Au lendemain de leur désignation, les nouveaux maires avaient commencé par former leurs cabinets. Mais une note du Parti Union progressiste le Renouveau (Up-R) a mis un coup d’arrêt à ce processus, pour ce qui est des maires Up-R. Désormais, on en sait un peu plus sur les motivations du parti de Joseph Djogbénou. Dans un communiqué, en date du 11 mars, l’instance dirigeante du parti déverrouille le processus mais énonce les critères de désignation des membres des cabinets ainsi que la procédure de validation des propositions formulées par les maires.
Désormais donc, les maires Up-R sont libres de former leurs cabinets mais à des conditions. Dans la note, il est spécifié qu’outre les compétences administratives attendues, les futurs membres des cabinets municipaux devront justifier d’une appartenance avérée et d’un militantisme actif au sein du parti. La procédure prévoit que les propositions de nomination soient soumises par le maire pour avis de non-objection aux membres du bureau de la section communale du parti. Cette consultation est élargie aux élus et anciens élus de la commune. En l’absence d’objection formelle, le maire pourra alors procéder à la nomination par arrêté municipal, tout en informant la Haute Direction Politique du parti. Autrement dit, les personnes qui seront appelées à servir sous l’autorité communale devront être des militants Up-R avérés, reconnus comme tels par le bureau communal du parti. Même les anciens élus Up-R de la commune ont leur mot à dire sur le choix des personnes devant faire partie du cabinet du maire. Seule exception à la règle, le secrétaire particulier du maire. Les nouveaux édiles Up-R ont seulement le droit de choisir leur secrétaire particulier, sans recourir à un avis de non-objection du bureau communal du parti. Avis à ceux qui espèrent un poste depuis la désignation des nouveaux maires.
M.M








