Pour commémorer la mémoire des millions d’hommes, de femmes et d’enfants  déportés dans la tragédie de la traite négrière, une seule occasion s’offre à la cité historique de Ouidah, la  »Jistna », entendez, journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. Ainsi,  Chaque année, le Bénin s’associe au reste du monde pour célébrer en liesse  cette journée qui se veut être, pour les filles et fils de la cité des Koassè, un moment de profond recueillement, de retrouvailles et de retour à la source.  instaurée par l’UNESCO, cette journée revient annuellement sur les traces du passé sombre de l’esclavage afin d’en laisser des traits pour raviver la flamme de la résilience dans le rang de la jeune génération pour qui, l’histoire restera le seul socle tangible sur lequel ils pourront bâtir le demain du continent africain.

L’édition 2025, portée par le thème « Mémoire, résilience et avenir : honorer les victimes, construire pour demain », rassemble chercheurs, artistes, gardiens de mémoire et membres de la diaspora venus du Bénin et d’ailleurs. Tous soulignent que la mémoire n’est pas seulement un devoir moral, mais aussi un socle politique et culturel pour forger un futur plus équitable.

À cette occasion, le Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, a mis en exergue plusieurs initiatives emblématiques entreprises par le gouvernement afin de relier le passé à l’avenir :

La loi sur la nationalité accordée aux Afro-descendants, qui offre aux fils et filles de la diaspora la possibilité de renouer, à la fois juridiquement et symboliquement, avec leur terre ancestrale.

Le Musée International de la Mémoire de l’Esclave (MIME), en cours de création au Fort portugais de Ouidah, destiné à devenir un haut lieu de mémoire, de recherche et de transmission universelle.

La restauration du Parcours Mémoriel de la Cité-Musée de Ouidah, retraçant les étapes de la Route de l’Esclave, de la Place aux Enchères jusqu’à la Porte du Non-Retour.

Le projet du Bateau du Départ, reconstitution fidèle d’un navire négrier, pensé comme une expérience immersive et éducative pour témoigner de l’horreur tout en véhiculant un message d’espérance.Au-delà de l’émotion et de la méditation, cette commémoration se veut une interpellation : transmettre, panser les blessures et construire. La mémoire des victimes nourrit aujourd’hui la résilience des peuples et ouvre des passerelles solides entre l’Afrique et sa diaspora.

TG

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici