Baccalauréat et études universitaires: Les derniers réglages

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C’est l’heure des derniers réglages dans les établissements formant à l’obtention du premier diplôme universitaire. Mais nous, nous nous posons la question de savoir si le système universitaire est assez motivant pour nos apprenants.

 

Autre fois, c’était l’idée de quitter les parents pour se rendre à Abomey-Calavi pour les uns et à Parakou pour d’autres afin d’y poursuivre les études universitaires, qui augmentait la motivation de tout candidat à la quête du Baccalauréat. Premier diplôme universitaire, il faut l’obtenir pour se sentir supérieur à ses camarades encore en arrière et aussi pouvoir devenir quelqu’un.

Une fois obtenu, on a le temps de remarquer que ce n’était pas source de libération mais la relance d’un autre chemin de la croix de l’homme. Étudiants, abonnés au gari nocturne ; étudiants « jobeurs » etc…

Tout ce qu’il faut pour survivre. Beaucoup de détenteurs des diplômes délivrés et obtenus avec de grands sacrifices, traînent dans nos villes sans boulot.

« Quand j’ai eu mon Bac en 2013, je me disais que tout allais devenir rose, mais 5 ans que j’ai terminé le campus que je me demande à quoi toutes ces études m’ont servi » nous a déclaré Thierry, détenteur d’une maîtrise en sociologie, converti en serveur dans un maquis de Cotonou.

La réalité est là mais n’émousse cependant pas l’ardeur des apprenants qui se battent, et donnent tout pour obtenir le précieux sésame. L’adéquation formation et emplois disponible est une équation qui semble être difficile à résoudre pour nos dirigeants. L’essentiel est de former pour le moment et que chaque diplômé se cherche à sa manière.

Dans quelques jours, ils seront encore près de 75000 candidats à plancher pour le compte de l’année 2022 d’après les estimations du Directeur de l’Office du Baccalauréat.

Ces candidats soucieux de leur avenir se donnent à fond. Les séances de travaux dirigés battent leur plein dans nos établissements publics comme privés.

 

Quel avenir pour ceux-ci? Seront-ils encore des victimes de notre système éducatif ?

Il faudra réellement repenser notre éducation surtout celle universitaire.

Autrefois, la première escale après le campus, c’est l’enseignement en attendant de trouver mieux ailleurs car la formation reçue n’a préparé à aucun emploi si ce n’est pas pour s’accommoder avec un travail temporaire. Mais aujourd’hui, nous remarquons des reconversions vers d’autres horizons qui n’étaient pas du tout prévisibles.

 C’est vrai que beaucoup de choses se font actuellement mais tant qu’il reste à faire, rien n’est fait, dit-on.

 

Philippe L.S.

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