Lutte contre le Paludisme en 2021: Bénin : moins de 60% de moustiquaires imprégnés distribués, selon l’Oms

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(La situation est restée stable en 2021 malgré la Covid-19)

Le Bénin a-t-il consenti moins d’efforts dans la lutte contre le paludisme en 2021 ? Alors que le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) révèle que le nombre de cas de paludisme et de décès associés est demeuré stable en 2021, malgré l’impact persistant de la Covid-19, le Bénin est cité parmi les huit pays ayant distribué moins de 60% de leurs moustiquaires imprégnés.

 

Dans un communiqué récemment publié, l’Oms, faisant référence aux nouvelles données, estime qu’en 2021, les pays du monde entier sont parvenus dans une large mesure à éviter de nouveaux reculs en matière de services de prévention, de dépistage et de traitement du paludisme. “Toutefois, huit pays : le Bénin, l’Érythrée, les Îles Salomon, l’Indonésie, le Nigéria, l’Ouganda, la Thaïlande et Vanuatu – ont distribué moins de 60 % de leurs MII, et sept pays, à savoir le Botswana, Haïti, l’Inde, le Pakistan, la République centrafricaine, la Sierra Leone et le Tchad, n’en ont pas distribué du tout“ déplore l’Oms. Selon l’Oms, les moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) constituent le principal outil de lutte antivectorielle dans la plupart des pays d’endémie palustre et, en 2020, ils en ont distribué plus que jamais auparavant. En 2021, les distributions de MII ont été globalement solides, se situant à un niveau semblable à ceux des années prépandémiques : 128 millions de MII ont été distribuées, soit 75 % des 171 millions prévus. “D’après le Rapport sur le paludisme dans le monde, cette année, on estime à 619 000 le nombre de décès dus à la maladie dans le monde en 2021, contre 625 000 au cours de la première année de la pandémie. En 2019, soit avant le début de la pandémie, le nombre de décès s’élevait à 568 000. Le nombre de cas de paludisme a continué d’augmenter entre 2020 et 2021, bien qu’à un rythme plus lent qu’au cours de la période 2019-2020. À l’échelle mondiale, il a atteint 247 millions en 2021, contre 245 millions en 2020 et 232 millions en 2019“, lit-on. Selon les propos rapportés du Directeur général de l’Oms, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, “après une augmentation prononcée du nombre de cas de paludisme et de décès associés pendant la première année de la pandémie de Covid-19, les pays touchés par cette maladie ont redoublé d’efforts et ont réussi à atténuer les pires effets des perturbations liées à la Covid-19 sur les services de lutte contre le paludisme“.  « Nous sommes confrontés à de nombreuses difficultés, toutefois nous avons aussi de nombreuses raisons d’être optimistes. À condition de renforcer la riposte, de comprendre et atténuer les risques, d’améliorer la résilience et d’intensifier la recherche, nous avons toutes les raisons de rêver d’un avenir sans paludisme » a-t-il poursuivi.

L’urgence de la prévention…

“La chimio-prévention du paludisme saisonnier est recommandée à titre préventif chez les enfants qui vivent dans des régions d’Afrique où la transmission du paludisme saisonnier est forte. En 2021, l’élargissement de la chimio-prévention du paludisme saisonnier a permis de faire bénéficier près de 45 millions d’enfants de cette intervention dans 15 pays africains, ce qui représente une augmentation considérable par rapport à 2020, année au cours de laquelle 33,4 millions d’enfants en avaient bénéficié, et par rapport à 2019, où elle avait touché 22,1 millions d’enfants. Parallèlement, la plupart des pays ont réussi à maintenir les niveaux de dépistage et de traitement du paludisme pendant la pandémie. Malgré les problèmes affectant la logistique et la chaîne d’approvisionnement dans le cadre de la pandémie, un nombre record de tests de diagnostic rapide a été distribué aux établissements de santé en 2020 dans les pays d’endémie palustre. En 2021, 223 millions de tests de diagnostic rapide y ont été distribués, ce qui se rapprochait des niveaux enregistrés avant la pandémie“ précise l’Oms. Par ailleurs, les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine constituent le traitement le plus efficace du paludisme à P. falciparum. “Selon les estimations, 242 millions de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine ont été administrés dans les pays d’endémie palustre du monde entier en 2021, contre 239 millions en 2019“ lit-on également. Malgré les progrès réalisés, la Région africaine demeure la région la plus durement touchée par cette maladie mortelle, alerte Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique. En 2021, le financement total en faveur de la lutte contre le paludisme a atteint 3,5 milliards de dollars des États-Unis (USD), ce qui représente une augmentation par rapport aux deux années précédentes, mais reste bien en deçà des 7,3 milliards USD estimés nécessaires à l’échelle mondiale pour vaincre le paludisme comme prévu.

A.B

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