Depuis environ un mois déjà, on parle de l’année 2025 au passé. Comme à son habitude, Matin Libre fait sa sélection des hommes et femmes qui ont marqué l’année. Cette fois, un fait, qui n’était pas prévu, a tenu en haleine le peuple béninois, les derniers jours de l’année 2025. Il s’agit de la tentative manquée de coup d’Etat intervenue, dimanche 7 décembre 2025. Matin Libre en a tenu compte dans son récit des événements et des acteurs.
Voici ceux qui ont fait 2025
Patrice Talon

2025 étant une année charnière dans l’organisation des élections générales de 2026, Patrice Talon était attendu sous les projecteurs étant donné qu’il va boucler son second et dernier mandat. Si les désapprobations autour des lois électorales et la création du Sénat ainsi que l’instauration de la trêve politique ont ramené le Chef de l’Etat au cœur de l’actualité, la tentative de coup d’Etat du 07 décembre 2025 sera l’actualité majeure de l’année. Alors que certains mutins tentaient de renverser le régime, le Président de la République, apparaît en fin de journée sur les écrans de télévision annonçant sa victoire sur l’ennemi. Il va témoigner quelques jours plus tard, la reconnaissance de la nation aux héros de la riposte. Sa présence aux grands événements comme WeLoveya a été perçue comme un moyen de rassurer l’opinion publique de ce qu’il a toujours le contrôle. Son action en 2026 sera suivie à la loupe car il devra transmettre le gouvernail à son successeur.
Boni Yayi

Très actif dès le lancement du processus électoral dans le cadre des élections générales de 2026, l’ancien Président de la République, Boni Yayi n’a pu conduire le principal parti de l’opposition Les Démocrates aux élections présidentielles et communales. Si le retrait du parrainage de l’un des députés de l’opposition a empêché le parti d’être en lice pour le scrutin présidentiel, « Les Démocrates » n’a pu satisfaire aux exigences pour les communales, selon la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA). Après une entrevue avec le Chef de l’Etat, Boni Yayi a étalé ses divergences avec l’actuel locataire de la Marina avant de se muer dans un silence qui suscite moult interrogations. Va-t-il revenir au devant de la scène en 2026? La question reste toute posée.
Nicéphore Soglo

S’il a été reproché souvent de tenir des propos critiques envers le régime de la Rupture pour défendre son fils, contraint à l’exil, Nicéphore Soglo semble avoir changé de registre en 2025. Il ne manquait aucune occasion d’adouber le régime lors de ses sorties au point d’être perçu par certains observateurs comme un nouvel allié de la Rupture. Récemment, il a été aperçu aux manifestations officielles des Vodun Days aux côtés du Chef de l’Etat.
Reckya Madougou

Incarcérée alors qu’elle s’apprêtait à se présenter pour l’élection présidentielle de 2021, l’opposante Reckya Madougou séjourne toujours en prison. Cependant, depuis sa cellule, l’ancienne ministre de la justice continue de répondre aux attentes des populations vulnérables. Ceci, à travers des initiatives sociales à fort impact, portées par des associations comme le Laboratoire de Réflexions et Méthodes Tank RM. En 2025, l’opposante en prison a fait parler son cœur, manifester sa grande philanthropie par des investissements dans le social. Elle a d’ailleurs dit que ce sont les prières de ces femmes et enfants qu’elle ne cesse d’aider qui lui permettent de tenir, alors que ses conditions de détention vont de mal en pire. A l’interne comme à l’étranger, la mobilisation pour la libération de Reckya Madougou n’a cessé de s’amplifier en 2025.
Joël Aïvo

Également incarcéré au même moment que Reckya Madougou, Joël Aïvo continue d’être présent dans l’actualité. Dans un message publié sur sa page Facebook en début d’année de 2025, le constitutionnaliste a témoigné sa reconnaissance aux Béninois. « 2025 est là et l’avènement d’une nouvelle année est pour moi, l’occasion de sortir de la réclusion pour vous formuler mes vœux de bonne et heureuse année. Mais, c’est surtout un des rares moments que j’aime saisir pour vous remercier de vos témoignages d’amitié, de votre confiance et de votre dévouement à mon égard. Malgré le poids de l’épreuve, figurez-vous que je me tiens au courant de tout ce que vous entreprenez, des évènements heureux de notre pays comme des tensions pour lesquelles j’ai foi que, par le dialogue, vous parviendrez à préserver la paix et la stabilité de notre pays, sans lesquelles tout progrès demeure fragile… je ne vous quitterai pas sans vous avoir redit combien votre soutien m’honore, à quel point j’aime notre pays et combien je sens dans ma chair, la mort de nos soldats sur le front et chaque évènement de la vie de notre Nation » a-t-il posté. Alors que plusieurs organismes internationaux juge sa détention arbitraire, Joël Aïvo croupit toujours en prison bien que les experts de l’Onu estiment que la détention du constitutionnaliste et opposant béninois est dépourvue de base légale. Joël Aïvo a été condamné en décembre 2021 par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à 10 ans de prison pour complot contre la sureté de l’État.
Chabi Yayi

Secrétaire aux relations extérieures du parti d’opposition Les Démocrates, Chabi Yayi a été arrêté à son domicile, dimanche 14 décembre 2025, une semaine après la tentative de coup d’Etat manqué. Aux dires de son avocat, l’arrestation du fils de l’ancien président Boni Yayi est liée à l’enquête en cours pour démasquer les auteurs et complices de la tentative de putsch manqué du dimanche 7 décembre 2025. Après son audition, Chabi Yayi a été placé en garde-à-vue. Aux dires de son avocat, Me Augustin Aballo, qui a assisté à l’audition, il n’existe pas, en tant que tel, contre Chabi Yayi, de preuves convaincantes de soupçons d’intelligence ou de concert formé avec des entités ou des personnes qui auraient un grief contre notre pays ou contre ses dirigeants. Il s’étonne donc qu’il ne soit pas mis en liberté après son audition. Chose qui est arrivée dans la soirée du lundi 15 décembre 2025. Chabi Yayi a donc été libéré mais placé sous contrôle judiciaire. Jusqu’à aujourd’hui, il continue de répondre aux convocations.
Malick Gomina

Député de la 13e circonscription électorale, Malick Gomina a marqué les populations de Djougou et environs par diverses actions sociales en 2025. Dans le cadre de la construction de l’Ecole primaire publique (Epp) Gorobani, dans la commune de Djougou, département de la Donga, il a fait don de six tonnes de ciment, huit voyages de sable, deux voyages de graviers. De même, il a apporté son soutien aux orphelinats de la commune de Djougou par le don de 20 sacs de maïs de 100 kg, 32 sacs de riz de 25 kg ainsi que de plusieurs cartons d’huile, destinés à assurer l’alimentation et le bien-être des orphelins accueillis dans ces centres. Cette initiative était à sa 6e édition en 2025. Tout ceci devrait militer à son repositionnement sur la liste du parti Bloc Républicain pour les Législatives de 2025. Mais, le parti en a décidé autrement. Malgré cela, Docteur Malick Gomina s’est plié à la décision du parti, tout en réitérant son soutien aux actions du Président Patrice Talon.
Lionel Talon

Désormais, le nom de Lionel Talon est associé au festival WeLoveEya qu’organise chaque année au mois de décembre le fils du chef de l’Etat. L’année passée, l’événement a encore rassemblé la crème des artistes en vogue les 27 et 28 décembre 2025 à la Place de l’Amazone.
Il y avait, entre autres, Ayra Starr, Didi B, Himra, Kaaris, Keblack, Wizkid, Davido, Naza, La Mano, PCEE, Dadju, Me Gims, Gradur, Burna Boy, etc. Les artistes locaux tels que Nza, Axel Merryl, Vano Baby, Bobo-Wè et bien d’autres étaient également de la partie. Les 27 et 28 décembre 2025, Cotonou était donc le carrefour de la musique urbaine mondiale grâce au festival WeLoveEya. Comme à son habitude, lors des éditions précédentes, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a été aperçu au milieu des festivaliers lors de la performance de Burna Boy, au petit matin du 28 décembre.
Éric Houndété

1er vice-président du parti d’opposition Les Démocrates, l’activité de Eric Houndété en 2025 est essentiellement liée au choix du duo du parti à la présidentielle d’avril 2026. Alors que pour certains, il était le choix idéal pour défendre les couleurs du parti face à Romuald Wadagni, le candidat de la majorité présidentielle, le parti Les Démocrates opta pour l’avocat Renaud Agbodjo. Ce qui entraînera une suite d’événements qui ont fini par porter préjudice au parti Les Démocrates, le dossier de son duo rejeté par la Commission électorale nationale autonome (Céna), pour parrainage insuffisant. Prétextant de ce que le parti n’a pas choisi Eric Houndété, son ami, le député LD Michel Sodjinou a réclamé sa fiche de parrainage par voie d’huissier. Les démarches entreprises par le parti de Boni Yayi pour lui faire entendre raison sont vaines. Même la lettre d’Eric Houndété l’invitant à revenir à de meilleurs sentiments n’a pas produit d’effet. Michel Sodjinou est resté introuvable. Une décision de justice enjoint au parti de lui remettre sa fiche de parrainage et ordonne à la Céna de lui en délivrer une autre en cas de résistance. Son parti recalé à la Présidentielle, Eric Houndété n’était pas sur la liste pour les Législatives. Il a laissé sa place à Jude Lodjou, son suppléant de toujours. Mais, faute de 20% dans chaque circonscription électorale, le parti n’a levé aucun siège pour être représenté à l’Assemblée nationale, 10e législature.
Nourenou Atchadé

Comme Eric Houndété, Nourénou Atchadé, le 2e vice-président du parti d’opposition Les Démocrates, a vécu impuissant les événements qui ont conduit à l’invalidation du duo du parti à la présidentielle de 2026. En lice pour les Législatives, il ne sera pas élu, son parti n’étant pas éligible à l’attribution de sièges, faute de 20% dans chaque circonscription électorale. Le député LD en fin de mandat n’aura d’autre choix que de suivre de loin l’actualité parlementaire les sept prochaines années.
Rachidi Gbadamassi

Ministre conseiller à la défense et à la sécurité, Rachidi Gbadamassi a effectué une visite à l’Agence Béninoise de Protection Civile (ABPC), en avril 2025, pour apprécier ses capacités opérationnelles et soutenir ses efforts de modernisation du dispositif de gestion des risques et catastrophes. Il a promis faire du lobbying pour doter l’ABPC des équipements nécessaires à l’accomplissement efficace de sa mission de sauvegarde des vies. En tournée dans le département du Borgou, Rachidi Gbadamassi a sensibilisé les membres de la Conférence administrative sur la coproduction de la sécurité et l’état des lieux de la gouvernance locale. Avec ses collègues ministres conseillers, ils sont allés toucher du doigt la révolution industrielle en cours à la GDIZ. Mais ce qui aura le plus marqué les populations de la 8e circonscription électorale, c’est le choix de Rachidi Gbadamassi de ne point se présenter aux élections législatives de janvier 2026, ouvrant la voie à une nouvelle génération de député.
Kemi Seba

Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international depuis la tentative manquée de coup d’Etat au Bénin, dimanche 7 décembre 2025. Ce jour, les Béninois se sont réveillés avec les images d’hommes en uniforme à la télévision nationale, annonçant avoir pris le contrôle du pays et arrêté le chef de l’Etat Patrice Talon. Avant que les autorités béninoises ne démentent cette information, Kemi Séba a déjà confirmé sur son réseau social TikToK la réussite du coup d’Etat et le fait que Patrice Talon serait aux mains des putschistes. Dans les heures qui ont suivi, les Béninois constateront qu’il s’agit d’un putsch manqué et que les forces armées béninoises ont réussi à faire échec à la tentative, mettant en déroute les auteurs commandés par le lieutenant-colonel Pascal Tigri. Une enquête a été ouverte et un mandat d’arrêt international est décerné contre Kemi Séba en vue de déterminer sa possible implication dans ce putsch manqué. Toujours pour les besoins de l’enquête, l’ex conjointe de Kèmi Séba a été interpellée et gardée-à-vue avant d’être libérée.
Is-Dine Bouraïma

Engagé aux côtés du régime Talon, Is-Dine Bouraïma apporte sa pierre à l’édifice de la métamorphose du Bénin.
Conseiller Technique au commerce du Ministère de l’Industrie et du Commerce, Is-Dine Bouraïma va certainement continuer ses actions pour davantage ancrer le Bloc républicain dans la 19e circonscription électorale. En 2025, les actions de ce membre influent du parti du cheval cabré à Porto-Novo et environs se révèlent déterminantes lors des élections législatives et communales. Il est également attendu pour sonner la mobilisation autour du candidat de la mouvance pour les élections présidentielles de 2026.
Le Gal Fructueux Gbaguidi

Alors qu’il annonçait qu’en 2025, le défi sera sécuritaire, le Chef d’état-major de l’armée, Fructueux Gbaguidi fera face à une autre réalité imprévisible qui ramenera davantage
l’armée au devant de la scène: la tentative de coup d’Etat du 07 décembre 2025. Hors du territoire national au moment de l’attaque menée par des mutins, le Général Fructueux Gbaguidi a coordonné la riposte qui a permis de mettre en déroute l’ennemi. Sur le champ de battaille contre les groupes terroristes, l’armée béninoise continue de combattre efficacement l’ennemi. Et le Chef d’état-major de l’armée béninoise a toujours insisté sur la nécessité d’une coopération militaire entre le Bénin, le Niger et le Burkina-Faso. « Nous, Béninois, recherchons cette synergie d’action et nous ne désespérons pas que, très bientôt, nous allons avec tous nos voisins travailler ensemble. Le terrorisme travaille en réseau. Ils [les terroristes, NDLR] font
fi des frontières. Nous avons le devoir de nous entendre pour leur opposer une riposte à la mesure de ce qu’ils font », a laissé entendre le Général de division Fructueux Gbaguidi, lors d’une brève déclaration de presse.
Olivier Boko

Autrefois meilleur ami du Chef de l’État, Olivier Boko continue son séjour carcéral depuis son arrestation et sa condamnation dans l’affaire tentative de coup d’Etat depuis 2024. Si les mouvements le soutenant semblent battre de l’aile depuis peu alors que certains proches sont soit arrêtés ou contraints à l’exil, Olivier Boko purge sa peine. Une situation qui ne lui permet pas d’éclore ses ambitions politiques. Est-ce la fin d’une longue amitié?
Elvis ABOU

L’année 2025 aura été déterminante pour Dr Elvis Abou, sociologue, acteur politique et promoteur d’une nouvelle offre politique au Bénin. Cette période a vu l’émergence progressive de sa plateforme politique et le renforcement de sa visibilité dans le paysage national, à l’aube de l’élection présidentielle prévue en 2026.
Un moment fort de l’année a été, le 25 janvier 2025, le congrès constitutif de son parti politique « En Mission pour le Bénin (MPB) », qu’il a présidé à Dassa-Zoumé. Cette initiative visait à mobiliser les citoyens pour une « mission républicaine» de redynamisation de la démocratie et de rapprochement entre dirigeants et populations, sur fond de contestation de certaines réformes politiques récentes. Dans son discours, Elvis Abou a appelé les Béninois de toutes conditions à « reprendre leur parole » pour construire un avenir plus juste et plus inclusif.
En septembre 2025, il a franchi une nouvelle étape politique majeure en adhérant au Bloc de la Troisième Voix, une coalition politique portée par Jean-Baptiste Hounguè, destinée à renforcer l’opposition face à la majorité présidentielle. Cette adhésion, officialisée à Cotonou, a été présentée comme un acte de responsabilité civique pour restaurer la paix, la justice et la démocratie au Bénin. Il a souligné la nécessité de mobiliser les forces vives autour d’un front élargi pour les prochaines échéances électorales.
Parallèlement, fort d’un parcours intellectuel et institutionnel, ancien assistant du président Boni Yayi et expert électoral pour la CEDEAO, Dr Elvis Abou a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2026, affirmant son intention de porter une offre politique centrée sur l’unité nationale, la relève générationnelle, la réconciliation et une gouvernance à l’écoute des citoyens.
Hugues Comlan Sossoukpè

L’année 2025 a placé le journaliste et activiste béninois Hugues Comlan Sossoukpè au cœur d’une affaire judiciaire internationale qui a suscité de vives préoccupations parmi les défenseurs de la liberté de la presse et des droits humains.
Le 10 juillet 2025, alors qu’il participait à l’Ivoire Tech Forum à Abidjan sur invitation officielle, Sossoukpè a été arrêté puis transféré de force au Bénin, malgré son statut de réfugié politique au Togo depuis 2021. Selon plusieurs organisations de défense des médias, cette interpellation s’est faite sans procédure judiciaire formelle, suivie d’un transfert direct vers Cotonou, assimilé à un enlèvement plutôt qu’à une extradition régulière.
Présenté le 14 juillet 2025 devant la CRIET, il a été placé en détention provisoire à la prison civile de Ouidah, où il demeure incarcéré. Il est poursuivi pour incitation à la rébellion, à la haine et à la violence, harcèlement par voie électronique et apologie du terrorisme, des accusations qu’il rejette avec ses avocats.
Directeur de publication du média en ligne Olofofo, interdit en mars 2025, Sossoukpè bénéficie du soutien d’organisations comme RSF et le CPJ, qui réclament sa libération et dénoncent une détention arbitraire ainsi que des entraves à ses droits de défense.
Édouard Loko

L’année 2025 a été riche en réalisations pour Édouard Loko, président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), qui s’est imposé comme un acteur clé de la régulation des médias au Bénin et de la promotion d’un paysage médiatique pluraliste et responsable.
Dans la défense de la souveraineté numérique, il a représenté le Bénin à la conférence sur le droit à l’information à l’ère du numérique à Rabat. Il y a plaidé pour une coopération renforcée entre régulateurs africains, soulignant l’importance de protéger les citoyens et de garantir une information fiable face aux médias numériques et aux réseaux sociaux.
Au niveau national, Édouard Loko a défendu un budget de 3,1 milliards de FCFA pour la HAAC en 2025, destiné à renforcer la surveillance des médias numériques et à lutter contre la désinformation. Cette initiative traduit sa volonté d’accompagner les médias dans leur mission d’information et de formation, tout en consolidant les outils de régulation au service de la démocratie.
Il a également montré sa capacité à gérer des crises. Après l’assaut des mutins à la Société de Radiodiffusion et de Télévision du Bénin (SRTB), il s’est rendu sur place pour soutenir les équipes et rappeler la responsabilité des acteurs de l’information.
Sa contribution a été reconnue par sa décoration en Grand-Croix de l’Ordre National du Bénin, soulignant son dévouement à la régulation médiatique et à l’intérêt public.
José Didier Tonato

L’année 2025 s’est révélée stratégique pour José Didier Tonato, figure majeure de l’action gouvernementale béninoise et ministre du Cadre de vie et des Transports chargé du Développement durable. Elle est surtout marquée par sa nomination, le 26 juin 2025, comme ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, en plus de ses fonctions initiales. Ce cumul de portefeuilles traduit la confiance renouvelée du président Patrice Talon et renforce la cohérence des politiques publiques liées à l’urbanisme, à l’énergie, à l’eau et aux infrastructures, au cœur des enjeux de développement durable.
Sur le plan budgétaire, José Tonato a défendu un budget de 359,568 milliards de FCFA pour son ministère en 2025, axé sur l’amélioration du cadre de vie urbain, la modernisation des transports, l’assainissement et la résilience climatique. Parmi les réalisations majeures figure le lancement de la commercialisation et de la mise en location des 20 000 logements sociaux de Ouèdo, un programme emblématique d’urbanisme durable et d’accès au logement décent.
Engagé sur le front climatique, le ministre a également porté des actions structurantes contre les inondations et l’érosion côtière. En parallèle, sa candidature comme suppléant sur la liste UPR aux élections communales de janvier 2026 à Cotonou confirme son ancrage politique local. En 2025, José Tonato s’impose ainsi comme l’un des piliers de la politique de développement durable du Bénin
Omar Nahli

En 2025, Omar Nahli, Directeur général de Moov Africa Bénin, a poursuivi la dynamique de consolidation et de modernisation de l’opérateur de téléphonie mobile. Sous son leadership, Moov Africa a renforcé sa compétitivité sur le marché béninois à travers l’amélioration de la qualité de service, l’extension de la couverture réseau et le développement de solutions numériques adaptées aux besoins des particuliers et des entreprises. L’année a également été marquée par un engagement social accru de la Fondation Moov Africa, qui a multiplié les actions en faveur de l’éducation, notamment à travers des dons de kits scolaires, l’appui à des établissements et la promotion de l’inclusion numérique. Ces initiatives traduisent la volonté de l’entreprise de contribuer au développement humain, au-delà de la performance commerciale. En 2025, Omar Nahli s’est ainsi illustré comme un dirigeant alliant stratégie économique et responsabilité sociétale.
Wilfried Léandre Houngbédji

En 2025, Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, a occupé une place centrale dans la communication publique de l’Exécutif. Il s’est distingué par des prises de parole régulières sur des sujets sensibles tels que la sécurité nationale, la lutte contre le terrorisme et les grandes réformes économiques et sociales. Son rôle a consisté à expliquer, clarifier et défendre les décisions gouvernementales, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants. Parallèlement, il a multiplié les échanges directs avec les populations, notamment les jeunes de Ouidah et de Tchaourou, afin de renforcer le dialogue citoyen et la compréhension de l’action gouvernementale. En 2025, Wilfried Léandre Houngbédji s’est imposé comme l’une des voix les plus audibles du gouvernement, œuvrant à une communication institutionnelle plus accessible et pédagogique.
Luc Atrokpo

