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Economie

Coopération Bénin-Banque mondiale : 482 millions de dollars pour financer le développement

Pierre-Laporte-et-Bio-Tchane

La coopération entre la Banque mondiale et le Bénin se renforce davantage. L’institution financière prévoit d'accorder au pays, un appui financier de 482 millions de dollars au cours de la période de 2018 à 2023. C’est ce qu’a annoncé mardi 13 février à Cotonou, le directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Bénin, Pierre Laporte. Selon ses propos, cette enveloppe servira à appuyer la politique de développement du pays.

La Banque mondiale est désormais et plus que jamais engagée aux côtés du gouvernement béninois pour la mise en œuvre de son programme d’actions. Son directeur des opérations a annoncé mardi 13 février 2018, l’octroi d’une enveloppe financière de 482 millions de dollars en faveur du Bénin. Selon les propos du directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Bénin, Pierre Laporte, ce montant qui porte sur la période allant de 2018 à 2023, est destiné à appuyer la mise en œuvre de la politique de développement du pays. Pour cette opération, les secteurs ciblés sont déjà connus. Intervenant lors des discussions portant sur les orientations du nouveau cadre de partenariat devant lier le Bénin et le Groupe de la Banque mondiale pour le prochain quinquennat, Pierre Laporte a fait un exposé des grands axes stratégiques de coopération retenus pour la période ciblée entre le Bénin et l'institution financière mondiale. La nouvelle stratégie que propose le Groupe de la Banque mondiale a pour objectif d’aider le Bénin à réaliser ses objectifs de développement tels qu’énoncés par le Pag, en mettant l’accent sur une utilisation plus efficace de ses ressources humaines et naturelles, ainsi que de ses avantages géographiques de manière durable et inclusive. Elle s’articule autour de trois axes stratégiques, à savoir la promotion d’une transformation structurelle pour renforcer la compétitivité et la productivité, le renforcement du capital humain et le renforcement de la résilience et la réduction des vulnérabilités liées au climat.

Encore plus engagée pour le développement du Bénin

Le directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Bénin, Pierre Laporte, a également annoncé outre les 482 millions de dollars, la mobilisation par la Banque mondiale, des ressources supplémentaires à travers le fonds de la facilité de financement à l'échelle, pour accroître les financements des nouvelles opérations qui seront retenues dans ce nouveau cadre de partenariat. Celui-ci permettra au Bénin de réaliser ses objectifs de développement tels qu'énoncés dans le Programme d'actions du gouvernement (Pag), en se concentrant beaucoup plus sur une utilisation plus efficace de ses ressources humaines et naturelles, ainsi que de ses avantages géographiques de ''manière durable et inclusive''. Selon Pierre Laporte, des efforts seront fournis de manière accélérée en vue de la présentation du programme au Conseil d'administration de la Banque mondiale en mai 2018. En annonçant ces axes, « l'idée est de recueillir vos remarques et contributions sur ce projet de stratégie, pour faire en sorte que les projets et programmes qui seront retenus pour les cinq prochaines années puissent répondre de façon concrète aux principaux besoins des populations et aux grands objectifs que vous avez pour réduire la pauvreté au Bénin », a souligné le responsable de la Banque mondiale. Et pour répondre efficacement aux attentes de la Banque, les autorités béninoises ont insisté sur les questions urgentes, de la pauvreté, de la croissance et de l'emploi. « Les orientations que nous retiendrons à la fin de cette séance permettront à la Banque mondiale de finaliser les différents axes stratégiques dont l'opérationnalisation permettra de relever les défis majeurs liés à l'éradication de la pauvreté, à la croissance inclusive et génératrice d'emplois décents et à la transformation structurelle de l'économie de notre pays », a laissé entendre Abdoulaye Bio Tchané, ministre d'Etat béninois, en charge du plan et du développement. Notons que les axes de coopération entre le Bénin et la Banque mondiale portent sur les secteurs, du développement urbain, du développement local, de l'environnement, de la télécommunication, de l'emploi des jeunes, de la santé nutrition, du renforcement des capacités, de l'énergie, de l'accès à l'eau potable et les transports.

