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Economie

Lancement du dispositif de soutien au financement des Pme/Pmi : Pour un meilleur accès des entreprises au crédit bancaire

Bio-Tchane-et-Modeste-Kerekou

(Le Mpmepe pour l’émergence économique du Bénin)
La compétitivité des petites et moyennes entreprises et des petites et moyennes industries (Pme/Pmi) béninoises est confrontée à plusieurs obstacles dont le principal est l’accès au financement notamment le financement bancaire. C’est, ce qu’a affirmé, jeudi 02 août 2018, à la salle de conférence du Ministère des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l'emploi (Mpmepe), l’autorité de tutelle, Modeste Kérékou. Pour le ministre, l’accès au financement adapté au besoin des Pme et leur capacité, quand il n’est pas inexistant, est à tout le moins, onéreux voire prohibitif. «Le paradoxe est que nos banques au Bénin sont dites en surliquidité alors que le coût de la ressource au Bénin reste encore trop élevé comparé à celui des pays de la sous-région», fait-il observer et de poursuivre, «cet état de fait n’est pas de nature à favoriser la compétitivité de nos entreprises face à leurs concurrentes». Le dispositif, clame-t-il alors, se veut une panacée à cette problématique de financement des Pme/Pmi. La vision étant, comme indiquée dans le Programme d’action du gouvernement, qu’ici 2021, plus de 5000 micros, petites, et moyennes entreprises y compris celles du secteur artisanal notamment portées par des femmes et des jeunes, offrent des produits et des services de qualité, compétitifs au plan national et à l’exportation. Ce jeudi, Modeste Kérékou a fait savoir qu’un suivi rigoureux sera fait pour s’assurer que chaque acteur joue sa partition en vue de l’atteinte des objectifs du dispositif. La cérémonie de lancement du dispositif a connu la présence, entre autres, du directeur national de la Bceao, Alain Komaclo et du ministre d’Etat chargé du plan, Abdoulaye Bio Tchané qui a d’ailleurs procédé au lancement officiel du dispositif.

Du dispositif…

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a reçu mandat d’initier ledit dispositif. Lequel, est issu du plan d’action pour le financement des économies de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa) adopté par la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement en juin 2012. 12 structures ont été sélectionnées pour accompagner les promoteurs de Pme/Pmi. Le dispositif s’adresse aux entreprises non financières qui obéissent aux caractéristiques suivantes : être une entreprise autonome, productrice de biens et / ou services marchands, immatriculée au Registre du commerce et du crédit mobilier ou à tout autre registre équivalent en tenant lieu ; avoir un chiffre d’affaires hors taxes annuel n’excédant pas un milliard de F Cfa ; se conformer à l’obligation légale de produire des états financiers selon les dispositions en vigueur ; être suivi par une structure d’appui et d’encadrement. Les entreprises concernées sont invitées à présenter leur dossier de financement aux établissements de crédit, après la mise en forme apportée par les structures d’appui et d’encadrement. Les établissements de crédit sollicités, après analyse, décident de la suite à donner à la demande de financement. Les crédits mis en place dans ce cadre, bénéficient du refinancement de la Bceao tant qu’ils demeurent des créances saines, conformément aux dispositions du Plan comptable bancaire révisé de l’Uemoa.

CK

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Foire de l’indépendance : La 11e édition lancée

foire-de-lindependance

La 11e édition de la Foire de l’indépendance organisée par l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex), se déroule du 25 juillet au 11 août 2018, au Stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou. La cérémonie de lancement s’est tenue lundi 30 juillet 2018, sous l’égide du ministre du Commerce Serge Ahissou, en présence du DG/ApiexIs-Dine Bouraïma.

Avec pour thème principal : « Amélioration  de l’environnement des affaires et des investissements au Bénin : les réformes du gouvernement et des structures d’appui au commerce », la 11e édition de la foire de l’indépendance est une manifestation d’envergure qui offre aux exposants, venus  des pays d’Afrique, d’Europe  et d’Asie, non seulement une grande opportunité d’affaires, mais également l’occasion de rencontres et d’échanges d’expériences nécessaires à la recherche  de solutions aux différents problèmes des Petites et moyennes entreprises et Petites moyennes industries béninoises, en matière de norme,  de qualité et d’emballage. C’est aussi l’occasion d’appuyer les participants, en termes de renforcement de capacités et d’information sur les produits mis à leur disposition par le gouvernement, pour l’émergence de leurs affaires, ainsi que les différentes réformes entreprises pour l’amélioration du climat des affaires. L’édition 2018 de la foire de l’indépendance sera  marquée par des expositions et des ateliers thématiques. Ces ateliers constituent des plateformes d’échanges public-privé. A la cérémonie de lancement, le directeur général de l’Apiex, Is Dine Bouraïma a invité le public à faire massivement le déplacement en vue de visiter les stands déployés pour la circonstance, pour l’acquisition des produits. Il en est de même du directeur de cabinet du ministre du développement, Rufino d’Almeida et du ministre  du commerce Serge Ahissou, qui lui, a adressé ses vives félicitations au comité d’organisation.

Th. A

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En visite dans la 1ère usine de brasserie au Bénin : Le ministre Ahissou félicite la Sobebra et rassure

Ahissou-et-Yves-Menanger

Le ministre en charge de l'Industrie et du commerce a effectué, vendredi 27 juillet 2018, une visite dans l'usine principale de la Sobebra à Cotonou. Objectif, s'enquérir du fonctionnement de l'entreprise, des conditions de travail des employés, surtout béninois, du niveau de propreté et des éventuelles difficultés.

A la Société béninoise de brasserie (Sobebra), le ministre Serge Ahissou a d'abord eu un tête-à-tête avec le Directeur général, Sébastien Yves-Menager et d'autres cadres de l'entreprise. Quelques dizaines de minutes plus tard, il sera conduit, à la faveur d’une visite guidée, dans différents compartiments de l’usine. Aux côtés du Dg Sobebra et de certains techniciens, il va  toucher du doigt les réalités de travail, s'imprégner duprocessallant du malaxage des matières premières à l’embouteillage des différentes bières en passant par les différents prélèvements et contrôles de laboratoire qu’effectuent sur place des spécialistes rompus à la tâche.  

«  Cette visite devrait avoir lieu depuis, parce qu'à ma prise de service, je devrais visiter les industries installées sur toute l'étendue du territoire national. Mais compte tenu de mon agenda suffisamment chargé, je n'ai pas pu le faire. Comme on a coutume de le dire, mieux vaut tard que jamais »,  a expliqué d'entrée, l'hôte de la Sobebra.Ce préalable fait, le ministre n’a pas caché sa satisfaction par rapport à ce qu’il a vu dans cette unité de production. « Je pense que pour ce que nous avons vu, les normes sont respectées », a-t-il lâché. Et d’ajouter : « Nous ne pouvons que remercier et féliciter la Béninoise à travers son Directeur général pour l’effort qu’ils font, d’abord en consommant la main d’œuvre locale et en mettant un produit, La Béninoise locale, sur le marché béninois. Je pense que ce produit, nous avons tous apprécié la qualité ». Le déplacement d’un ministre de l’Industrie à la Sobebra, cela n’est pas un fait de tous les jours. C’est pourquoi, le Directeur général, Sébastien Yves-Ménager, a tenu à remercier M. Ahissou pour l’initiative. « Ça encourage si besoin est, et un peu plus la Sobebra, à continuer à rayonner sur le territoire national avec l’ensemble de ses gammes de produits », a-t-il déclaré.

Des perspectives heureuses...

Profitant de la visite de l’autorité de tutelle dans les locaux de la Sobebra, le Directeur général a rassuré la clientèle et les consommateurs, qu’en dépit du climat économique difficile, l’entreprise est engagée «  dans une politique extrêmement agressive en terme de développement et en terme d’investissement ». Déjà pour cette année 2018, Sébastien Yves-Ménager a fait savoir que « les Béninois vont pouvoir découvrir 10 nouveaux produits de la Sobebra ». Outre la Malta Tonic et la bière Doppel Munich, il a cité entre autres, Posso Menthe, Posso citron. « On va lancer au mois de septembre, le Coca zéro, on relance Youki dans un nouveau format », a-t-il ajouté. Il faut signaler que la visite a pris fin par une séance de dégustation des produits nouveau-nés de la Sobebra. Occasion pour le ministre d’apprécier, lui-même, la qualité de ces produits. « J’ai goûtéPosso citron. C’est vraiment délicieux. Si on pouvait délayer du gari avec cette eau Posso citron, ça ferait vraiment du bien », a-t-il laissé entendre, arrachant ainsi le sourire à plus d’un. Avant de repartir des lieux, Serge Ahissou a rassuré le Dg/Sobebra de la disponibilité de son département ministériel à accompagner cette société de brasserie qui contribue à hauteur de 25 milliards de FCfa, en termes d’impôts et taxes, dans les caisses de l’Etat.