En 2025, Luc Atrokpo, maire de Cotonou, a consolidé son image de dirigeant local engagé, en multipliant les initiatives structurantes au service du développement urbain, social et environnemental de la capitale économique du Bénin.
Sur le plan urbain, il a marqué l’année par une politique de libération des espaces publics, lançant un ultimatum contre l’occupation anarchique des trottoirs, terre-pleins centraux et voies publiques. Cette mesure visait à améliorer la mobilité, la sécurité et l’attractivité de la ville. Cette dynamique s’est accompagnée de la présentation d’un budget communal ambitieux, orienté vers la réalisation de toilettes publiques, de marchés secondaires, de gares routières, d’infrastructures scolaires, d’aires de jeux modernes ainsi que de nouvelles voies pavées et bitumées.
Dans le domaine de l’éducation, Luc Atrokpo a initié des Travaux Dirigés gratuits pour les candidats aux examens de fin d’année et soutenu des projets de coopération éducative internationale au profit des meilleurs élèves de Cotonou.
L’un des faits majeurs de 2025 reste l’organisation à Cotonou d’un sommet Climate Chance, qui a réuni experts, élus locaux et acteurs de la société civile autour des enjeux du changement climatique et de la résilience des villes africaines. Ce rendez-vous a renforcé le positionnement de Cotonou sur la scène de la diplomatie climatique.
Enfin, fidèle à sa vision de gouvernance responsable, le maire a organisé une séance de reddition de comptes et annoncé sa candidature aux élections municipales de 2026, tête liste dans le 13e arrondissement de Cotonou, confirmant son ambition de poursuivre son engagement politique.
Guy Mitokpè

L’année 2025 a été particulièrement intense pour Guy Mitokpè, secrétaire national à la communication du parti Les Démocrates (LD), qui s’est imposé comme l’une des voix les plus audibles de l’opposition béninoise. Entre dialogue politique, dénonciation des dérives électorales et engagement citoyen, il a occupé une place centrale dans l’actualité nationale.
Le fait marquant de l’année demeure la rencontre du 28 juillet 2025 avec le président Patrice Talon, au cours de laquelle Guy Mitokpè a conduit une délégation des Démocrates. Cette audience a permis d’aborder des sujets majeurs tels que l’emploi des jeunes, le coût de l’électricité et de l’internet, ainsi que les préoccupations liées au code électoral. Face aux polémiques, il a rejeté toute récupération politique, affirmant agir sur mandat de son parti.
Sur le terrain démocratique, Guy Mitokpè a multiplié les prises de position contre ce qu’il qualifie de manœuvres visant à fragiliser son parti, notamment autour des 28 parrainages requis pour la présidentielle de 2026. Il a appelé à la transparence du processus électoral et réaffirmé la participation des Démocrates aux scrutins de 2026.
Candidat aux législatives du 11 janvier 2026, cité dans la 16e circonscription, il a mené campagne pour son parti. Toutefois, Les Démocrates n’ayant pas franchi le seuil de 20 %, il n’a pas été élu député
Sabi Sira Korogoné

C’est l’affaire tentative de coup d’Etat du 7 décembre 2025, qui a véritablement remis Sabi Sira Korogoné au devant de l’actualité politique nationale. Il est vrai que le personnage est connu pour être une voix critique du régime de la rupture. Il n’a de cesse remis en cause, la pertinence de la plupart des réformes de la gouvernance de Patrice Talon.
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a émis un mandat d’arrêt international contre cet acteur politique, dans le cadre de l’enquête ouverte après la tentative de coup d’État du 07 décembre 2025, aux fins qu’il soit appréhendé et remis aux autorités béninoises par interpol.
Le mandat d’arrêt international contre Sabi Sira Korogoné, est motivé par le fait que, l’ancien président du Mouvement Populaire de Libération (MPL), avait fait une publication le samedi 6 décembre qui annonçait un évènement le lendemain, 7 décembre 2025, sans y préciser la nature.
Bertin BADA

Le chef du cabinet militaire du Président de la République Patrice Talon, Général de Division aérienne Bertin BADA, assurait cette fonction depuis 2016, tranquillement jusqu’au petit matin du dimanche 7 décembre 2025, où, il a été la cible d’une attaque à son domicile par les mutins du coup d’Etat. Dans cette attaque, son épouse est passée de vie à trépas.
A la suite de cet évènement malheureux, il a été promu par le Président de la République général de Corps Aérien. Il devient de ce fait, le tout premier officier de l’armée de l’air, à porter ce grade au Bénin. A quelque chose, malheur est bon.
Dieudonné Djimon Tévoèdjrè

Dieudonné Djimon Tévoèdjrè, commandant de la Garde républicaine, est l’homme qui a neutralisé plusieurs tentatives de déstabilisation du pays. Il a refusé la compromission. En effet, c’est lui, Dieudonné Djimon Tévoèdjrè, qui a révélé, l’affaire Olivier Boko. Un dossier dans lequel, Olivier Boko et Oswald Homeky ont été jugés pour « complot contre l’autorité de l’Etat », « corruption d’agent public » et « faux et usage de faux ». Les deux mis en cause ont écopé de 20 ans de réclusion.
Par rapport à la tentative du coup d’Etat du dimanche 07 Décembre 2025, le patron de la garde républicaine était au front avec les hommes de son
unité et a défendu vaillamment la République. Une riposte qui a permis de mettre hors d’état de nuire, les mutins. Le Colonel-Major Dieudonné TÉVOÈDJRÈ a été promu Général de brigade, pour ses bons et loyaux service rendus à la nation béninoise. Une reconnaissance méritée.
Abou Issa

Après une attaque de son domicile lors des évènements du 7 décembre 2025, le général Abou Issa avait été enlevé et séquestré par les mutins. Il a été libéré par la suite sains et saufs au terme d’une opération conduite par les forces loyalistes. Après ces évènements malheureux, Abou Issa promu général de corps d’armée. C’est l’un des grades les plus élevés des Forces armées béninoises. La promotion a été prononcée lors du Conseil des ministres du 26 décembre 2025, avec effet à compter du 15 janvier 2026. Cette distinction récompense son parcours militaire fait de responsabilités et d’engagement au service de l’État.
Gomina Faizou

Le Colonel GOMINA a pris les rênes de la Garde Nationale, le lundi 1er juillet 2024. Ancien enfant de troupe, il est titulaire d’un Master 2 en Stratégie Défense-Sécurité-Gestion des Conflits Armés et des Catastrophes. C’est un homme d’expérience, un militaire au parcours exceptionnel. Sa nomination à la tête de la garde nationale est intervenue, en conseil des ministres, le mercredi 19 juin 2024. Il fait partie des figures clés de l’appareil sécuritaire du Bénin. Il a été enlevé par les mutins qui étaient à la manœuvre du coup de force du dimanche 7 Décembre 2025. Il a été par la suite libéré.
Le Colonel Faïzou Gomina a été promu Général de brigade à compter du 15 janvier 2026, à l’issue du Conseil des ministres extraordinaire du 26 décembre 2025. Une promotion qui marque la reconnaissance d’un parcours militaire et d’un engagement constant au service de la défense nationale. Faïzou Gomina, avec ce nouveau grade est appelé à jouer un rôle renforcé dans la chaîne de commandement et dans la consolidation de la discipline et de la stabilité au sein des Forces armées béninoises.
Kokou Brice Allowanou

C’est son engagement et ses résultats professionnels probants obtenus qui lui ont valu la confiance du chef de l’État, Patrice Talon, qui l’a promu directeur général adjoint de la Police républicaine en mars 2024 et directeur général le 05 février 2025, poste qu’il occupe à ce jour. Le Contrôleur Général de Police Kokou Brice Allowanou a été nommé directeur général de la Police Républicaine, il a officiellement pris fonction, le vendredi 07 février 2025.
Il a été élevé au grade d’inspecteur général de police de deuxième classe, par le Chef de l’Etat, Patrice Talon, par décret en date du 26 décembre 2025. Une reconnaissance méritée, à cause de sa remarquable contribution aux performances de la Police républicaine dans le domaine de la sécurité publique et dans la gestion des grandes enquêtes judiciaires ces dernières années.
Komi Koutché

L’actualité de Komi Koutché en 2025 reste marquée par son statut de figure de proue de l’opposition en exil. Ancien ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances sous Boni Yayi, il vit aux États-Unis depuis plusieurs années. En 2025, son nom est revenu au premier plan dans le cadre de la préparation des élections générales de 2026. Malgré son éloignement géographique, il conserve une influence notable sur une partie de l’électorat, notamment à travers ses interventions numériques régulières où il critique la gouvernance du Président Patrice Talon. Les prises de position de Komi Koutché en 2025 concernent le duo Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata et sont marquées par une critique virulente de ce qu’il qualifie de « succession déguisée ».
Komi Koutché a dénoncé le choix de Romuald Wadagni comme une volonté du président Patrice Talon de se choisir un successeur fidèle plutôt que de laisser le libre jeu démocratique s’opérer. Selon lui, cette désignation vise principalement à « cacher les arrières » du pouvoir sortant et à garantir une protection judiciaire après 2026. Il s’interroge publiquement sur la sincérité du soutien de la coalition présidentielle autour de ce duo, suggérant des divisions internes latentes. Sur le plan technique, bien qu’il reconnaisse les compétences de technocrate de Romuald Wadagni, il considère que ce profil est un handicap pour diriger un État. Il soutient que les politiciens « rouleront dans la farine » un président trop concentré sur les chiffres. Concernant Mariam Chabi Talata, il voit en son maintien sur le ticket présidentiel une stratégie de façade pour conserver les bases électorales du Nord, sans pour autant proposer une réelle rupture ou une nouvelle offre politique. Depuis son exil, Komi Koutché affirme que ce duo ne peut incarner l’unité nationale tant que des figures de l’opposition restent exclues du processus électoral par des barrières juridiques ou le système de parrainage. Pour lui, l’élection de 2026, avec le duo Wadagni-Talata, risque d’être une simple formalité administrative si les conditions d’une compétition inclusive ne sont pas réunies.
Par ailleurs, dans le contexte de la révision constitutionnelle de novembre 2025 instaurant le septennat, Komi Koutché a été l’une des voix les plus critiques. Il a dénoncé une manœuvre visant, selon lui, à verrouiller davantage le système politique et à prolonger l’influence du camp actuel au-delà des limites initiales.
Romuald Wadagni

L’événement majeur de l’année 2025 reste le choix porté sur Romuald Wadagni par la mouvance présidentielle pour succéder au président Patrice Talon. Le 31 août 2025, il a été officiellement désigné comme le candidat du camp au pouvoir. Cette annonce a transformé son image de technicien des finances en celle d’un homme politique de premier plan. En octobre 2025, il a été investi aux côtés de sa colistière, Mariam Chabi Talata, lors d’un grand rassemblement politique visant à mobiliser les bases des partis de la majorité.
Parallèlement à ses fonctions ministérielles, Romuald Wadagni a multiplié les apparitions publiques à travers le pays durant le dernier semestre de 2025. Cette stratégie visait à accroître sa popularité auprès des populations rurales et des jeunes.
En 2025, Romuald Wadagni, Ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances de la République du Bénin, a occupé une place centrale dans la conduite de la politique économique et financière nationale. Il s’est distingué par l’élaboration, la présentation et la mise en œuvre du budget de l’État pour l’exercice 2025, fondé sur des principes de rigueur budgétaire, de soutenabilité de la dette et de poursuite de la croissance économique.
Au cours de cette même année, Romuald Wadagni a poursuivi les réformes structurelles engagées dans les domaines de la fiscalité, de la gestion des finances publiques et de l’attractivité économique. Il a œuvré au renforcement de la crédibilité financière du Bénin, tant sur le plan national qu’international, en améliorant les mécanismes de mobilisation des ressources et en optimisant les stratégies de financement de l’État. Ces efforts ont contribué à préserver la confiance des Partenaires techniques et financiers ainsi que des investisseurs.
Mario Mètonou

En 2025, Mario Mètonou, en sa qualité de procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), a poursuivi avec rigueur l’exercice de ses hautes fonctions judiciaires. En 2025, Mario Mètonou a continué de piloter des dossiers sensibles.
L’année 2025 a été particulirement marquée par deux procès retentissants devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, impliquant des figures politiques majeures sous la direction du procureur spécial Mario Mètonou : le procès du complice principal d’Oswald Homeky dans l’affaire de la tentative de coup d’État de septembre 2024, l’homme d’affaires, Olivier Boko.
Considéré pendant longtemps comme l’ami intime et le plus proche collaborateur du président Patrice Talon, Olivier Boko a été arrêté en même temps que l’ancien ministre des Sports. Lors du procès qui s’est tenu devant la Criet en janvier 2025, il a été reconnu coupable de complot contre la sûreté de l’État, de corruption d’agent public et de blanchiment de capitaux.Tout comme Oswald Homeky, Olivier Boko a été condamné le 31 janvier 2025 à une peine de 20 ans de réclusion criminelle. En plus de cette peine de prison, les deux hommes ont été condamnés à verser solidairement 60 milliards de F Cfa de dommages et intérêts à l’État béninois, ainsi qu’une amende individuelle de 4,5 milliards de F Cfa.
Une troisième personne, Rock Nieri, a également été condamné à la même peine de 20 ans de prison dans le cadre de ce dossier. L’accusation a soutenu qu’Olivier Boko était le financier de l’opération, ayant mobilisé les fonds destinés à corrompre le commandant de la garde républicaine.
Louis Vlavonou

En 2025, Louis Gbèhounou Vlavonou, a continué d’exercer avec autorité et constance la haute responsabilité qui lui est confiée à la tête du pouvoir législatif. En sa qualité de Président de l’Assemblée
nationale, il a joué un rôle moteur dans l’adoption d’une réforme constitutionnelle majeure pour le Bénin.
Cette révision, portée par la majorité parlementaire, a été officiellement adoptée dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025 par 90 voix contre 19. La réforme marque entre autres,
un changement significatif concernant la durée des mandats électifs. Le mandat du président de la République, des députés et des maires passe désormais de 5 ans à 7 ans. La Constitution maintient toutefois le verrou limitant l’exercice du pouvoir à deux mandats présidentiels au cours de la vie.
Pour rappel, élu au perchoir pour la 8ème législature, Louis Vlavonou a dirigé les débats qui ont conduit à l’adoption de la loi constitutionnelle le 31 octobre de la même année. Il est donc l’une des rares personnalités politiques à avoir présidé le Parlement lors des deux révisions constitutionnelles majeures du Bénin (celle de 2019 et celle de novembre 2025). « La révision de notre loi fondamentale n’est pas une fin en soi, mais un levier pour adapter nos institutions aux ambitions de développement de notre nation. », avait défendu Louis Vlavonou.
Les Guépards du Bénin

Absents lors des deux dernières organisations (2021, 2023), les Guépards du Bénin footballeurs étaient de retour dans la plus prestigieuse compétition continentale football en Afrique en 2025. Crédités d’une performance sportive encourageante lors des éliminatoires de la CAN Maroc 2025, faite de deux victoires, deux nuls et deux défaites, les Guépards du Bénin se sont offerts le second billet qualificatif du groupe D ( Nigeria, Bénin, Rwanda, Libye) derrière le Nigeria pour confirmer sa présence en terre marocaine. Logé dans le groupe D au côté du Sénégal (sacré champion de la CAN 2025), de la RDC et du Botswana, le Bénin s’est frayé un chemin pour s’inscrire parmi le top 16 des meilleures nations de l’Afrique en accédant au huitième de finale de la CAN Maroc 2025. Malheureusement le parcours des Guépards s’est arrêté à ce stade de la compétition (huitième de finale) car défaits par les Pharaons d’Égypte (1-2) au terme des
prolongations. Même si le Bénin n’a pas pu rééditer son exploit de la CAN Egypte 2019 ( Quart de final), il a coché une nouvelle case dans cette compétition, celle de la victoire dans le temps réglementaire. En effet, les Guépards ont obtenu leur première victoire en phase finale d’une CAN lors de leur deuxième sortie face au Botswana (1-0) grâce à la réalisation du latéral gauche Yohan Roche. Si au plan comptable, le résultat des Guépards est le moins reluisant fait de trois défaites contre une victoire en quatre sorties, la neuvième place occupée par le Bénin (sur les 24 nations présentes) au classement général des équipes ayant une bonne possession de balle montre le visage entreprenant montré par Steve Mounié et ses coéquipiers lors de cette expédition marocaine.
Sidikou Karimou

