À l’occasion des 21èmes assises statutaires de l’Association Africaine des Hautes Juridictions Francophones (AA-HJF), organisées avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le docteur en droit public et agent à la Cour constitutionnelle du Bénin, Gilbert Kingbé, a été distingué comme premier lauréat du Prix d’Excellence en hommage au Président Mamadou Badio Camara, ancien Premier président de la Cour suprême du Sénégal et président du Conseil constitutionnel sénégalais.
La remise du prix, effectuée par Mme Mariam TALATA ZIME YERIMA, Vice-Présidente de la République, Grande chancelière de l’Ordre national, a marqué un moment d’intense émotion pour le lauréat. Celui-ci a salué les conseils empreints de rigueur et de bienveillance reçus à cette occasion, les considérant comme une invitation à persévérer dans la discipline et l’exactitude.
Être le premier récipiendaire de ce prix, a-t-il souligné, ne constitue pas une consécration définitive mais plutôt une responsabilité accrue, un appel à la retenue et à la fidélité aux institutions.
Le travail récompensé, intitulé « La Déclaration de Bamako entre glaive et bouclier », analyse la tension entre sanction et accompagnement dans l’application de ce texte fondateur de la Francophonie démocratique, vingt-cinq ans après son adoption. Loin d’un panégyrique, l’étude interroge la pertinence et la résilience de la Déclaration face aux réalités politiques et institutionnelles contemporaines.
Dans son allocution, M. Kingbé a exprimé sa gratitude à l’AA-HJF et à son président, M. Victor Adossou, ainsi qu’à la Cour suprême du Bénin et au Ministre de la Justice et de la Législation. Il a également salué l’appui de l’OIF et rendu hommage aux membres du jury, parmi lesquels des figures de renom telles que la Professeure Christine Desouches, Maître Robert Dossou ou encore le Professeur Aliou Tine.
Un hommage particulier a été adressé à la Professeure Dandi Gnamou, qualifiée d’« Agodjié des temps modernes », en reconnaissance de l’enseignement des maîtres qui éclairent les chemins parfois incertains de la recherche.
Enfin, le lauréat a tenu à rappeler que cette distinction ne saurait être perçue comme un privilège personnel isolé. Elle s’inscrit dans une dynamique collective, aux côtés des autres lauréats de cette édition, et se reçoit comme une dette morale : celle de travailler avec rigueur, fidélité et responsabilité, dans le respect de l’héritage institutionnel et avec le regard tourné vers l’avenir.
AP-PCC






