Loi sur l’avortement au Bénin: Bientôt des décrets d’application…

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Le ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin rassure quant à l’adoption prochaine des décrets d’application de la loi sur l’interruption volontaire des grossesses. Intervenant sur la télévision nationale pour faire le bilan de l’an 1 du deuxième mandat du gouvernement de la Rupture, le ministre a également répondu à la polémique suscitée par ladite loi.

Depuis l’adoption de la loi sur l’avortement, plus rien. A cette question, le ministre de la santé a rassuré des dispositions en cours. “Nous sommes en train de travailler pour la prise de décrets d’application qui vont organiser comment cela va se passer. Ce décret prévoit qui peut le faire, où le faire et quand le faire. Cela est pratiquement terminé et lorsque ces décrets seront pris, nous allons communiquer autour, discuter avec les prestataires de soins, discuter avec les populations, mettre en place l’environnement qu’il faut, puisqu’il faut des psychologues cliniciens par exemple pour accompagner dans le conseil, tout cela. Nous allons mettre en place l’arsenal qu’il faut en lien avec les autres départements ministériels qui vont accompagner notamment le Ministère des affaires sociales, le Ministère de la justice et autres pour que nous puissions faire en sorte que nos jeunes filles ne meurent plus dans ces conditions désastreuses“ a-t-il martelé. Selon l’autorité ministérielle, près de “60 % des jeunes filles de moins de 18 ans tombaient enceinte sans le vouloir et la majorité avait recours aux interruptions volontaires de grossesse dans des conditions désastreuses“. « Le Gouvernement a jugé utile de procéder à la modification de l’article 17 de l’ancienne loi qui existait pour que nous puissions créer un environnement qui permette aujourd’hui de mieux réglementer, de mieux nous assurer que les femmes ne vont plus mourir dans des conditions désastreuses du fait des avortements réalisés dans de mauvaises conditions. Lorsque cette loi a été votée, il y a eu beaucoup de communication autour, nous avons discuté de cela. Je le reconnais, il y a eu un pan de la population qui n’était pas en phase avec cette loi » a-t-il fait savoir. Et de poursuivre « nous estimons aujourd’hui que ce que le Gouvernement a eu à faire va contribuer à sauver ces vies. 20 % des décès maternels sont liés aux avortements clandestins. C’est effarant et il fallait faire quelque chose. De l’autre côté, je voudrais vous rassurer que le Gouvernement instaure d’autres dispositifs. Quand je prends la planification familiale qui permet de prévenir les grossesses non désirées, le Gouvernement est en train de mettre en place un dispositif pour rendre totalement gratuite l’offre de service de planification familiale. Donc, en toute chose, il faut vraiment trouver le juste milieu pour avancer ».

 

A.B

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