A cœur ouvert avec Aimé Sèbio, Manager de Flowers Hbc: «Passez des BTP au sport, c’est rien. C’est du naturel»

Manager général de Flowers handball club de Cotonou, Aimé Sèbio, né le 27 octobre 1980 à Lokossa (département du Mono) est l’aîné d’une famille de six enfants. A la tête de cette équipe de Flowers (hommes et dames) depuis 2006, il est aussi l’entraîneur de la sélection masculine de handball du Bénin. Reçu sur « A Cœur Ouvert » du forum Bénin Sports, celui qui des BTP a viré au sport, en passant par la communication puis au coaching pour finir par être manager, retrace son parcours. Matin Libre vous propose la première partie de son intervention.

Déclinez-nous votre parcours sportif…

Au départ, je faisais le tennis de table. J’étais champion du département du Mono puisque je résidais à Lokossa. Je fréquentais à Lokossa. On en était là quand monsieur China (paix à son âme) m’a vu jouer une fois et il a dit qu’il a besoin des gauchers pour monter l’équipe départementale de handball. Il est allé me voir avec les billets de cinq cent F Cfa. En ce temps, c’étaient de l’or ces billets de cinq cent. Quand je venais aux séances d’entraînement, il m’en donnait. C’est de là que le handball m’a intéressé. Je cumulais les deux disciplines mais à un moment donné, j’ai pris goût au handball et j’ai laissé le tennis de table. J’ai joué avec l’équipe départementale puis, je suis passé dans un club privé au nom de Ciamoa. De Ciamoa, je suis venu à Baobab et j’ai été entraîné par Jean Houngbélagnon que je respecte beaucoup. C’est  de là que la courbe est devenue plus ou moins ascendante. On a participé à un champion national et j’ai été détecté par les dirigeants de Flowers à savoir Charles Toko, le capitaine Ousmane Labo qui est actuellement en Europe. Ils m’ont sollicité pour venir jouer à Flowers. Il faut aussi avouer que j’avais envie de jouer à Flowers parce que, c’était une équipe bien rodée qui présentait vraiment du bon handball. C’est comme ça, sur un coup de tête, j’ai intégré Flowers malgré le refus des dirigeants de Baobab. Il faut avouer que Baobab aussi avait des objectifs à court et à long terme. Par rapport à cela, les responsables ne voulaient pas libérer les joueurs. Mais moi, je me suis entêté et je suis parti et au finish, ils m’ont libéré. Et, je peux dire que c’est cette libération qui a permis à Aimé Sèbio d’être ce qu’il est aujourd’hui. Donc, je dois ce que je suis aujourd’hui, d’une part, à Baobab, en ce temps dirigé par le Docteur Raoul Bossou et Serge Akakpo et d’autre part, à Flowers dirigé par monsieur Charles Toko qui d’ailleurs m’a engagé pour mon premier boulot au sein du journal ‘’Le Matinal’’. Donc, je dois ce que je suis aujourd’hui à tous ceux-là.

Avec Flowers, j’ai participé à des campagnes africaines. J’ai joué en équipe nationale. Un jour, alors qu’on s’entraînait, j’ai eu une blessure au niveau du genou ; une entorse. Par naïveté, on n’a pas laissé la blessure se cicatriser complètement et j’ai repris les séances d’entraînement. La blessure s’est donc aggravée. C’est de là que j’ai décidé de ne plus jouer. J’ai résolu de prendre l’équipe senior dames de Flowers qui était en difficulté en ce temps au niveau du championnat national. Celui qui gardait l’équipe et qui s’appelait Lawin Valère avait une mission à Natitingou et comme moi j’étais indisposé (à cause de ma blessure), j’ai décidé de prendre l’équipe en attendant qu’il ne revienne. On a commencé par travailler. Mais il faut souligner que quand j’étais au niveau de Baobab, Houndélagnon avait amené l’équipe nationale junior dames à une compétition à Abidjan. Et de la préparation à la participation de l’équipe de Baobab, c’est moi qui avais dirigé l’équipe de Baobab pour le championnat de Parakou. Donc, j’avais les aptitudes mais je n’avais pas un diplôme d’entraîneur. On était à l’entraînement un jour quand Charles Toko m’a demandé d’aller le voir à la fin de la séance. Une fois dans son bureau, il a dit qu’il voudrait que je suive les cours d’entraîneur parce que j’ai les aptitudes. C’est comme cela je me suis lancé dedans et je suis là où je suis aujourd’hui. C’est pourquoi je rends grâce à tous ceux-là. Et si je suis à ce niveau aujourd’hui, je dois ça du fond du cœur, à Charles Toko, au président Arêmou Mansourou, aux messieurs Polycap Gouton, Basile Nouatin, Antoine Bonou et Serge Akakpo.

Des Btp, comment êtes-vous retrouvé au sport puis en communication ?

Quand je dis les BTP, ça n’empêche pas de faire le sport. Les études n’empêchent pas le sport. Au contraire, le sport développe l’intelligence et permet de bien assimiler les choses. Donc, passez des Btp au sport, c’est rien. C’est du naturel. Aussi, j’ai toujours rêvé d’être dans le milieu de la communication. Je me suis retrouvé à Flowers, une équipe sponsorisée par Le Matinal qui est une maison de communication. Il y a Matinal Communication, journal Le Matinal et il y a plusieurs entités. Donc, quand tu es dans le groupe, tu travailles pour toutes ces entités. Par rapport à ça, on a pris du goût à la chose et on a commencé par apprendre beaucoup de choses dans ce domaine. Et c’est ça qui nous a permis d’être là où nous sommes aujourd’hui.

Un pan du palmarès de Aimé Sèbio

Champion du Bénin au cours des saisons 2006-2007 ; 2007-2008 ; 2009-2010 ; 2010-2011 avec les hommes, il a réalisé le doublé (Champion du Bénin en hommes et dames) de façon successive au cours des saisons 2011-2012 ; 2013-2014 ; 2015-2016. Il sera en plus vainqueur de la Coupe du Bénin en hommes et dames en 2016-2017. Notez bien, aucun entraîneur n’a encore réalisé un tel parcours au Bénin au niveau du handball (beninsport).

Transcription : Abdul Fataï SANNI

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