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Lutte contre le commerce illicite en Afrique de l’Ouest : Les leçons à tirer du Togo

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Le Gouvernement togolais a démontré, le 29 Juin 2018 à sa population, ainsi qu’au monde entier, son ferme engagement à lutter contre le commerce illicite dans tous les secteurs. Cette initiative faisait partie des célébrations de la Journée Internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues au cours de laquelle, le gouvernement a organisé une cérémonie de destruction massive de tous les produits précédemment saisis par les différentes agences impliquées dans la lutte contre le commerce illicite et la circulation des produits illicites.

L’exercice qui a été mené sous le thème « Pour une approche équilibrée, ensemble soutenons les actions de prévention pour une jeunesse épanouie et résiliente à la consommation des drogues » a vu la destruction de quantités importantes de cocaïne, cannabis, tramadol ou autres médicaments illicites, cigarettes, faux produits alcoolisés entre autres.

Malheureusement, le commerce illicite du tabac représente environ 600 milliards de cigarettes par an dans le monde. Ces cigarettes illicites font l'objet de contrebande, de contrefaçon ou d'évasion fiscale. L'illégalité se nourrit du fait que les cigarettes figurent parmi les produits les plus commercialisés sur le marché noir en raison des marges bénéficiaires élevées, de la relative facilité de production et de déplacement, de la faiblesse des réglementations et des faibles taux de détection et pénalités.

Une analyse historique des mesures proactives prises par le gouvernement togolais pour lutter contre le commerce illicite du tabac montre qu'il a signé la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) le 12 mai 2004, et ratifiée le 15 novembre 2005. Avec le constat que le commerce illicite du tabac est un problème encore plus grand étant donné les conséquences sécuritaires, économiques et sanitaires de sa croissance, le gouvernement a pris un pas de géant pour adopter une directive visant à réglementer spécifiquement le transit des produits du tabac à travers le Togo en Mars 2016.

Il est intéressant de noter que l'article 2 de cette directive est très clair sur le fait que tout produit de cigarette déclaré en transit doit impérativement porter les clauses d'avertissement sanitaire et les autres exigences d'emballage et d'étiquetage du pays de destination. Le 1er février 2018, le Secrétariat de la Convention FCTC a annoncé que le Togo était la 35ème Partie de la Convention Cadre pour lutter contre le commerce illicite des produits du tabac.

Lors de l'événement du 29 juin à l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues, plus de douze conteneurs de cigarettes illicites (plus de 120 millions de bâtons) ont été détruits lors de cet exercice organisé par les autorités togolaises. Cela inclut des marques comme YES, Bon International, Gold Seal, Force 10, Red, Legend, etc. Les ONG et le secteur privé ont par le passé soulevé plusieurs inquiétudes concernant la croissance du commerce illicite des produits du tabac et ont continuellement appelé à des actions fermes prises afin de décourager les auteurs de cette activité illégale.

Les saisies importantes enregistrées au cours des contrôles portuaires de routine et des inspections de produits indiquent que les passeurs utilisent de plus en plus l'espace de transit pour continuer à alimenter les produits illicites dans la sous-région. En effet, les trafiquants de tabac ont trouvé de nouvelles façons d'étendre leurs activités illégales et se concentrent désormais sur une tendance appelée “cheap ou illicit whites” qui pose de nouveaux défis aux gouvernements de la sous-région. Ces cigarettes peuvent être légalement produites mais sont ensuite passées en contrebande et échangées illégalement.

Dans le cadre de la tendance générale, les produits sont fabriqués dans des zones de libre-échange comme les Emirats Arabes Unis par exemple, très peu ou pas de taxes, et sont expédiés en Afrique de l'Ouest et déclarés sous forme de transit. Ces produits qui ne respectent pas les normes règlementaires dans les pays déclarés en transit ou de destination finissent par ne jamais atteindre la destination «masquée» puisqu'ils sont ensuite entreposés dans des endroits éloignés et vendus illégalement à la population.

La bonne nouvelle est que le gouvernement togolais a trouvé une manière très intelligente et innovante de s'attaquer au problème. D'autres pays comme le Benin, le Niger et le Burkina Faso ont également adopté des mesures similaires pour lutter contre le commerce illicite des produits du tabac.

Ainsi, tout en tirant parti de la directive de transit susmentionnée, les activités portuaires au Togo ont révélé que ces produits détruits avaient été déclarés en transit pour des pays voisins comme le Ghana, le Bénin, le Niger, le Nigeria et le Burkina Faso mais ne respectant pas les normes prescrites par les autorités de ces pays. Il a été observé que ces produits n'atteignent généralement pas les destinations déclarées car ils sont ensuite déversés sur les marchés et à travers les frontières terrestres à des prix très bas.

Il convient de noter que, parce qu'elles sont déclarées en transit, les taxes requises ne sont pas payées et donc les revenus importants devant être payés au gouvernement sont perdus. Ils sont ensuite vendus à des prix très abordables, ce qui augmente l'accès des jeunes à la consommation de cigarettes. Les fonds provenant de cette activité illégale sont parfois utilisés pour financer le crime organisé et / ou financer d'autres activités criminelles comme le terrorisme.

L'initiative du gouvernement togolais d'adopter et de mettre en œuvre une directive sur le transit du tabac et les résultats obtenus depuis cette date en 2016 est une confirmation flagrante que l'Afrique de l'Ouest est un territoire choisi par les trafiquants pour perpétrer leur crime organisé. En tant que tel, il est temps que tous les pays de la sous-région ouest-africaine mettent en place des mesures similaires pour éradiquer le commerce illicite des produits du tabac, réduisant ainsi l'accès accru aux produits du tabac occasionné par ces «produits bon marché».

Les principaux acteurs juridiques de l'industrie du tabac en Afrique de l'Ouest tels que British American Tobacco (BAT), Philip Morris International (PMI) et Imperial Tobacco Group (ITG) se sont tous félicités de l'orientation réglementaire prise par le gouvernement togolais. Pour l'industrie, une directive de la CEDEAO pour réglementer le transit du tabac est le moyen idéal pour lutter contre le commerce illicite.

Avec la 40ème ratification du Royaume-Uni et de l’Irlande du Nord le 27 juin 2018 du Protocole de l'OMS pour l'élimination du commerce illicite des produits du tabac qui devient maintenant le droit international, nous espérons que des mesures plus strictes seront prises pour combattre ce phénomène.

Le Togo et nos voisins de l'Afrique de l'Ouest ont mis en place un mécanisme solide et efficace contre le commerce illicite que nous devons adopter sans tarder. En tant que l'un des pays les plus touchés par l'insurrection, nous devons relever le défi et éradiquer le commerce illicite si nous voulons sauvegarder la croissance économique de la nation.

M.M.

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Impossibilité d’échange des bouteilles de gaz domestique : Un calvaire pour les consommateurs

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(Une discipline s’impose dans le secteur)

Selon le kilogramme à recharger par le client, quelle différence il y a-t-il entre le gaz que contiennent les bouteilles? Pour être plus clair, le gaz de Oryx diffère-t-il de celui de Bénin pétro? de Puma, Etc? En dehors des couleurs des bouteilles qui diffèrent selon qu’il s’agisse de telle ou telle marque, le liquide inflammable n’est-il pas le même ? Si le ‘’Oui’’ est donné à ces questions, pourquoi alors ne pas permettre au client de Bénin pétro par exemple, qui n’en trouve pas dans son environnement, de s’offrir par exemple Oryx qui s’y vend avec la même bouteille ? Le constat est, en effet, désolant. Parcourir en vain des kilomètres avec sa bouteille de gaz vide malgré sa volonté de la substituer,voilà qui interpelle. Comme le dit l’autre, ‘’Si je ne trouve pas le bleu, je peux prendre le rouge, le vert ou le gris’’. En réalité, cette politique faciliterait la vie à l’acheteur qui gagne en temps, en ressources financières, en énergie…

