(Conrad Gbaguidi dresse le bilan de ses actions)
Le cadre majestueux de l’hôtel Novotel de Cotonou a servi de décor, ce mardi 24 février 2026, à l’ouverture de la première session ordinaire au titre de 2026 du Conseil économique et social (Ces) marquant ainsi le premier anniversaire d’une mandature placée sous le signe de la rupture et de l’efficacité. Sous la haute égide du Président Conrad Gbaguidi, l’événement a revêtu une solennité à la mesure des ambitions affichées : redonner au Conseil économique et social ses lettres de noblesse au sein de l’architecture institutionnelle nationale.

La solennité de l’instant était d’abord visible dans la qualité de l’assistance. Autour du Président Conrad Gbaguidi, une véritable constellation de hautes autorités avait pris place. La présence de sept présidents d’Institutions de la République dont, entre autres, les Présidents de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, de la Cour des comptes, de la Haute cour de justice, de la Haac, a conféré à cette ouverture une dimension de haute portée républicaine. Cette solennité a dépassé les frontières, portée par la présence de délégations de haut rang venant de France, du Maroc, du Congo et de Côte d’Ivoire.
Devant ce parterre d’illustres invités, le Président Conrad Gbaguidi a rappelé les exigences de sa mission. Pour lui, le Ces n’est plus une institution de l’ombre, mais un acteur de transformation sociale. Le Président a souligné que le travail accompli depuis l’installation officielle à la Marina est une réponse directe à l’appel au dépassement. Il a ainsi rappelé cette citation qui sert de boussole à son action : « De votre efficacité dans la contribution à la mise en œuvre d’une politique pertinente de développement équilibré du territoire et des secteurs dépendra la longévité d’une institution longtemps galvaudée et maintes fois en passe d’être effacée. »
Un an après, le bilan présenté à Cotonou est éloquent. Sous l’impulsion de Conrad Gbaguidi, le Ces s’est mué en une institution « VIP » : Visible, Impactante et Performante. Avec plus de 2 000 sollicitations traitées au niveau des départements et une immersion auprès de 10 000 concitoyens, le Ces a prouvé son utilité directe pour les populations. Par ailleurs, huit grands chantiers d’autosaisine ont déjà été menés à terme, touchant des domaines aussi variés que : la modernisation du secteur agricole et le modèle coopératif ; la gestion des conflits agro-pastoraux ; la lutte contre la consommation d’alcool frelaté ; la valorisation de la production artisanale locale.
L’horizon du bien-être : le FoNaCes
Cette session ordinaire, convoquée pour une durée de 30 jours à Cotonou, se déploie sur un agenda d’une densité exceptionnelle afin de répondre aux urgences sociales et aux défis structurels du pays. Le cœur des réflexions battra au rythme du Forum national du Ces, en abrégé, FoNaCes qui, pour cette édition 2026, porte sur le thème : « Panier citoyen et bien-être ». Le FoNaCes 2026 est une initiative majeure visant, durant deux jours, à analyser les leviers du pouvoir d’achat, à promouvoir la production locale et à bâtir une protection sociale plus inclusive pour chaque foyer entre autres, à partir du bien-être au travail.
Parallèlement, le Conseil économique et social s’investira dans l’étude approfondie de cinq sujets d’autosaisine stratégiques, allant de la problématique de la mobilité durable et du transport fluviolagunaire à la gestion de la pollution plastique, en passant par l’impact des Partenaires techniques et financiers, la valorisation du tourisme domestique et la place fondamentale des langues nationales dans la cohésion de la Nation. Ces travaux, qui incluent également l’examen du rapport d’activités de l’année écoulée, visent à transformer les préoccupations quotidiennes des populations en recommandations concrètes, consolidant ainsi le rôle du Ces comme le véritable laboratoire des réformes socio-économiques de la nation.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE




