Difficultés d’accès à l’eau en milieu rural: Ce qu’envisage le gouvernement…

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L’accès à l’eau potable en milieu rural au Bénin est loin d’être une chose aisée. Les populations paient l’eau plus chère qu’en milieu urbain. Une réalité confirmée par le ministre de l’eau et des mines, Samou Adambi lors de sa récente intervention sur la télévision nationale. A l’en croire, des mesures sont prises pour soulager les peines des populations en milieu rural.

 

Pour l’autorité ministérielle, en milieu rural, les populations achètent le m3 à 2000 francs CFA alors qu’en milieu urbain, dans le même pays, ça ne dépasse pas 500 francs CFA.  « Ce que le gouvernement a décidé de faire, c’est scinder la question de l’eau potable en deux : le milieu rural, aujourd’hui, géré par l’Agence de l’eau. Vous avez suivi avec nous que tout le mécanisme de gestion des ouvrages en construction est presque déjà terminé. On va passer en conseil pour permettre aux opérateurs de démarrer. Les contrats sont déjà signés, le conseil va valider ; ce qui va permettre aux opérateurs de démarrer leur mission sur le terrain avec un coût moindre que ce qui se passe aujourd’hui et ce sera un prix unique en milieu rural. Que vous soyez à Tchoumi-Tchoumi dans l’Atacora ou Houakpè-Daho à Ouidah, le prix sera identique parce que le gouvernement s’est arrangé pour avoir une péréquation   de ce prix…En optant pour l’affermage avec de gros opérateurs, c’est pour pouvoir rendre le service de l’eau plus pérenne. Il faut qu’il y ait la pérennité parce qu’on s’est rendu compte que lorsque les ouvrages tombent en panne, il n’y a personne pour réparer. Nous avons plus de onze mille (11000) forages ; sur les onze mille, huit mille (8000) sont en panne » a-t-il clarifié. Evoquant la gestion des infrastructures par les communes, le ministre fait savoir que les fermiers qui ont contracté avec les mairies, n’arrivent toujours pas à réparer les ouvrages en panne. A l’en croire, l’affermage devrait démarrer incessamment car les opérateurs n’attendent que la validation par le conseil des ministres. “Une fois validé, ils démarrent ainsi sur le terrain par la mise en service des ouvrages qui sont déjà terminés. C’est pour assurer la continuité du service que ces ouvrages ont été confiés à des connaisseurs qui se chargeront de l’entretien et de la vente de l’eau à un prix qui n’a rien à voir avec ce qui se passe actuellement dans ces milieux. L’Etat fait le suivi parce que c’est du social la mise à disposition de l’eau aux populations“ a martelé le ministre.

A.B

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