Cohabitation Pacifique Entre Éleveurs Et Agriculteurs: Le projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants (ProSeR) procure aux autorités du Mono et du Couffo les outils de sécurisation foncière des espaces pastoraux

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Les secrétaires exécutifs et les responsables des affaires domaniales des neuf communes du départements du Mono et du Couffo concernées par le projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants (ProSeR) sont depuis ce jeudi, 22 septembre 2022 à la retraite de lancement de la phase portant sur les outils de sécurisation foncière des espaces pastoraux dudit projet. C’est une activité qui se tient à Lokossa et va durer deux jours.

 

L’une des missions assignées au projet ProCeR est la facilitation de la cohabitation entre éleveurs et agriculteurs. Il réunit à cet effet pour deux jours à Lokossa les secrétaires exécutifs et les responsables des affaires domaniales des neuf communes impactées pour la retraite au cours de laquelle ces derniers sous la conduite des experts du secteur vont se familiariser avec les outils de sécurisation foncière des espaces pastoraux déjà identifiés dans leurs communes. Dans ses propos liminaires, Roukayath Chabi-Toko, la coordonnatrice du projet a expliqué que l’un de ses objectifs est de libérer et/ou sécuriser en fonction du type de bénéficiaire les espaces pastoraux pour permettre aux éleveurs de mener leurs activités en toute quiétude.  »Nous avons voulu échanger avec vous par rapport à la délivrance des ADC, attestations de détention coutumière, pour permettre à ces éleveurs qui sont comme des étrangers à certains endroits de pouvoir se sentir comme chez eux et mener leurs activités en toute sécurité » avance-t-elle pour justifier le bien fondé de la retraite.

Récemment une situation s’est produite dans la commune de Houéyogbé où il y a eu querelle entre les éleveurs et les agriculteurs au point où un agriculteur se trouve actuellement à l’hôpital parce qu’il a reçu des coups de manchette. Se basant sur ce fait, le représentant du préfet du Mono, François Assou apprécie l’activité à sa juste valeur et nourrit l’espoir que la mise en œuvre du projet va éviter à notre pays des scènes horribles comme par le passé. A terme, c’est cinq mille éleveurs qui seront impactés par le ProCeR sur l’ensemble du territoire national.

 

Olivier Ballo.

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