L’exposition immersive Kancícà a pris fin ce samedi 31 janvier 2026 à la Maison de la Culture de Ouidah, après plusieurs semaines d’ouverture au public, de découvertes et de partages. Cette exposition a enregistré la participation de milliers de visiteurs, dont le ministre conseiller au Tourisme, à la Culture, aux Arts et aux Sports, M. Ayibatin Jonas HANTAN, venus saluer une œuvre immersive forte de sens, au croisement de l’histoire, de la création contemporaine et des technologies numériques.
Le concept porté par des afrodescendants vise à mettre en relief la richesse mémorielle du Dahomey d’alors, en la plaçant dans un contexte futuriste tout en prenant le soin de la conjuguer au présent en y apportant une touche technologique exceptionnelle. Un véritable voyage artistique qui fait revivre un pan de l’histoire du Dahomey, presque inconnu de la grande masse. Celle de la reine mère Agontimin, réduite en esclavage et qui est devenue la première fondatrice de la Casa d’Asminas au Brésil. « Kancica » convoque le vodun, l’Atlantique noire, afro brésilienne et de la traite. C’est un projet singulier exigeant et profondément symbolique qui fait de la cité des Kpassè un carrefour d’histoires entremêlées, de renaissance obstinée et d’innovation. « Projeter donc l’œuvre « Kancica » n’est pas un simple choix logistique. C’est un acte de sens et chargé de résonnance. « Kancica » est certes un film mais c’est bien plus qu’une œuvre cinématographique. Il est un regard posé sur nos réalités, nos silences, nos héritages visibles et invisibles. Il interroge, convoque la mémoire, dérange parfois mais surtout nous oblige à penser, à ressentir et à nous situer face à notre propre histoire. « Kancica » a choisi de faire parler ce que l’histoire officielle tait parfois. C’est un projet né il y a un an. « Kancica » est une œuvre immersive mais avant tout un geste de retour, de mémoire et de transmission.
Teddy GANDIGBE




