À quelques douze mois de la présidentielle au Bénin, aucune formation politique n’est encore en mesure de lever un coin de voile sur la désignation de son duo de candidats. Avec ce délai de plus en plus court qui ne donne plus assez de marge de manœuvre à ces formations politiques, il n’est plus nécessaire de compter sur elles, pour un processus consensuel de désignation.

Les élections générales au Bénin sont de plus en plus d’actualité. Le dépôt des dossiers pour la présidentielle est prévu conformément au code électoral, pour le 11 octobre prochain au plus tard. Quant au premier tour de cette élection, il est prévu pour le 12 avril 2026. Alors que le Bénin est à quelques encablures donc de ces échéances, aucune animation de la vie politique ne s’y penche. Atones et aphones, le gotha politique semble être en manque d’inspiration. De la mouvance à l’opposition, rien ne se sent, ni se ressent sur le terrain. Alors que le Chef de l’Etat, qui visiblement et à l’aune de ses récentes sorties médiatiques, veut demeurer au centre de la désignation de son dauphin, ses adversaires politiques ne donnent de leur côté aucun signe sur les contours de leur participation éventuelle à cette joute électorale à l’issue de laquelle, Patrice Talon devra passer le témoin. Pendant que ce dernier a initié et instauré une kyrielle de réformes politiques pour redynamiser, selon lui et son camp, l’univers politique béninois, l’on s’attendait à ce que l’élégance et la démocratie gouvernent toutes ces formations politiques désormais. Mais avec ces signes avant-coureurs, le Bénin semble être encore loin de ces vœux pourtant extériorisés par l’actuel locataire de la Marina. Et pour cause, vu ce délai relativement court qui est de plus en plus imparti, faire les choses en bien quant au choix des prétendants à ce trône n’est pas à coup sûr à imaginer. Comme de coutume, les béninois risquent de découvrir des candidats qui n’ont fait office d’aucun choix démocratique ni consensuel, au sein des formations politiques pourvoyeuses. En l’absence donc d’élections primaires, de choix minutieux, bien étudié et élaboré avec l’implication de toutes les instances des partis y compris les militants, le risque de voir des duos de candidats qui émanent uniquement des désidératas des chefs de ces partis politiques est grand. Dans ce contexte, les mêmes démons de contestations et de brouhaha à l’interne reviendront au galop. Ceci, au grand dam de toutes ces réformes politiques considérées comme les plus jamais imaginées au Bénin.

J.G

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