Maintenant que les résultats des élections couplées, communales et législatives sont connus, l’heure est aux grands enseignements. Le premier constat qui frappe, les partis d’opposition Les Démocrates (LD) et Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ne seront pas représentés ni au sein des conseils communaux, ni au Parlement, les sept prochaines années.

Voyant la chose venir, d’aucuns avaient estimer que le parti LD de l’ancien président Boni Yayi aurait dû laisser tout ego de côté et faire alliance avec le parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de Paul Hounkpè. Les défenseurs de cette thèse trouvaient que pour s’inscrire dans la dynamique des nouvelles lois électorales, les partis d’opposition devraient faire des accords de gouvernance afin d’additionner plus tard les voix obtenues et espérer avoir 20% dans chaque circonscription électorale. Mais quand on observe les résultats, Fcbe n’a pas rempli le 1er critère qui débouche sur la possibilité d’additionner les suffrages exprimés pour les partis en accord, avoir 10% au plan national. Ni aux législatives, ni aux communales et municipales, le partis de Paul Hounkpè n’a réuni les 10% au plan national. De ce fait, même si LD avait conclu un accord de gouvernance avec Fcbe, cela n’aboutirait à rien. Le résultat serait le même aujourd’hui, les deux partis ne seraient pas éligibles à l’attribution des sièges parce que l’un des parties en accord de gouvernance, en l’occurrence la Fcbe n’a pas réuni à lui seul 10% au plan national.

Par contre si LD avait conclu un accord de gouvernance avec le Bloc Républicain (BR) ou l’Union progressiste le Renouveau (Up-R), il serait éligible à l’attribution des sièges. Avec ses 16,14% de suffrages obtenus au plan national lors des législatives, le parti LD remplit la première condition pour aller au partage des sièges. Il ne lui restait qu’à additionner dans chaque circonscription les suffrages obtenus avec ceux de l’autre parti en accord, BR ou Up-R, pour lever des sièges. La preuve, il y a des circonscriptions électorales où le BR ou l’Up-R n’a pas réuni les 20%. Mais étant en accord, l’un ou l’autre a pu lever des sièges dans ces circonscription, proportionnellement au nombre de voix obtenus. Seulement, un accord entre LD et le BR ou l’Up-R, bien que possible au regard de la loi, serait contre nature puisque reliant un parti d’opposition à un parti de la Mouvance. L’autre chose, c’est de savoir si LD avait manifesté un tel désir, quelle serait la réaction des partis de la Mouvance ? Quel intérêt avaient-ils, étant déjà en accord entre eux, d’accepter conclure un accord avec le parti d’opposition radicale qui, les rendait responsables du vote des lois crisogènes ? En conclusion, solliciter un accord avec le BR ou l’Up-R aurait été une entreprise vaine, vouée à l’échec dès le départ pour le parti d’opposition LD. Pour les partis de la Mouvance, une telle démarche, venant du parti LD, aurait juste été une caution aux lois crisogènes que le parti a passé tout le temps à décrier. Les partis de la Mouvance s’en seraient servi pour humilier Boni Yayi et ses partisans. Voilà le sort qui était réservé au parti Les Démocrates. Rien d’autre !

 

B.H

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