Enseignement supérieur au Bénin: Jusqu’à quand va durer le supplice des enseignants vacataires de l’Eneam ?

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Les enseignants de l’Ecole Nationale de l’Economie Appliquée et de Management (Eneam) demeurent depuis deux (02) années universitaires rigoureusement exécutées sans percevoir leurs honoraires. Aussi incompréhensible que cela puisse paraître, aucune raison visiblement fondée n’est avancée jusque-là pour justifier la situation. Jusqu’à la preuve contraire…

Le fait semble invraisemblable, à entendre parler. Mais hélas ! C’est bel et bien la condition de vie et de travail des enseignants vacataires de l’Ecole Nationale de l’Economie Appliquée et de Management sous la rupture. Au moment où leurs collègues des autres écoles et facultés des universités du Bénin jouissent du fruit de leur connaissance, eux, ils demeurent depuis plus de vingt deux (22) mois sans honoraires. Mieux, les frais de correction restent impayés jusqu’aujourd’hui. Evidemment, la question qui saute automatiquement à l’esprit, c’est de savoir ce qui pourrait être à la base de telle injustice.

Selon nos sources d’information dans le rang des victimes, rien, absolument rien ne peut l’expliquer. Elles ont juré avoir rempli toutes les conditions, fournir toutes les pièces justificatives et administratives. Donc, à en croire nos sources, ce sont des enseignants qualifiés à qui l’État continue d’infliger une telle situation déplorable. Certains qui dispensent les cours jusqu’au niveau des étudiants en Masters, viennent de finir leur programme sans rien espérer venir de l’horizon.

Approchée, l’administration de l’Eneam dont dépendent ces enseignants n’a pas voulu dire sa part de responsabilité dans cette situation. Toutes les tentatives pouvant conduire à rencontrer le Directeur, Albert Honlonkou sont demeurées infructueuses. Selon nos sources d’information, le Chef de l’État, Patrice Talon serait imprégné du dossier. Il aurait même adjoint l’ordre aux Ministres concernés pour décanter la situation. Malheureusement, son instruction est demeurée lettre morte jusqu’à ce jour, dans la mesure où c’est toujours le statu quo.

Là où ce traitement est pathétique, certains enseignants seraient passés de vie à trépas, parce que n’ayant pas les moyens de survivre et de se soigner. Carrément, beaucoup d’entre eux tiennent le coût sous des prêts concoctés ça et là. Une nouvelle année académique est en voie de prendre fin. Les examens universitaires vont débuter d’ici-là sans que ces cadres de l’enseignement supérieur de l’Eneam ne sachent à quelle sauce ils seront mangés. Il urge que le Chef de l’État reprenne lui-même le dossier pour la résolution de cette situation pitoyable qui jette de l’opprobre sur ses efforts incessants de bonne gouvernance et d’équité. Il aurait sauvé des familles entières de la précarité.

M.M.

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