D’après les archives de la Banque mondiale

Thomas AZANMASSO

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Gestion déléguée du Port de Cotonou : Pourquoi cache-t-on le contrat aux syndicats ?

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(Les indicateurs de performance non définis avant la signature du contrat)
Qu’en est-t-il du contenu du contrat signé entre le gouvernement béninois et le Port of Antwerp International (PAI) pour la gestion déléguée du Port autonome de Cotonou ? Que gagne le Bénin dans cette option du régime de la Rupture ? Quelle est la contrepartie financière qui revient de droit à la partie belge ? Quelles sont les performances attendues au bout des dix ans que durera le contrat ? Autant de questions auxquelles il ne faudra pas compter sur le personnel ou encore les syndicats de la plateforme portuaire pour vous apporter des éléments de réponse. Ceci, malgré qu’ils soient les principaux acteurs de mise en œuvre des clauses dudit contrat de gestion. Et pour cause, ni les responsables syndicaux ni les travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou ne savent même pas jusqu’à ce jour, mardi 20 février 2018, la couleur de la couverture du Contrat en question…

Pas question de fouiner longtemps pour se rendre à l’évidence que le gouvernement de la Rupture n’a certainement pas voulu faire les choses dans la transparence. En tout cas, si les responsables syndicaux ou encore les travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou ignorent jusqu’à présent tout du contenu du contrat liant le gouvernement de la Rupture au Port of Antwerp international, il n’y a point de doute qu’il y ait quelque chose qui cloche. Signé pourtant depuis le 08 janvier 2018 soit plus d’un mois déjà, ce contrat n’a, pointété dévoilé aux acteurs portuaires encore moins au public. Tout est malheureusement encore flou dans les esprits des travailleurs. Pourquoi le gouvernement cache-t-il alors ce contrat aux travailleurs et syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou ? Que craint le gouvernement de la Rupture ? Y a-t-il dans ce contrat des indices qui révèleraient au grand jour, les vraies intentions du Chef de l’Etat à travers cette gestion déléguée du Poumon de l’économie nationale ? En tout cas, la situation devient davantage inquiétante et les faits semblent désormais donner raison au Syntrapac et autres organisations syndicales qui ont si tant tempêté pour faire échec à la réforme et surtout exiger qu’ils soient associés au processus. Dommage ! Tout s’est passé à l’insu des travailleurs ainsi que leurs syndicats. Ceci, comme pour dire “vous n’êtes là que pour subir, exécuter tout en la bouclant“. L’autre révélation inquiétante du dossier est que d’après les déclarations de l’autorité ministérielle, Cyr Koty, les indicateurs de performance du partenariat n’ont pas été définis avant la signature du contrat. C’est inadmissible ! Qu’est-ce qui aurait alors motivé la précipitation de la signature dudit contrat ? Etant donné que ces indicateurs de performance constituent les seuls éléments de jauge du partenariat. Approché, le secrétaire général du Syntrapac, Urbain Kanlinsou a confié que plusieurs démarches ont été menées et qu’une correspondance aurait été adressée au ministre de tutelle pour avoir copie du contrat et de s’en approprier le contenu. Mais rien ! Il leur a été simplement servi qu’ils ne pourront l’avoir sous prétexte que cela ne relèverait pas de leurs prérogatives. Si le Port of Antwerp international a été choisi pour assurer la modernisation de l’espace portuaire ainsi que l’optimisation de la rentabilité des ressources portuaires, comment veut-on que les travailleurs y contribuent efficacement si ces derniers n’ont pas connaissance des projections en matière de performances au bout des dix ans de gestion déléguée que connaitra le port ? Après avoir démontré sa fermeté et détermination à ne point fléchir face à la menace des partenaires sociaux de la plateforme portuaire de faire échec, par tous les moyens légaux, à cette réforme, le gouvernement semble vouloir se passer de ces derniers dans la mise en œuvre des réformes. De toute façon, çà frise bien la rage !!!

Aziz BADAROU

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Coopération bénino-libanaise : Renforcement des liens entre les Ces

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Les Conseils économique et social du Bénin et du Liban renforcent leurs liens de coopération. A faveur d’une importante séance de travail ce mercredi, 07 février 2018, le Président du Conseil économique et social (Ces) du Bénin, Tabé Gbian, a échangé avec une délégation libanaise composée de Mohamed El Jouzo Secrétaire au Ces du Liban, et Nemer Talj, Secrétaire général des communautés libanaises en Afrique en vue de la consolidation et du renforcement des liens de coopération entre les deux pays. A en croire le secrétaire général du Conseil économique et social du Liban, Mohamed El Jouzo, il était important de renouer les liens entre les deux institutions sœurs après la reconstruction de l’Institution au Liban. Faut-il le souligner, la délégation libanaise est en tournée en Afrique et cette escale au Bénin s’inscrit  dans le cadre du renforcement des relations avec les  conseils homologues en Afrique en général. A sa suite, le Président du Conseil économique et social du Bénin, TabéGbian a salué la démarche de ses hôtes libanais et avant de se dire convaincu que les relations de coopération entre les deux pays se portent davantage mieux.

A.B

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Direction générale des impôts : Les Ace 2014 en fin de contrat, bientôt licenciés

romuald-wadagni

(Encore de nouveaux chômeurs sous la Rupture)
Mauvaise nouvelle pour les Agents contractuels de l’Etat de la promotion 2014 en service à la Direction générale des impôts. Par correspondance n°327/MEF/SGM/DAF/SRHDS/DSC du 02 février 2018 signée du secrétaire général du ministère de l’économie et des finances, il a été notifié au Directeur général des impôts, le non renouvellement des contrats de ces derniers. «…j’ai l’honneur de vous informer que le contrat de travail administratif des agents contractuels de l’Etat de la promotion 2014, mis à la disposition de votre unité administrative, prendra définitivement fin au terme de renouvellement dudit contrat suivant les dates de prise de service respectives » lit-on dans cette lettre de l’autorité ministérielle. Une fois donc au terme de leur contrat, les agents contractuels concernés seront simplement remerciés. Et la liste des “sans emplois“ ne fait que s’allonger donc sous la Rupture. « Cette décision est motivée par l’arrivée à échéance du contrat de travail administratif renouvelé des intéressés conformément aux dispositions de l’article 51 alinéa 2 du décret N°2015-373 du 24 Juin 2015 portant régime juridique d’emploi des agents contractuels de l’État qui stipule que la cessation définitive des fonctions entraîne la perte de la qualité d’agent contractuel de l’État à durée déterminée résulte de l’arrivée à échéance du terme du contrat » lit-on également dans cette note du ministre de l’économie et des finances. Pas donc de renouvellement de contrats de travail pour les Agents contractuels de l’Etat de la promotion 2014 en service à la Direction générale des impôts. Ces derniers seront donc contraints au chômage après avoir servi des années durant l’Etat béninois. De toute façon, la politique de lutte contre le chômage des jeunes sous la Rupture est encore loin d’être rassurante !

Aziz BADAROU

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Affaire annulation d’un prêt par la Bid : Zul-Kifl Salami, le médecin après la mort

Zul-Kifl-SALAMI

« Je ferai de mon mieux pour que le Bénin ne perde pas le financement de la Bid… », s’est exprimé l’ancien gouverneur et aujourd’hui représentant du Bénin auprès de la Banque islamique du développement (Bid). Ainsi donc, à propos de l’annulation d’un prêt de 16,5 milliards FCfa qui déchaîne  actuellement les passions, Zul-Kifl Salami vient en pompier et offre, comme il en a l’habitude, ses services au Chef de l’Etat Patrice Talon. Qu’à cela ne tienne. Mais quand on connait l’influence de cet ancien ministre de Kérékou à la Bid, de même que ses entrées dans le monde arabe, Zul-Kifl Salami ne pouvait-il pas évité cette humiliation au pays ?

Il est vrai que ce sont les cadres de la Caisse autonome d’amortissement (Caa) et du Fonds national de microfinance (Fnm) qui ont conduit le Bénin dans cette impasse. Ce sont eux qui, soucieux de leurs primes, ont fait perdre au pays ce financement de 16,5 milliards dans un contexte où le gouvernement de la Rupture peine à mobiliser les fonds pour financer son Pag. Mais ceci pouvait être rattrapé et corrigé si, Zul-Kifl Salami avait, en bon patriote, informé à temps le Chef de l’Etat ou tout au moins le ministre d’Etat et actuel gouverneur de la Bid Abdoulaye Bio Tchané sur le risque de perte du financement. La pratique au sein des institutions de financement, quand un projet d’une telle envergure est sur le point d’être retiré, deux semaines avant la cession qui doit statuer, le représentant du pays au sein de l’institution est tenu informé. Il est alors inconcevable que, de part sa position, Zul-Kifl Salami, ne sache pas que le dossier comporte des irrégularités qui concourent à l’annulation pure et simple du prêt. Pourquoi n’avoir pas tiré la sonnette d’alarme en son temps ? Pourquoi n’a-t-il pas mis les connaissances, dont  il se prévaut maintenant, pour corriger les irrégularités et éviter au pays d’en arriver là, lui qui vit carrément à Djeddah ?

La vérité, Zul-Kifl Salami n’est plus aussi pétillant de forme. A près de 80 ans, le poids de l’âge n’est-il pas en train de produire ses effets sur sa capacité de proactivité ? Il est peut-être temps que Zul-Kifl Salami dépose le tablier, qu’il passe la main. A moins qu’il ait fait exprès de se taire pour venir ensuite jouer les médiations afin de montrer au Chef de l’Etat, combien il peut lui être utile. La Bid a toujours été le fonds de commerce de Zul-Kifl Salami auprès des gouvernements successifs. Ce qui lui a valu le nom d’un régimiste hors pair. L’ancien président Feu Général Mathieu Kérékou n’avait-il pas raison quand il disait que le problème de ce pays, ce sont ses intellectuels ?

M.M

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Présumée mauvaise gestion au Ceg de Zagnanado : Le comptable déposé en prison

gestion

La personne en charge de la gestion des fonds publics du Collège d’enseignement (Ceg) de Zagnanado vit des heures difficiles depuis quelques jours. Le comptable croupit derrière les barreaux depuis quelques jours. Il est à la prison civile d’Abomey. Selon nos sources, il lui est reproché la mauvaise gestion de près de 2 millions F Cfa. Le sieur Dovonou aurait même reconnu avoir détourné de l’argent public sans définir le montant. Sa gestion décriée était dénoncée depuis plusieurs mois. Mais il a réussi à affronter pendant un temps la tempête dans ledit collège. Désormais, il doit pouvoir répondre de ses actes. En effet,  le jeudi 25 janvier 2018,  une Commission départementale de l’enseignement secondaire était au Ceg Zagnanado (département du Zou). A la fin de plusieurs heures de travail, le comptable indélicat a été interpelé puis arrêté par la police. D’abord placé en garde à vue, il sera écroué quelques heures après. Il a été déposé à la prison civile d’Abomey. A en croire les mêmes sources, le sieur Dovonou sera présenté incessamment au Procureur de la République. L’affaire fait grands bruits dans la Commune de Zagnanado. Et l'arrestation devrait permettre de faire la lumière sur la gestion scabreuse de plusieurs années de frais de scolarité. (Affaire à suivre).  

