Au pied du Palais, là où l’histoire se fige et se décide, Une silhouette de bronze défie le temps, droite et lucide. L’Amazone de métal, le regard vers l’infini, Semble porter en elle le souffle de celle qui est partie.
Car si le monument se dresse aujourd’hui, superbe et fier, Il tire sa force des femmes qui ont affronté le fer. Berthe Bada n’est plus, la tempête l’a emportée, Mais son sacrifice donne au bronze sa véritable identité.
Elle a payé le prix, celui que seules les braves connaissent, Quand le devoir appelle et que les ombres s’empressent. Tombée dans le fracas d’un destin brisé, Elle est devenue cette sentinelle que nul ne peut briser.
Il y a entre cette stature et son souvenir un lien sacré : L’une est la forme éternelle, l’autre est la vie donnée. Près de la présidence, l’Amazone ne veille pas seule, Elle porte le courage de Berthe comme un linceul de gloire.
Passant, regarde ce monument et souviens-toi, Qu’une femme, une vraie, a tenu sa foi. La stature de bronze n’est que le miroir éclatant, Du sang de Berthe Bada, versé pour le présent.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE

