(Un véritable frein pour les activités culturelles)
L’Université de Parakou (Up) dispose en son sein d’institutions à caractère syndical et culturel. Les institutions à caractère syndical défendent les étudiants et portent la voix estudiantine auprès des autorités universitaires. Quant aux institutions à caractère culturel, elles sont spécialisées dans le domaine de l’art et de la culture. En effet, leur rôle est d’éduquer, de former et de distraire le public, en particulier les étudiants, en dehors des cours universitaires.
Cependant, ces institutions font face à un problème très sérieux : le manque d’espace adéquat pour les répétitions. Depuis des lustres, les institutions à caractère culturel souffrent d’un mal récurrent et, malgré les plaintes, les autorités n’arrivent pas totalement à satisfaire leurs besoins.
Ces institutions ont droit à un cadre propice pour leurs répétitions, étant donné qu’elles sont des associations d’éducation, de formation et de divertissement. Or, le constat généralement fait est que ces dernières n’ont pas un cadre fixe. Contrairement à l’Université d’Abomey Calavi (Uac) qui dispose d’un cadre de répétition pour ses institutions.
Après maintes demandes et supplications, ces dernières ont reçu des faveurs qui se trouvent parfois insuffisantes. Le lieu qui leur est finalement attribué comme lieu de répétition est le terrain de basket qui n’est plus utilisé par les sportifs et qui se trouve derrière les résidences BADEA, où toutes les institutions sont amenées à répéter. Malheureusement, cet espace est rongé par les arbres et les herbes, et les institutions sont obligées de se ranger dans un coin pour répéter.
De plus, cet espace est à ciel ouvert, ce qui expose les artistes au soleil, à la pluie, au froid et à la chaleur sous toutes leurs formes. À certaines heures, les artistes sont obligés de prendre abri sous les arbres à cause du soleil ardent, ou d’autres sont obligés de répéter dans la soirée après 15 heures.
D’autres sont obligés de commencer les répétitions carrément à 17h, toujours pour la sécurité sanitaire des artistes. C’est pourquoi les artistes sont obligés de stopper la répétition et de rentrer lorsque l’obscurité commence par prendre le dessus ou parfois de faire avec les lampes torches des téléphones portables lorsque les répétitions s’avèrent urgentes, le tout pour la bonne marche et pour la réussite de leur événement.
Dans cette même optique, l’Union Nationale des Étudiants de l’Université de Parakou a obtenu sept lampadaires solaires en novembre 2025, grâce à son partenariat avec Esom, qui ont permis d’éclairer certains recoins du campus tels que le portail du Rectorat, le jardin Gbadamassi, les terrains de volley et de basket, ainsi que l’axe menant vers le terrain de football. Cependant, le lieu reconnu pour la répétition n’a pas bénéficié de cette faveur.
Dernièrement, plus précisément en décembre 2025 passé, une campagne d’équipements du campus de lampadaires a été faite où les environs de la scolarité centrale du rectorat annexe ont été équipés de lampadaires. Une fois de plus, l’espace de répétition a été oublié. Vu la promiscuité qui règne, et que toutes ces associations doivent répéter en ce même lieu, d’autres sont obligés de répéter à l’entrée des résidences Badea ou Mohamed VI, et d’autres encore à des endroits inappropriés, après de nombreuses négociations.
En dehors des autres associations, les institutions à caractère culturel comme l’Union Culturelle et Artistique Olatomi de l’Université de Parakou (Ucao-Up) et l’Ensemble Artistique et Culturel des Étudiants de l’Université de Parakou (Eacep-Up) qui disposent de plusieurs sections, sont obligés de se répartir par heure de répétition.
C’est le cas par exemple de la résidence Mohamed VI qui est parfois envahie par les mannequins de l’Eacep, où accéder aux résidences devient un sérieux combat les jours de répétition. Plus loin, on a l’exemple de l’Ensemble Artistique et Culturel Ganvaxi qui répètent sous les manguiers à proximité de l’amphithéâtre 1 de l’Up, faute d’espace, et ce, après une lutte farouche.
Le Cercle des Étudiants Baatombu et Sympathisants de l’Up (Cebs-Up) qui répète en face du studio du campus derrière les résidences BADEA. D’autres sont carrément obligés d’aller répéter à l’Institut Français de Parakou sous demande.
Ce manque d’espace n’est pas sans conséquence. Il occasionne de nombreux problèmes, notamment des conflits répétés entre responsables résidents et responsables d’institutions, qui sont dus au bruit des artistes, qui empêchent les résidents de se reposer ou d’apprendre après les cours.
Aussi, on peut ajouter les difficultés pour les artistes de répéter; les problèmes liés à la santé des artistes, les conditions de répétition difficiles comme la chaleur, le froid et l’humidité qui peuvent avoir des conséquences négatives sur la santé des artistes; Limitation des activités culturelles comme le manque d’espace de répétition qui peut limiter le nombre et la qualité des activités culturelles proposées aux étudiants.
C’est pourquoi le samedi 04 octobre 2025, lors de la passation de charge du bureau du Comité de Gestion des Résidences, le Directeur Général honoraire de l’Ucao-Up, Romaric Setondji Adjogbe, a invité le nouveau bureau à la patience et à la compréhension afin qu’ils puissent permettre aux artistes de répéter au niveau des résidences quelques fois en dehors de ces horaires et jours de répétitions fixés par les autorités pour éviter ces éventuels conflits à l’avenir.
À ces différents défis, d’éventuelles solutions peuvent être proposées
La création d’un espace de répétition dédié : L’université pourrait créer un espace de répétition dédié aux institutions à caractère culturel, équipé de tout le nécessaire pour les répétitions;
Aménagement d’un espace existant : L’université pourrait aménager ce lieu de répétition déjà convenu aux artistes ou un autre espace existant pour le transformer en espace de répétition pour les institutions à caractère culturel;
Partenariat avec des structures externes : L’université pourrait établir des partenariats avec des structures externes comme salles de spectacle, centres culturels pour offrir des espaces de répétition à ces institutions;
Subvention pour les institutions : L’université pourrait accorder des subventions aux institutions à caractère culturel pour leur permettre de louer des espaces de répétition externes.
Kouassi Oswald SIDOL (Stg)