Mike MAHOUNA  

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Cérémonie de présentation de voeux au Port autonome de Cotonou : Des résultats probants enregistrés en 2017, et pourtant

Huguette-Amoussou

Le personnel de la plateforme portuaire de Cotonou a sacrifié à la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux de nouvel an vendredi, 12 janvier 2018. La présente cérémonie qui s’est déroulée dans l’enceinte de la plateforme a été l’occasion pour la Directrice générale du Port, Huguette Amoussou de présenter son bilan. Un bilan rassurant qui laisse transparaitre des résultats probants. Chose curieuse, ces chiffres n’ont pu empêcher la “privatisation“ du poumon de l’économie nationale…

Durant l’année 2017, le trafic de marchandises a connu une augmentation considérable avec un chiffre d’affaires qui est passé de 25 milliards en 2016 à plus de 32 milliards en 2017 avec un recouvrement de créances à plus de 99% et la Trésorerie qui passe de 5 milliards en 2016 à plus de 9 milliards en 2017. Le comble, avec la révision des barèmes tarifaires, la barrière des 40 milliards de recettes est prévue pour être franchie au 31 décembre 2018. Avec un nouveau mécanisme fiable de sécurisation des recettes, le Port autonome de Cotonou se révèle plus que jamais comme un Port de référence dans la sous-région ouest africaine. Outre cet accroissement net des recettes portuaires, la double certification ISO, le renouvellement du parc automobile et d’autres réalisations résultent de la nouvelle forme de gouvernance instaurée par l’autorité portuaire depuis le 20 janvier 2017. A en croire le Directeur des ressources humaines, ces résultats probants ont été obtenus grâce aux compétences et savoir-faire du personnel du Port autonome de Cotonou. Pour lui, si la psychose des travailleurs se trouve affectée depuis l’annonce d’un délégataire au Port de Cotonou, il faut néanmoins garder espoir et se mettre résolument au travail et ce, dans la dynamique d’une amélioration continue des performances. Tout en saluant les efforts d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel, il a rassuré de l’engagement de la Direction des ressources humaines à toujours privilégier le dialogue afin que l’employeur et l’employé demeurent toujours des partenaires. Quant au secrétaire général du Port, il a évoqué les piliers de la nouvelle forme de gouvernance notamment le renforcement du contrôle interne en vue de la meilleure sécurisation des recettes, le renforcement des dispositifs de sécurité, la réduction du taux de rançonnement sur la plateforme, la mise en conformité du Port de Cotonou aux normes environnementales à l'échelle internationale, la mise en voie du nouveau règlement d’exploitation du Port de Cotonou et du nouveau plan de gouvernance des systèmes d’informations. Toute chose qui a été source d’assurance aux lignes maritimes qui ont opté pour le Port de Cotonou. Pour le représentant du personnel, il s’agit plutôt d’un moment critique pour les travailleurs qui avaient prévu boycotter la cérémonie pour exprimer leur mécontentement au sujet des réformes dont ils ignorent la pertinence. Pour lui, les travailleurs sont déboussolés, inquiets et remontés et entendent user de tous les moyens légaux pour contrer l’impérialisme capitaliste, la dérive totalitaire entreprise par le gouvernement dans ses réformes. Prenant la parole, l’autorité portuaire s’est réjouie des prouesses réalisées en 2017 avec le personnel et qui, selon ses propos, sont à la hauteur des projections faites. Elle a également évoqué quelques nouveaux outils de gestion qui ont permis de poursuivre la marche vers la compétitivité. Elle a, par ailleurs, appelé les travailleurs à s’y mettre davantage pour rendre plus performante, la plateforme portuaire de Cotonou. Mais la question qui taraude les esprits après ce bilan si rassurant reste de savoir les vraies mobiles justifiant la gestion du Port de Cotonou par un délégataire. Le Port est-il déjà en cessation de salaires ? Le Port connait-il une baisse de taux de trafic ? Les recettes ont-elles baissé ? Le Port de Cotonou se porte pourtant bien. Pourquoi alors “privatiser“ une structure qui ne connait aucun dysfonctionnement comme le Port ? La question reste toute posée…

Aziz BADAROU

Télécharger la Présenatation du Port Autonome de Cotonou

Pourquoi une gestion déléguée si tout va bien ?

