La série noire continue pour Baobab Express sur les routes béninoises. Ceci, avec son cortège de souvenirs douloureux. Jeudi 05 février 2026 aux environs de 06h45, l’effroi a de nouveau saisi les voyageurs de l’axe Malanville-Parakou. Un bus de la compagnie Baobab Express SA a croisé la route d’un camion transportant du carburant à hauteur du quartier Bodjécali.
Si le miracle a permis aux neuf passagers de sortir indemnes ou soignés de cette carcasse de métal, le destin s’est montré autrement pour l’un des membres de l’équipage. Le convoyeur du bus n’a pas survécu au choc. La Direction Générale de la compagnie a exprimé sa « profonde tristesse », présentant ses condoléances à une famille désormais plongée dans le noir. Mais au-delà de cette perte humaine, c’est tout un pays qui a senti son cœur se serrer.
Trois ans après, la plaie de Dassa-Zoumè saigne encore
Il est impossible de regarder les images de ce bus immobilisé sans que les flammes de la tragédie de Dassa-Zoumè ne viennent hanter les esprits. Il y a trois ans, le dimanche 29 janvier 2023, le pays s’arrêtait de respirer. Un bus de la même compagnie transformait la route en un brasier infernal, emportant plus de vingt vies dans une tragédie nationale sans précédent.
Ce matin, à Malanville, le scénario catastrophe a ravivé ce traumatisme que le temps peinait à effacer. La peur, restée tapie dans l’ombre des grands axes routiers, s’est rappelée au bon souvenir des usagers.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE



