Quel match héroïque des Béninois !!!  Alors que tout le monde les voyait n’être qu’une bouchée pour les Egyptiens, ils ont fait montre de qualités morales et tactiques qu’on était loin de leur soupçonner.

Pourtant, tout était mal parti, avec l’absence, pour cause de blessure, de son leader et buteur, Steve Mounié. Mais contre mauvaise fortune bon cœur, Gernot ROHR a dû opérer un net virement au niveau tactique. Plus de balles balancées, à l’aveugle, pour la tête chercheuse de leur capitaine. Tosin, qui a pris la pointe de l’attaque, a un physique plus râblé, avec un centre de gravité assez bas pour garder le ballon et permettre de jouer plus groupés.

 Malheureusement, lui aussi a dû sortir sur blessure. Mais cela n’a nullement affecté l’homogénéité de l’équipe. Elle a continué à jouer groupée, ce qui a multiplié les redoublements de passes, en triangle qui est la base géométrique pour toute bonne pratique collective du football.

LE MANQUE D’HABITUDES DE VICTOIRES SANCTIONNÉ.

Dominateurs depuis leurs bases arrières, les Guépards ont perdu un match qu’ils auraient dû gagner. Malheureusement, leurs transitions offensives ont été très lentes, par manque d’imagination. Même en supériorité numérique, le porteur du ballon a perdu les passes à faire. Soit par mauvais choix, soit par défaillance technique. Toujours est-il que le Bénin aurait dû battre cette Egypte qui est brinquebalante, a l’exemple du fantomatique Mohamed Salah qui n’a eu que son but pour le sauver de l’anonymat.

 TOMBÉS LES ARMES À LA MAIN

Au final, comme depuis le début de cette CAN, les favoris ont fini par l’emporter. Mais beaucoup plus difficilement que prévu. C’est dire que les valeurs du football africain se resserrent vers le haut. Les Béninois sont tombés, les armes à la main. Parce que n’ayant pas été formés pour les utiliser contre les adversaires. C’est là que doit se poursuivre le travail de fond, initié par le Gouvernement, à travers le Ministère des Sports.

 La Direction Technique est déjà en place. Vivement qu’elle se hâte de soumettre un programme de travail pyramidal. Pour que les victoires soient pérennisées par un travail, à la base, à travers tout le pays.

  Béchir MAHAMAT

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