Le Port autonome de Cotonou est au mieux de sa forme. Selon le bilan de l’actuelle directrice générale par intérim, présenté vendredi 12 janvier à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux, tout va pour le mieux.  Durant l’année 2017, le trafic de marchandises a connu une augmentation considérable avec un chiffre d’affaires qui est passé de 25 milliards en 2016 à plus de 32 milliards en 2017 avec un recouvrement de créances à plus de 99% et la Trésorerie qui passe de 5 milliards en 2016 à plus de 9 milliards en 2017. Le Port n’est donc pas une société moribonde, en cessation de payement ou sur le point de déclarer faillite. Entre cette bonne santé financière présentée et  la décision du gouvernement de confier la gestion du Port de Cotonou à une société étrangère, il y a un contraste. La belle preuve, le gouvernement si enclin  à vanter ses prouesses  garde le silence sur les un an de gestion de Huguette Amoussou ; Pas de titres ronflants dans les journaux pour montrer comment en un an, le gouvernement a redressé la barre au Port autonome de Cotonou. Visiblement, la Rupture semble être embarrassée par la divulgation du bilan de l’actuelle directrice par intérim du Port. Toute chose qui milite en faveur de la thèse selon laquelle il n’y a aucune raison valable qui justifie l’option d’une gestion déléguée sur une dizaine d’années du poumon de l’économie nationale. Les mobiles de cette réforme contestée sont-ils ailleurs ?

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Gestion du Port autonome de Cotonou par Port of Antwerp International : Les syndicats de la plateforme optent pour la paralysie

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Suite à la décision du gouvernement béninois de confier la gestion du Port autonome de Cotonou au délégataire, le Port d’Anvers, les syndicats de la plateforme portuaire viennent d’opter pour la paralysie des activités comme stratégie de riposte. La décision a été prise à la faveur d’une Assemblée générale qui s’est déroulée dans les locaux du ministère des transports hier, jeudi 11 janvier 2018…

Si malgré la menace de paralysie des syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou, le gouvernement béninois a procédé, lundi 08 janvier 2018, à la signature du contrat de gestion du Port autonome de Cotonou avec l’administrateur délégué du port international d’Anvers, Kristof Waterschoot, les travailleurs n’entendent pas également se laisser faire. Le ton étant déjà à la révolte dans le rang des travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou, le bras de fer gouvernement-syndicats semble désormais inévitable. Prenant la parole, le secrétaire général de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb), Kassab Mampo a dénoncé la politique de “tout privatiser“ du régime en place et la bâillonnement des libertés. Pour lui, le gouvernement a déjà sacrifié des milliers d’emplois pour accroitre le taux de pauvreté et ne privilégie point un dialogue social franc et inclusif. A l’en croire, le retrait du droit de grève aux travailleurs de certains secteurs constitue une violation de la Constitution béninoise et qu’il urge que tous les travailleurs s’entendent pour freiner le gouvernement dans cet élan anti-démocratique. Il a invité les syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou à se joindre à la grève déclenchée par la Confédération syndicale. Des interventions des travailleurs, il ressort qu’il faut recourir à un mouvement de paralysie. Quant au secrétaire général du Syntrapac, Urbain Kanlinsou, il a rassuré de la détermination des responsables syndicaux à déclencher la grève mais il a mis en garde les briseurs de grève qui pourraient fragiliser le mouvement. Ainsi, un délai de 72h a été accordé aux responsables syndicaux de la plateforme pour rendre public, la motion de grève. La cessation de travail sur la plateforme portuaire est annoncée donc pour la semaine prochaine. Dans une correspondance adressée à l’autorité ministérielle, les responsables syndicaux du Port, de la Sobemap, du Cncb, de la Cobenam et du ministère ont désapprouvé la décision du Chef de l’Etat de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un délégataire. Pour ces derniers, il s’agit d’une “réforme dénudée de tout sens et qui viole les conclusions de l’atelier de réflexion sur le dossier de recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port autonome de Cotonou tenu à Bohicon du 10 au 12 août 2017. Un atelier au cours duquel, des experts nationaux et internationaux ont ressorti les dangers encourus par le peuple béninois au cas où le gouvernement mettrait en œuvre une telle réforme. De plus, ces derniers déplorent ne pas avoir été associés à la mise en œuvre d’une réforme qui concernent pourtant les travailleurs, les acquis socioprofessionnels des partenaires sociaux. « Comment comprendre le conflit d’intérêt qui entoure la désignation du délégataire retenu qui en effet, avait été commis par le gouvernement pour un audit organisationnel et dont le rapport n’a jamais fait objet de restitution, ni d’approbation par le Conseil d’administration ? Ne s’agit-il pas dès le départ d’un complot délibéré et arbitraire en vue de la délégation de gestion préméditée au profit de cette société belge qui avait fait l’audit courant janvier-février 2017 ? » S’interrogent les syndicalistes dans leur correspondance. De toute façon, si la Rupture n’entend pas abandonner l’idée de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un privé, les travailleurs également n’entendent pas démordre. Et ils pourraient déclencher un mouvement grève d’ici mardi prochain.

Aziz BADAROU

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Gestion du Port autonome de Cotonou par le Port of Antwerp International : Les syndicats de la plateforme portuaire en Ag ce jour

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Malgré la menace de paralysie des syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou, le gouvernement béninois a procédé lundi, 08 janvier 2018 à la signature du contrat de gestion du Port autonome de Cotonou avec l’administrateur délégué du port international d’Anvers, Kristof Waterschoot. Un contrat qui s’étend sur dix ans. Quoi de plus pour sortir les syndicats de leurs gongs. Très remontés contre le gouvernement, les responsables syndicaux tiennent une Assemblée générale ce jour, jeudi 11 janvier 2018…

Le ton étant déjà à la révolte dans le rang des travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou, le bras de fer gouvernement-syndicats semble désormais inévitable. Dans une correspondance adressée à l’autorité ministérielle, les responsables syndicaux du Port, de la Sobemap, du Cncb, de la Cobenam et du ministère ont désapprouvé la décision du Chef de l’Etat de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un délégataire. Pour ces derniers, il s’agit d’une “réforme dénudée de tout sens et qui viole les conclusions de l’atelier de réflexion sur le dossier de recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port autonome de Cotonou tenu à Bohicon du 10 au 12 août 2017. Un atelier au cours duquel, des experts nationaux et internationaux ont ressorti les dangers qu’encoure le peuple béninois au cas où le gouvernement mettrait en œuvre une telle réforme. De plus, ces derniers déplorent ne pas avoir été associés à la mise en œuvre d’une réforme qui concerne pourtant les travailleurs, les acquis socio professionnels des partenaires sociaux. « Comment comprendre le conflit d’intérêt qui entoure la désignation du délégataire retenu qui en effet, avait été commis par le gouvernement pour un audit organisationnel et dont le rapport n’a jamais fait objet de restitution, ni d’approbation par le Conseil d’administration ? Ne s’agit-il pas dès le départ d’un complot délibéré et arbitraire en vue de la délégation de gestion préméditée au profit de cette société belge qui avait fait l’audit courant janvier-février 2017 ? » S’interrogent les syndicalistes dans leur correspondance. Fort de cela, les syndicats de la plateforme portuaire tiennent une Assemblée générale ce jour, jeudi, 11 janvier 2018 pour se faire entendre et décider de la stratégie de lutte afin d’obtenir gain de cause. Peu importe que le gouvernement change de langage en parlant désormais de délégataire au lieu de mandataire, les travailleurs n’entendent pas laisser la Rupture étendre sa politique de “tout privatiser“ à la plateforme portuaire. De toute façon, si le gouvernement n’entend pas abandonner l’idée de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un privé, les travailleurs également n’entendent pas démordre.

Aziz BADAROU

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Port autonome de Cotonou : Un pan de la sécurité confié en catimini à un privé

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De jour en jour, d'acte en acte, le gouvernement de la Rupture/Nouveau départ tente de donner raison à ceux qui estiment qu'aujourd'hui, presque tous les secteurs sensibles et vitaux du pays sont cédés au privé. En dehors de la décision actée et à polémiques du Chef de l'État de confier la gestion du Port autonome de Cotonou à un mandataire, une récente note circulaire de la directrice générale de la même structure révèle qu'une partie de la sécurité portuaire, une fonction régalienne, est confiée à une société privée inconnue, et sans grand bruit.

Affermage par ci, gestion déléguée ou  mandataire par là, c'est ce qui caractérise la gouvernance de Patrice Talon depuis avril 2016, avec à la clé, des secteurs stratégiques confiés à des privés dans des conditions généralement floues. La situation actuelle au Port de Cotonou en est une preuve. En effet, dans une note circulaire en date du 4 janvier 2018, la directrice générale Huguette Amoussou Kpeto informe à l'article 1 qu' "il est instauré au Port de Cotonou une obligation de recherche de clandestins avant l'appareillage des navires". Chose normale puisque le Bénin ne vit pas en vase clos. Il ne saurait donc rester sans prendre des mesures contre ce phénomène de clandestins qui fait l'actualité dans le monde. En matière de sécurité portuaire, le pays a même souscrit à des engagements ou exigences à l'international qu'il faut honorer. Mais le hic ou le comble, c'est bien l'article 2 de ladite note circulaire qui précise que " l'opération de fouille doit être certifiée par la société de sécurité privée TTS provisoirement accréditée par le Port autonome de Cotonou sous la responsabilité du commandant du navire". Même si c'est " provisoirement" que la structure nouvellement choisie va assurer cette lourde charge sécuritaire au niveau du poumon de l'économie béninoise à travers les fouilles de navires pour la détection d'éventuels clandestins, il urge tout de même de s'interroger sur sa compétence ou son expertise. C'est quoi donc TTS? Où a-t- elle fait ses preuves en la matière ? Comment a-t-elle été désignée même si c'est de façon provisoire? Qui est derrière TTS pour qu'elle se voit confier une responsabilité régalienne ? Comment sera-t-elle rémunérée et par qui? Voilà entre autres préoccupations qui taraudent les esprits et qui méritent réponses si tant est que le gouvernement de Patrice Talon œuvre pour la transparence, la lutte impartiale contre la corruption, la bonne gouvernance dans les affaires publiques.  Si à l'article 3, la Dg Amoussou mentionne qu' "un certificat de fouille dûment signé est désormais exigé avant le départ du navire du Port de Cotonou" et à l'article 4 elle martèle que " le directeur de la Capitainerie, commandant du Port, le commandant de la compagnie de Gendarmerie maritime du Port et le commissaire spécial du Port sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'application de la présente note circulaire qui prend effet à partir de sa date de signature ", on peut aussi se demander pourquoi la Police ou la Gendarmerie ne gèrent-elles pas directement ce volet confié à un privé. Faute de confiance?
La Directrice générale par intérim du Port ou les autorités compétentes sont interpellées.

Worou BORO

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