L’histoire se passe au carrefour Dèkoungbé (Abomey-Calavi) dans un point de vente qui sert aussi au lavage des engins non loin d’une pharmacie. «J’étais allée recharger ma bouteille de gaz Bénin pétro là», narre cette dame. Le vendeur, poursuit-elle, m’a fait comprendre que c’était fini mais que je peux échanger ma bouteille contre une autre, Puma; ce que j’ai fait. Mais, se désole-t-elle, une fois la bouteille vidée, je repars au même endroit pour acheter Bénin pétro histoire de reprendre ma bouteille initiale, et la même personne me dit que ce n’est pas possible, qu’elle ne me connaît pas.  «Toutes mes tentatives sont restées vaines. Chaque fois que je veux recharger la bouteille, je demande au niveau des points de vente, ou des stations, si la substitution est possible; mais, on me répond non. Depuis deux mois donc, je traîne une bouteille Puma et le haut vert de Bénin pétro», s’indigne l’abusée. Et c’est un fait que bon nombre de personnes vivent cette situation, notamment sur son pan d’échange de bouteille qui sans cesse rencontre un refus catégorique. Ceci, malgré l’uniformisation des prix. Il ne serait donc pas trop qu’une réforme prenne par là.Encore que le Bénin, en la matière, ne serait pas le premier pays à inventer la roue. Quand c’est bon, il faut pouvoir copier.

Cyrience KOUGNANDE

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Délivrance de l’Attestation de vérification douanière/PVI : Du deux poids deux mesures dans la fixation des tarifs

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(Le directeur de l’imagerie interpellé)
Les transitaires mandataires et les importateurs du Port de Cotonou souffrent le martyr dans le dédouanement de leurs marchandises.  Le programme de vérification destinéà assainir les recettes douanières afin de renflouer les caisses de l’Etat, en vue de faire face aux questions de développement du Bénin et dont la structure Bénin Control est en charge de son opération, est depuis quelques jours, pris en otage par certains agents de la structure,  au détriment des vrais acteurs portuaires. Unis et debout, ils dénoncent le comité de gestion mis en place et exigent la fixation des valeurs consensuelles.

Les opérations de dédouanement ne sont plus chose aisée au Port Autonome  de Cotonou. Et pour cause, le Programme de vérification des importations (Pvi), géré par la structure Bénin Control est devenu un os dans la gorge des opérateurs économiques, transitaires, et déclarants en douane, les vrais acteurs portuaires sans lesquels Bénin Controlne saurait exister. La pomme de discorde reste et demeure l’Attestation de vérification douanière (Avd). En effet, l’Avd évaluée et approuvée par la douane à travers le même rapport,  aussi bien au niveau des inspecteurs de Bénin Control, que de ceux de la douane, serait encore soumis après dépotage, à une réévaluation, avec des montants exorbitants. Ce qui suscite la colère des importateurs et déclarants en douane qui doutent de la partialité des agents chargés du traitement des dossiers. « Personne ne peut comprendre sur quelle base les Avd sont fixés », déplore avec amertumeun acteur ayant requis l’anonymat. Les acteurs dénoncent également la différence de traitement dans les dossiers, où pour la même marchandise, des prix différents sont pratiqués. Ce qui suppose à en croire leurs propos, que les prix sont pratiqués à la tête du client, selon qu’il coopère ou non : « Les inspecteurs de Bénin Control sont-ils plus assermentés que ceux des douanes ? », s’interrogent-ils. Autant de tracasseries à l’origine de la préférence des opérateurs économiques pour d’autres ports plus compétitifs.Au demeurant, les acteurs portuaires ne sont nullement contre les réformes dans le secteur portuaire : « Personne n’est contre le scanning, son rôle est d’ailleurs de contrôler les produits prohibés », a déclaré un autre qui lui aussi a requis l’anonymat. Mais ils déplorent cependant la transposition des marchandises soumises au RAS ou à la visite sommaire, sur le terrain  du suspect.

