Avant que les bureaux de vote n’ouvrent leurs portes dimanche 11 janvier 2026, le Bénin a vécu une journée de samedi marquée par des décisions sécuritaires fortes et une activité diplomatique intense à la Cena. Retour sur les coulisses d’un lancement de scrutin millimétré.

Tout était prêt bien avant le premier bulletin. Alors que les citoyens s’apprêtaient à accomplir leur devoir civique ce dimanche, les autorités électorales et sécuritaires avaient déjà verrouillé le dispositif dès le samedi 10 janvier. Entre l’officialisation du démarrage des opérations et le renforcement de la surveillance aux frontières, rien n’a été laissé au hasard.

 Le top départ de la Cena

 C’est dans la soirée du samedi que le Président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Sacca Lafia, a donné le signal officiel au siège de l’Institution. Cette cérémonie de lancement, loin d’être une simple formalité, a marqué le début effectif du processus sur l’ensemble du territoire national. Lors de son allocution, le Président de la Cena a martelé les principes cardinaux de cette double échéance : liberté, transparence et inclusion. Il a surtout appelé les électeurs à faire preuve de discipline, rappelant que l’organisation technique était totalement opérationnelle conformément aux lois en vigueur.

Une expertise internationale en renfort

La journée du samedi a également été marquée par une séquence diplomatique majeure. Sacca Lafia a reçu une délégation de la Commission électorale centrale de la Fédération de Russie, conduite par Andreï Shutov. Cette rencontre, centrée sur le partage d’expériences en matière de sécurisation et de transparence des scrutins, s’est conclue par l’accréditation des délégués russes. Ces derniers ont ainsi rejoint les rangs des observateurs internationaux pour scruter le bon déroulement des opérations de ce dimanche.

Un pays mis sous « cloche » par le Ministère de l’Intérieur

Parallèlement à l’agitation à la Cena, le Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique a instauré un climat de rigueur dès le samedi soir. Pour garantir la paix et l’ordre public, des mesures restrictives ont été appliquées. Entre autres : l’interdiction des marchés et des manifestations publiques ; la fermeture obligatoire des débits de boissons de 06h à 20h le jour J. En amont du vote, le message des autorités était clair : le civisme devait être le seul maître d’œuvre. Ces préparatifs rigoureux, combinés à une observation internationale attentive, visaient à rassurer une population en attente de transparence. Ce lundi, alors que les premiers dépouillements occupent l’actualité, le souvenir de cette veille de scrutin témoigne d’une organisation qui n’a voulu laisser aucune place à l’imprévu.

Fifonsi Cyrience KOUGNANDE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici