Les élections municipales et communales du 11 Janvier 2026, ont livré leur verdict. Les nouveaux élus sont connus. 20 conseillers municipaux pour le parti Bloc Républicain (BR) contre 13 pour l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) Entre euphorie et joie, les calculs pour prendre la tête de la commune se font déjà.
La commune de Parakou, la troisième ville à statut particulier du pays, n’échappe pas à cette réalité. Il faut dire pour être complet sur le sujet, que la bataille pour le contrôle de la commune avait commencé bien avant les élections mêmes. Et donc, dans l’attente des résultats desdites élections, les tractations avaient cours. Certains candidats disaient déjà à qui veut les entendre, qu’ils sont le prochain maire de la ville de Parakou. Et c’est logiquement donc, qu’après la proclamation des élections, que les tractations sont entrées dans une phase très active.
Aux manœuvres, six prétendants se positionnent. Il s’agit de Idrissou Adamou Sylla, l’actuel chef du 2ème arrondissement de la ville, Dassouki Issifou Sidi, Zacharie Zul-Kifly, Abdou Razack Maman, actuel directeur de cabinet du maire Inoussa Zimé Chabi, Adamou Karimou Souradjou et l’actuel premier adjoint au maire, Mohamed Yari Taya. La conquête du fauteuil du maire se fera dans un contexte, de ce que l’on pourrait appeler une bataille fratricide, parce que c’est entre élus du bloc Républicain que tout se joue et va se jouer. C’est un véritable conflit de génération qui s’installe. Car, les plus jeunes élus disent que le moment est venu pour la jeunesse de prendre le pouvoir afin de montrer qu’elle est digne de gérer la chose publique. Tandis que les anciens ne l’entendent pas de cette oreille, arguant que cette jeunesse-là, manque d’expérience et de maturité pour faire face aux défis de la commune. Mieux, certaines langues pensent que Parakou est une ville avec beaucoup de spécificités hautement politique ou politisée et que la jeunesse n’a pas encore le cardio nécessaire pour faire face à tout ça. Il faut que le prochain maire soit quelqu’un ayant une expérience avérée pour la gestion de la chose publique.
Cette convoitise du fauteuil du maire de Parakou serait partie de certaines indiscrétions qui font état de ce que l’actuel maire Inoussa Zimé Chabi aurait une préférence pour le parlement suite à son élection comme député.
L’autre chose qu’il convient de mentionner est que derrière chacune de intentions de candidatures pour le poste du maire se trouve un ou des mentors ou soutiens. Certaines sources proches des différents prétendants évoquent, le « monstre à trois têtes » de Parakou, a toujours dicté sa loi, mais a été mis hors à l’occasion des dernières élections législatives.
Issifou Sidi Dassouki, serait un protégé de Samou Seidou Adambi, Zakarie Zul Kifly, aurait le soutien de l’honorable Charles Toko, dont il a été ancien collaborateur à la mairie de Parakou. L’ancien maire Souradjou Karimou Adamou, ancien maire de Parakou, pour le moment, beaucoup voit en lui, celui qui peut faire le job, à cause de l’expérience acquise pendant son passage à la tête de la municipalité de Parakou. Il serait porté par certains cadres de la ville. Idrissou Adamou Sylla, l’actuel chef du 2ème arrondissement de la ville, s’est certainement lancé dans cette bataille avec l’onction du ministre-conseiller à la défense Rachidi Gbadamassi, dont il est l’un des lieutenants dans la commune de Parakou.
Mohamed Yari Taya est un très proche de l’ancien ministre de l’eau. Abdou Razack Maman, actuel directeur de cabinet de la mairie doit avoir un mentor parmi Gbadamassi, Adambi et Toko, pour prétendre briquer le fauteuil du maire. C’est une véritable guerre interne que se livrent les membres d’une même famille politique, pour le contrôle du fauteuil du maire. L’essor de la commune de Parakou doit primer sur toutes autres considérations, dans le choix du prochain locataire de l’hôtel de ville de Parakou.
Albérique HOUNDJO Br/Borgou-Alibori




