéal d’ailleurs serait que le ministre des finances, Romuald Wadagni tape du poing sur  la table pour arrêter la pagaille au sein de cette structure sous-tutelle qu’est la Caisse autonome d’amortissement.

M.M

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