A l’espace culturel Le Centre, le mois de novembre s’est achevé par le fou rire. Samedi 30 novembre 2024, le 3e acte de « Nŭkíkó kɛ́ɖɛ́ɛ́ » et le dernier de l’année 2024 a dressé le tapis à l’humoriste très connu sur les réseaux sociaux, Dragomir. Plus de 300 personnes ont fait le déplacement.
En levée de rideaux, il y avait l’humoriste Stand-uper Abdel Bassith Barboza. Avec les enfants qui ont fait nombreux le déplacement, accompagnés de leurs parents, il a fait un rappel des chants et slogans cultes dans les écoles quand il était enfant. Il a fait remémorer aux parents certains souvenir de leur enfance que reprenaient en cœurs parents et enfants pendant plus de 30 minutes. Ce fut après le tour de Dragomir et de son équipe de faire rire le public. Il a mis en scène l’histoire d’une fille venue se chercher à Cotonou. Il a fallu que le père de cette dernière lui rende visite pour découvrir qu’en fait sa fille menait un train de vie qui dépasse ses moyens parce que financée par plusieurs hommes à la fois. Baba, gayman, braqueur et même charlatan passaient, chacun à son tour, croyant être le seul qui finançait le train de vie de la fille. Tout ceci a été développé dans l’humour pour faire rire mais surtout pour éduquer la génération Tik Tok.
« La leçon à retenir ce soir, ce sont les histoires de Tik Tok. Nos filles veulent avoir beaucoup de gars. Elles veulent avoir seulement de l’argent alors qu’elles devraient chercher un métier d’abord, se réaliser et ne pas courir derrière le gain facile. Je les exhorte à changer d’approche. Avoir plusieurs gars à la fois, c’est tuer beaucoup de cœurs », laisse entendre l’humoriste Dragomir, de son vrai nom Brice Dohounzo. Quant à son secret pour faire rire, l’humoriste à plusieurs milliers de vues sur YouTube affirme qu’il se sert du quotidien de la jeunesse d’aujourd’hui. « La jeunesse a trop de souci. Pour la faire rire, il faut toucher son quotidien. Il y a des gens qui ne rient jamais. Ils sont nombreux au Bénin. Quand tu es face à un tel public, il faut savoir toucher la corde sensible » enseigne-t-il.
« J’ai apprécié, j’ai beaucoup ri », a confessé Amoussou Miracle à la fin du spectacle qui a duré 2 heures. « J’ai trop aimé, ça s’est bien passé. Je n’ai pas vu d’irrégularités. Un rendez-vous est pris pour le 14 décembre prochain » renchérit à son tour Rodriguez Daga.
Pourquoi « Nŭkíkó kɛ́ɖɛ́ɛ́ » ?
Revenant sur le contexte de l’initiative, le Directeur de l’espace culturel Le Centre, Berthold Hinkati, laisse entendre que le rire est thérapeutique. « Il est bien de travailler, mais c’est aussi très bien de trouver des temps de pause pour pouvoir rire, penser à tout et à rien, dans une très bonne ambiance. A ses dires, c’est donc pour déstresser que l’espace culturel Le Centre a initié « Nŭkíkó kɛ́ɖɛ́ɛ́ ». Le premier acte, c’est l’humoriste Kromozon qui a égayé le public. Au deuxième acte, c’est Eléphant Mouillé qui était l’invité. Berthold Hinkati a profité de l’occasion pour annoncer les rendez-vous du mois de décembre. Pour le jeune public, il y a le programme « Des livres en partage » tous les mercredis pour les écoliers. Les samedis, il y a le programme « Les enfants s’amusent », toujours pour le jeune public. Le vendredi 06 décembre 2024, à partir de 20h, il y aura la projection du film « L’orage africain : un continent sous influence » du réalisateur Sylvestre Amoussou. Le samedi 14 décembre, l’artiste musicien Ignace Don Métok sera en live pour une soirée d’ambiance à l’espace culturel Le Centre.
Bertrand HOUANHO