Figure de proue du sport du Bénin depuis ces quatre dernières années, Sidikou Karimou confirme tout le bien que les avertis du sport béninois pensent de lui et sa gestion en se hissant une fois de plus à la tête de la fédération béninoise de handball. Point de surprises, la famille du handball béninois à l’unisson a reconduit le Président Sidikou Karimou à la tête de la faîtière de la moyenne balle avec pour mot d’ordre « On ne change pas l’équipe qui gagne ». En effet, c’est par une acclamation nourrie que les délégués à l’Assemblée Générale Élective du 27 septembre 2025 tenue à la Maison du Tourisme de Ouidah ont accordé un nouveau mandat de quatre ans au Président Sidikou Karimou. En 2025, le mérite de Sidikou Karimou est reconnu à bien des égards. Classé Meilleur dirigeant avec la fédération béninoise de handball par le ministère des sports lors de la remise des subventions aux associations et fédérations pour le compte de l’année 2025, Sidikou Karimou a réédité cette prouesse à la première édition des Awards du Sport Béninois tenue au Canal Olympia de Cotonou le 4 avril 2025. Sur le plan continental, la compétence du Président Sidikou Karimou est reconnue et sollicitée. D’ailleurs c’est ce qui a milité à sa promotion dans l’instance dirigeante du handball africain, la Confédération Africaine de Handball (CAHB). Autrefois vice-président du groupe de travail « Marketing et Communication » de la Confédération africaine de handball, Sidikou Karimou est promu et tient désormais la présidence de la commission de développement de la CAHB de 2025, une reconnaissance entérinée au détour de l’AGE de la CAHB. Rappelons qu’avant cette promotion, le patron du handball béninois, Sidikou Karimou a été honoré par la Confédération Internationale des Unions Sportives Francophones (CIUSF). En Mai 2025, Sidikou Karimou est nommé au poste de responsable en charge de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) de la Confédération Internationale des Unions Sportives Francophones (CIUSF). Une année de consécration tout simplement pour le sportif Sidikou Karimou.
Benoit Dato

Bannir de la tête de tous les citoyens du Bénin l’assertion « Ministère du football et des autres sports », que bon nombre de béninois conçoivent le département en charge des sports depuis la nuit des temps, le jeune ministre des Sports Benoît Dato en fait son cheval de bataille. Aucun moyen pour formater cette perception n’est contraignant pour Benoît Dato. En charge de ce département ministériel depuis deux ans, le ministre Benoît Dato met en œuvre tous les stratagèmes pour apporter le soutien d’état de façon proportionnelle à toutes les disciplines dûment inscrites dans les annales du mouvement sportif béninois. La prise en charge de toutes les sélections nationales pour les compétitions internationales peu importe la discipline, le soutien financier conséquent aux différentes associations et fédérations sportives pour la promotion de leurs activités, la formation des formateurs, la reconnaissance des mérites sont entre autres actions implémentées par le ministre Benoît Dato depuis son avènement à la tête du ministère des sports du Bénin pour insufler un vent nouveau au sport béninois. En 2025, les premiers fruits de ces réformes ont été au rendez-vous avec le retour du Bénin à la CAN tant au football après deux absences (2021 et 2025), qu’au handball. Après trente années d’absence, le Bénin retrouve la CAN handball, fruit des belles performances de ses équipes et clubs dans les compétitions continentales corollaire de la dynamique impulsée par l’équipe ministérielle et celle fédérale du handball au Bénin.
Pascal Tigri

Pascal Tigri, un officier supérieur autrefois admiré pour sa rigueur, a plongé le Bénin dans la stupéfaction le 7 décembre 2025. Sa tentative de coup d’État ratée a rompu la longue tradition de stabilité républicaine au sein de l’armée. Cet acte de force inattendu a immédiatement transformé le soldat respecté en l’ennemi public numéro un. En disparaissant après l’échec de son attaque, il est devenu le fugitif le plus recherché du pays. Son action a contraint l’État à entreprendre une profonde restructuration de l’appareil sécuritaire et à renforcer la surveillance interne. En 2025, Tigri a laissé une empreinte négative dans l’histoire nationale, incarnant la menace d’un retour au militarisme politique.
Me Renaud Agbodjo

L’année 2025 a été celle d’un tournant stratégique pour Me Renaud Agbodjo. En tant qu’avocat et figure emblématique du parti « Les Démocrates », il était considéré comme le candidat idéal pour la présidentielle de 2026. Cependant, son incapacité à obtenir les parrainages nécessaires a mis un terme à ses ambitions officielles. La surprise n’est pas venue de son exclusion, mais de sa réaction : un retrait total et un silence médiatique complet. En choisissant l’ombre plutôt que la contestation publique, il a transformé son éviction en un puissant symbole des blocages du système électoral. Ce retrait réfléchi a préservé son influence, faisant de lui une figure d’observation dont chaque geste futur est scruté. En 2025, son silence a fait plus de bruit.
Conrad Gbaguidi

En tant que président du Conseil Économique et Social (Ces), Conrad Gbaguidi a marqué l’année 2025 en transformant une institution habituellement discrète en un acteur clé du débat public. Il a rompu avec la réserve de ses prédécesseurs pour impliquer le Ces dans une dynamique de proximité. Cette visibilité inattendue a redonné de la crédibilité à l’institution, désormais perçue comme un lien entre le sommet de l’État et la base citoyenne. En 2025, Gbaguidi a démontré qu’une volonté de réforme pouvait revitaliser n’importe quel organe constitutionnel.






