Discrimination positive lors des législatives: Les partis en ont fait un usage malicieux

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(Très peu de femmes au poste de titulaire)

28 femmes composeront le parlement, 9e législature. C’est la conséquence de la réforme qui octroie d’office à la gent féminine un poste d’élue dans chaque circonscription électorale. Cette discrimination positive à l’égard de la gent féminine donne désormais 24 sièges aux femmes dans un parlement qui compte 109 députés. Ce qui fait 20%. Mais en dehors de ce privilège, le nombre de femmes députées devrait aller bien au-delà. Mais que constate-t-on à la première expérimentation ? En dehors des 24 sièges garantis, seulement 4 sièges s’y sont ajoutés. Ce qui fait remonter à 28, le nombre de femmes. L’astuce trouvée par les partis politique, très peu de femmes ont été positionnées au poste de titulaire sur la liste de candidatures. L’Union progressiste pour le Renouveau semble n’avoir positionné aucune femme candidate titulaire sur sa liste, en dehors du poste exclusivement réservé aux femmes. Au Bloc républicain, quelques femmes ont été positionnées en qualité de premier titulaire notamment dans les 15e, 16e, 18e et 19e circonscription électorale. Trois sont des députées de la 8e législature. Elles ont toutes été réélues. Il s’agit de Chantal Ahyi, Dagniho Rosine et Sofiath Schanou. Dans la 6e circonscription, le parti Les Démocrates a positionné en première place une femme, Olossoumai Hélène. Le parti d’opposition ayant obtenu 2 places, elle a tiré son épingle du jeu. Ce sont donc ces quatre femmes qui se sont ajoutées aux 24 autres sièges exclusivement réservés aux femmes. La moisson aurait pu être plus abondante si les partis avaient fait confiance aux femmes en les positionnant ne serait-ce qu’en 3e position sur les listes. Mais au lieu de cela, on a rarement trouvé sur les listes des femmes en position d’éligibilité. Presque tous les postes de titulaire sont occupés par les hommes jusqu’aux suppléants. La malice a consisté à reléguer les femmes seulement au poste réservé pour elles. Or, pour cela, il faut que le parti rafle d’abord la majorité des sièges. Conséquence, des femmes leaders qui comptaient sur la razzia de leur parti n’ont pu obtenir leur ticket.

 

M.M

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