Il faut agir  

L’opacité qui entoure lagestion de la structure Bénin Control, laisse croire que des agents de ladite structure sont animés de mauvaise foi, sabotant la volonté du Chef de l’Etat, d’œuvrer à l’assainissement des recettes douanières. C’est pourquoi, l’ensemble des acteurs portuaires, composés des importateurs, des transitaires et des déclarants en douane,tout en dénonçant le comité de gestion mis en place, interpellent le directeur de l’imagerie et sollicitent son intervention, afin que des valeurs consensuelles soient définies en vue de permettre aux opérateurs économiques de se faire une idée claire des frais liés au dédouanement des marchandises au Port de Cotonou.

M.M.

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Communiqué du Port autonome de Cotonou : ‘‘Christiaan De Block en fin de mission’’

Christiaan-De-Block

Le directeur général du Port autonome de Cotonou, le belge Christiaan De Block est en fin de mission. Il ne s’agit pas d’une démission comme cela a été divulgué sur les réseaux sociaux et dans certains journaux. Le départ de Christiaan De Block répond au respect d’un calendrier arrêté de commun accord entre les autorités béninoises et le Port d’Anvers. De Block va passer le témoin le 1er août prochain à Joris Thys.

Communique de presse

Le 20 décembre 2017, le Conseil des ministres a autorisé le Ministre des Infrastructures et des Transports à procéder à la contractualisation de la gestion du Port Autonome de Cotonou, dans le but d’optimiser la rentabilité du Port de Cotonou.

La réorganisation envisagée comporte deux (02) phases : une phase d’approche et une phase active dite phase d’exécution à partir du      1er mai 2018.

Compte tenu de l’urgence des décisions à prendre, il a été retenu par le Gouvernement béninois en accord avec PAI, d’avancer au 1er avril 2018, le démarrage de la phase d’exécution. Monsieur Christiaan DE BLOCK, Expert PAI, Directeur au Port d’Anvers avait été détaché pour assurer la période de transition proposée par PAI.  

En conséquence, Monsieur Christiaan DE BLOCK a été nommé Directeur Général du Port Autonome de Cotonou par le Conseil d’Administration et avait en outre pour mission de :

1- Prendre des mesures urgentes pour l’amélioration de la gestion du Port Autonome de Cotonou ;
2- Installer l’équipe des Directeurs PAI ;
3- Préparer et conduire la transition.

Comme convenu dans le contrat avec PAI, Monsieur Christiaan DE BLOCK cèdera le poste de Directeur Général du Port Autonome de Cotonou à Monsieur Joris THYS à compter du 1er août 2018.

Le soutien et la collaboration de tous (travailleurs, clients et usagers) à  la nouvelle Direction  générale sont nécessaires pour cette mission et pour le succès de ce partenariat gagnant-gagnant.

Cotonou, le 20 juillet 2018
Port autonome de Cotonou

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Leo, nouveau service de Uba : Le banquier virtuel qui permet les transactions b via Facebook messenger

Ellis-Nzo-Asu

Un nouveau produit est conçu à l’United bank for Africa (Uba). Leo, le banquier en ligne qui offre des services bancaires via Facebook messenger. Le lancement de l’offre est intervenu, hier, mardi 17 juillet 2018, au siège de l’agence Uba à Cadjèhoun (Cotonou). C’était à l’occasion d’une conférence de presse.

La soif de satisfaire sa clientèle fait pousser des ailes à United bank for Africa (Uba). Il y a seulement quelques semaines, elle, la banque, a lancé le *919# Magic banking, conçu pour rendre accessible la banque à tout moment, n'importe où,  sans entrer dans une agence grâce au téléphone. Aujourd’hui, elle résonne de nouveau avec un autre produit. «Leo», un service digital qui offre une palette d’opérations bancaires en ligne, notamment, via Facebook messenger, sans avoir à se déplacer dans une agence Uba.  «Notre banquier vous facilite l’existence et vous permet de digitaliser vos opérations bancaires via Facebook messenger. Pour y arriver, nous avons dû collaborer avec Facebook », confie Ellis Nzo Asu, Directeur général de Uba Bénin. Aux dires du Dg, «Leo» est une sorte de robot conçu d’une intelligence artificielle pour répondre, en ligne, à toutes les demandes et préoccupations traditionnellement prises en compte dans les agences Uba. Ce service marque le début d’une nouvelle ère et permettra de combler les attentes des clients, fait-il remarquer. A l’entendre, Uba reste dans sa dynamique de révolutionner l’inclusion financière et, avec «Leo», elle est «plus que jamais engagée sur la voie royale de la finance digitale». «Leo», précise Ellis Nzo Asu, est gratuit, simple, efficace, et très facile à utiliser. «Découvrez-le, adoptez-le, et vivez une expérience inédite avec lui»,  conseillera l’homme. Pour Franck Ahissou, Directeur de la banque digitale, la sécurité de la plate-forme en termes de respect des données personnelles est garantie. A l’écouter, par exemple, pour chaque transaction, un mot de passe à usage unique (Opt) est généré et envoyé au numéro de téléphone qui est enregistré sur le compte du client. «Leo» est disponible en français, anglais, et espagnol.

Les premiers pas avec Leo…

Pour bénéficier des services de «Leo», il faut disposer d’un compte Facebook, se connecter en cliquant sur le lien https://m.me/ubachatbanking, s’authentifier en se connectant à son compte Facebook. Vous serez redirigé vers Messenger de Facebook sur la page de dialogue avec Leo; cliquer sur démarrer pour commencer l’interaction avec «Leo», commencer par choisir votre pays. Taper votre requête dans la boîte de dialogue. Entre autres services qu’offre le produit : transfert d’argent, ouverture de compte, solde de votre compte, relevé de compte, réclamation client, etc. Rappelons que dans sa marche dans l’univers de l’innovation, la banque Uba a été distinguée meilleure institution de banque numérique en Afrique. Ceci, à l’occasion des Euromoney awards 2018.

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Promotion de la consommation locale : Les Foires du made in Bénin s’ouvrent à la population

Sandrine-Medegan

La distance entre les producteurs et les consommateurs serait le frein le plus évoqué par la population sur la question de la faible consommation locale. Et pour changer la donne, la création des Mib markets, entendez, les Foires du made in Bénin. Une initiative qui, aux dires de Sandrine Mèdégan, promotrice des Mib markets, prend ses marques le 26 juillet 2018 sur l’esplanade des foires du marché Dantokpa et ce, durant 03 jours. Plus de détails sur ce premier marché des produits locaux, c’est à travers cette interview exclusive qu’elle a accordée à votre journal.

Matin Libre :D’entrée, madame, quel objectif sous-tend le Mib market?

Sandrine Mèdégan : Le Made in Bénin market ou Marché des produits locaux est une foire visant la promotion et la consommation des produits locaux. Notre principal objectif est de promouvoir le made in Bénin, tant au Bénin qu’à l’extérieur. Pouvoir rapprocher le producteur de son client, où qu’il se trouve. A l’occasion de ce marché, il y aura des expositions ventes tant dans l’agroalimentaire, le textile, que les cosmétiques, mode et accessoires ; des ateliers de démonstration de talents ; des rencontres B to B, Café média plus ; etc.

Une énième foire pour encourager la consommation locale ! N’est-ce pas une initiative de trop?Quelle est votre particularité?

Encourager la consommation locale pour nous est avant tout un devoir citoyen. On ne fera jamais  assez pour valoriser nos producteurs et artisans. Alors, initier un marché dans ce sens pour nous est un défi que nous comptons bien relever. Notre particularité est que, contrairement aux marchés classiques qui réunissent tous les acteurs représentants des produits venus d’horizons divers, nous, nous faisons la promotion de produits exclusivement faits au Bénin et avec des matières premières locales. Nous réduisons, par la même occasion, la distance entre producteurs et consommateurs.

Parlant de réduction de distance entre producteurs et consommateurs, pourquoi ne pas avoir plutôt opté pour une animation simultanée de la foire sur tout le territoire national? Pourquoi le choix du Sud-Bénin, précisément le marché Dantokpa ?

Simplement parce que nous voulons fédérer les énergies plutôt que de les éparpiller. Le Mib market sera organisé dans plusieurs localités. Nous avons commencé par Cotonou simplement parce que la majorité des promoteurs y ont leur clientèle concentrée. Toutefois, le marché des produits locaux s’anime tous les jours. Cela se faitdéjà au travers de boutiques partenaires, dont certaines sont d’ailleurs présentes sur la foire.

Parlez-nous de votre collaboration avec les producteurs ?

Notre rôle est de promouvoir les œuvres des producteurs. En ce sens, nous nous devons de leur fournir par tous les moyens une bonne visibilité. Une fois donc le promoteur inscrit sur la liste des participants à un Mib market, nous entamons avec chacun un parcours personnalisé d’accompagnement avec notre cabinet partenaire. Accompagnement tant sur le produit que sur le renforcement des compétences du producteur.

Pour cette première édition du Mib market, le thème c’est «Civisme alimentaire : tous consomm’Acteurs » pourquoi ce thème et à quand la prochaine édition ?

Comme je le disais plus haut, promouvoir la consommation locale est d’abord un devoir citoyen. Ensuite, un acte économique solidaire et responsable en soutien aux producteurs et artisans engagés dans une démarche  qualité. Nous devons de ce fait quitter notre mode de consommation, du ‘’tout acheter’’ juste pour satisfaire un besoin primaire d'achat, pour aller vers une démarche de consommation éco-responsable. C'est pour nous un acte patriotique. En effet, acheter un produit local, c’est donner une rente régulière à une famille, c’est contribuer à la stabilisation des finances locales, c’est créer de l’emploi, etc. Partant, nous faisons de la consommation locale, un levier de l’émergence économique du Bénin. Le Mib market est un rendez-vous trimestriel. Le prochain Mib market   se tiendra donc  en octobre prochain.

Quel est l’apport de l’Etat dans cette initiative?

J’avoue que cette première édition est partie d’une banale difficulté à trouver un produit locale sur le marché. L’organisation de la foire s’est donc faite assez rapidement. Toutefois, les pouvoirs concernés sont informés de la tenue sur le territoire d’un tel évènement et nous espérons vivement que nous pourrons pour les prochaines éditions compter sur tous les fils et filles de notre pays.

Un appel à lancer ? Ce sera votre mot de la fin.

C’est déjà de remercier tous nos partenaires pour cette édition, et surtout de lancer un appel à toutes les bonnes volontés et soutiens pour notre prochaine édition. Nous invitons, pour finir, toute la population à sortir massivement pour découvrir et profiter de  nos produits qui, ma foi, n’ont absolument rien à envier aux autres.

Propos recueillis par Cyrience KOUGNANDE

 

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Supposé appel du Dg/Port au soutien de l’équipe belge : Voici la réalité des faits

Christian-De-Block

Saisissant l’opportunité de l’effervescence qu’offre l’organisation de la Coupe du monde édition 2018, le Directeur général du Port automne de Cotonou, Christian De Block a, au cours de la cérémonie des couleurs du lundi 18 juin 2018, annoncé le jumelage entre l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) et une équipe sportive de la Belgique. Un partenariat qui, selon ses propos, est destiné à revigorer l’équipe du Port autonome de Cotonou, en offrant aux joueurs, des opportunités d’échanges avec leurs homologues belges. Le Directeur général a fait montre de sa volonté de mener à bien le dossier, en vue d’œuvrer à un partenariat fructueux et gagnant-gagnant entre les deux équipes. Le Dg/Pac, dans l’intention de détendre l’atmosphère en vue de doper le moral des agents pour une bonne semaine de travail a, dans la foulée de cette annonce, et dans une plaisanterie, sollicité leur  soutien à l’équipe de la Belgique au mondial 2018, qui se déroule en Russie. Ce qui suscita une vaine polémique. En effet, il se susurre sur les réseaux sociaux que le Bénin serait vendu à la Belgique à travers le Port autonome de Cotonou, où le Directeur général appelle ses agents à soutenir l’équipe de son pays.  Le Directeur général du Port autonome de Cotonou n’a nullement l’intention de conditionner le soutien des Béninois, encore moins  des agents du Port à l’équipe de la Belgique. Un tel appel n’aurait d’ailleurs pas de sens, tant les agents ne sont pas en déplacement sur la Russie. Le souci majeur de l’autorité portuaire reste l’amélioration des conditions de travail des agents et partant, la redynamisation de l’Association sportive du port autonome de Cotonou pour des victoires certaines.
 

M.M.

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