Le parc Pastré a résonné, dimanche 15 juin 2025, des couleurs, des saveurs et des chants du Bénin à l’occasion de la 10ᵉ Fête des Béninois de France. Une édition symbolique, entre traditions, conscience écologique et transmission culturelle.
Marseille, ce samedi ensoleillé, s’est muée en capitale éphémère de la culture béninoise. Dès midi, les familles venues de toute la France ont convergé vers le parc Pastré, arborant fièrement tissus traditionnels et parures brodées. A l’ombre des pins, l’atmosphère était à la fête, mais aussi à la mémoire et à l’engagement. « Cette journée n’est pas qu’un rassemblement, c’est une reconquête symbolique de nos racines », affirme Wenceslas Teko, président du comité d’organisation. Autour d’un grand repas partagé, les saveurs du terroir béninois, Ablo, Dja, Atassi ont ravivé les souvenirs et nourri les conversations. Les notes nostalgiques de GG Vickey flottaient dans l’air, rappelant combien la cuisine peut être un vecteur d’identité.
Mais cette 10ᵉ édition a aussi marqué un tournant. Pour la première fois, l’événement s’est inscrit dans une démarche éco-responsable affirmée, avec l’objectif « zéro déchet ». Chaque participant était invité à venir avec ses propres couverts, dans une logique de respect de l’environnement. « Ce geste, aussi simple soit-il, traduit notre volonté d’agir collectivement », souligne Titaina Fitoussi, membre du comité. Les réjouissances ont été rythmées par des concerts, des danses traditionnelles et des performances d’artistes de la diaspora. Entre percussions, chorégraphies et chants en fon et en mina, les générations se sont mêlées pour transmettre et revivre un patrimoine vivant.
Le consul du Bénin à Marseille, M. Stéphane Houénoussi, présent pour l’occasion, a salué « une communauté exemplaire qui sait conjuguer modernité et fidélité aux traditions ». Alors que les derniers morceaux résonnaient au coucher du soleil, un message s’est imposé : cette fête, loin d’être un aboutissement, est un élan. Un rendez-vous annuel désormais incontournable, qui célèbre non seulement la mémoire, mais surtout l’avenir d’une diaspora unie et fière.
M.M.






