Le Sud-Bénin est entré dans une phase de turbulences sonores depuis hier. L’exercice militaire « Alligator » a officiellement quitté le calme des casernes ce mercredi 18 mars pour s’inviter au cœur des cités. De Cotonou à Porto-Novo, en passant par Ouidah, Allada et Grand-Popo, le quotidien des populations est désormais rythmé par le fracas des détonations et le vrombissement des hélicoptères en vol stationnaire.
L’État-major général des Forces armées béninoises (Fab) a prévenu que ces manœuvres ne sont pas une simple parade. Il s’agit d’un entraînement intensif en milieu réel destiné à aguerrir les troupes face aux menaces contemporaines. Le Colonel James Johnson, porte-parole des Fab, à travers le communiqué de presse publié sur leur page Facebook officielle, a insisté sur le fait que l’usage de munitions à blanc est indispensable pour simuler le réalisme du combat sans mettre en danger la vie des citoyens. Ces bruits d’explosions, bien que saisissants, font partie intégrante d’un scénario rigoureux de protection du territoire.
Treize jours de vacarme pour une sécurité renforcée
La présence de troupes lourdement armées et de blindés légers dans les rues ne doit susciter aucune panique chez les riverains. Les unités engagées effectuent des mouvements tactiques au plus près des habitations pour tester leur réactivité en zone urbaine. La circulation est ponctuellement filtrée dans certaines artères stratégiques des cinq villes concernées. Les usagers de la route sont invités à suivre scrupuleusement les consignes des sentinelles et à respecter la signalisation temporaire mise en place pour la sécurité de tous.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE






