Menace sur la liberté de presse au Cameroun: Un journaliste assassiné, la société civile hausse le ton

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La presse africaine est en deuil. Triste nouvelle ce lundi, 23 janvier 2023. Le corps sans vie du journaliste camerounais, Martinez Zogo, enlevé il y a quelques jours, a été découvert en état de décomposition. Un assassinat que condamne le monde entier dont la société civile camerounaise…

 

Enlevé il y a quelques jours, le journaliste camerounais, patron du média Amplitude FM, Martinez Zogo a été torturé puis assassiné par des individus non encore identifiés. Le corps du journaliste retrouvé dans un quartier périphérique de la capitale. Le directeur de la radio Amplitude FM était porté disparu depuis mardi soir et son enlèvement devant un poste de gendarmerie, renseigne plusieurs sources médiatiques. « Sa dépouille nue a été découverte dans un quartier périphérique de la capitale camerounaise » précise radio France Internationale. Selon des détails qui ont filtré, le professionnel des médias a été torturé avant d’être assassiné. Face aux professionnels des médias, des organisations de la société civile du Cameroun ont appelé l’Onu et l’Union africaine à se saisir de l’affaire.  Condamnation de l’enlèvement, actes de torture, traitements inhumains et dégradants et l’assassinat du journaliste d’investigation, elles ont pris à témoin, l’opinion nationale et internationale. « Les journalistes paient le lourd tribut au Cameroun depuis que l’Etat du Cameroun a décidé du recul des libertés fondamentales et installé la dictature. Broyant au passage et en laissant les prédateurs des deniers publics broyer toutes celles et ceux qui essayent de donner la vraie information aux populations qui sont plongées dans la misère du fait de leur boulimie. Ainsi François Channon, Serge Alain Ottou, Jacques Blaise Mvie et Conrad Atangana, BBX Mancho, Serge Aimé Bikoi. Certains ont été harcelés et d’autres subissent jusqu’à ce jour le harcèlement juridique et judiciaire et surtout sont embastillés. Le pire est arrivé hier, mais nous le présagions déjà. C’est la raison pour laquelle nous avons dans notre appel urgent poussé le Gouvernement du Cameroun à prendre ses responsabilités. 24h plus tard, on nous a servi le corps sans vie de Martinez Zogo, mutilé, en état de décomposition avancé. Au vu des méthodes pratiquées au Cameroun depuis que la dictature s’est installée, nous savons que Martinez a été assassiné. Jusqu’à quand devons-nous continuer à accepter ces assassinats ? jusqu’à quand devons-nous continuer à refuser de nous indigner, même si cela nous coûte des récriminations de toutes sortes ? Mgr Benoit BALLA, KOUM KOUM, Bibi NGOTA, Samuel WAZIZI, MOWHA Franklin (DDH disparu depuis 2018). A la communauté internationale que cela soit dit et entendu une fois pour toutes : la société civile et les journalistes sont devenus la cible du gouvernent dictatorial du Cameroun. Nous allons prendre nos responsabilités. Nous savons que ces enquêtes n’aboutiront jamais à la manifestation de la vérité, ni à la justice juste. Nous vous demandons ici et maintenant (les Nations Unies, l’Union africaine, les représentations diplomatiques accréditées au Cameroun) de sommer le gouvernement du Cameroun à libérer tous les journalistes, les militants politiques, les prisonniers d’opinion anglophones. Enfin, nous vous demandons d’accompagner les organisations de la Société civile afin que l’Etat du Cameroun rende compte conformément aux traités et conventions librement ratifiées. Que toute la chaîne de commanditaires et exécutants soient publiquement punis. Ils sont connus. Enfin, nous appelons le peuple camerounais à se mobiliser face à cette terreur étatique instaurée au Cameroun pour exiger un état de droit. L’heure est à la responsabilité individuelle et collective » ont lancé les organisations de la société civile…

Le gouvernement camerounais réagit…

Dans un communiqué signé du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, le gouvernement camerounais a réagi en informant que les enquêtes ouvertes suite à la disparition du journaliste ont permis de retrouver son corps sans vie. « Les vêtements retrouvés sur le lieu de la macabre découverte ont été clairement reconnus par l’épouse de ce dernier comme étant les siens. Le corps, qui a visiblement subi d’importants sévices corporels, a été transporté à l’hôpital central de Yaoundé, où une autopsie a été immédiatement pratiquée, en vue de son identification » lit-on. Le gouvernement camerounais condamne, à travers le communiqué, une attaque dirigée contre un homme des médias. « Des recherches actives se poursuivent dans le cadre de l’enquête ouverte pour retrouver et traduire devant la justice, les auteurs de ce crime odieux, inqualifiable et inadmissible et qui ne peut se justifier sous aucun prétexte », précise le communiqué.

 

A.B

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