À Dogbo, village d’Ayomi-Centre, 770 litres de « Sodabi » ont révélé leur face sombre. Ce qui devait être un produit de partage s’est avéré, après l’examen des laboratoires, un péril pour la vie.
L’alerte, suite à une publication de la police républicaine, a été donnée lors d’une saisie opérée par les forces de l’ordre. Sept cent soixante-dix litres d’un alcool à la transparence trompeuse ont été retirés de la circulation. Il aura fallu trois mois de silence et d’analyses minutieuses au Laboratoire central de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments pour confirmer les soupçons. Le verdict est sans appel : le liquide est impropre à la consommation humaine. Derrière l’étiquette de la fabrication locale, se cachait un mélange toxique, désormais interdit de cité.
Ce drame évité se veut un appel à la veille de chaque citoyen. Consommer, c’est aussi choisir de préserver sa santé, en veillant à l’origine et à la pureté de ce qui est versé dans nos verres lors des cérémonies ou des moments de convivialité. La tradition du Sodabi fait partie de notre patrimoine, mais elle ne doit jamais s’affranchir des règles de sécurité qui protègent la vie.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE




