De la planche à la mise en scène: Isidore Dokpa : le talent intact !

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Isidore Dokpa metteur en scène béninois est comédien. Il est aussi « passé derrière la scène » comme il le dit lui-même. On l’a vu aux côtés des aveugles et amblyopes du centre de Sègbèya dans des mises en scène. Les détenus des prisons sont aussi une cible prisée du « Duc de Vossa » que nous avons surpris en pleine répétition de sa dernière mise en scène, « Vivarium ». Zoom sur un metteur en scène talentueux…

 

Isidore Dokpa d’entrée, se présente comme « ce monsieur que la profession d’interprète de théâtre n’a pas valorisé… » Il a incarné plusieurs personnages sur la planche, a habité plusieurs personnages sur les scènes d’ici, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. «  Mais quand je fais le point, je me dis modestement est-ce que mon pays me mérite. Est-ce que le Bénin me mérite. C’est des questionnements. Je ne suis pas prétentieux du tout. C’est des questions que je me pose », affirme Isidore Dokpa. Une fois devenu metteur en scène, il mesure encore les difficultés de cet acteur du quatrième art. « Il faut choisir le texte, dialoguer avec le texte, l’épouser, en faire un partenaire pendant des mois, parfois pendant des années, identifier dans la foulée le comédien ou les comédiens, faire le bon choix si on n’a pas besoin de casting et commencer les travaux préparatoires », fait savoir le metteur en scène de la pièce « le dernier pas » qui a distribué feu Guy Ernest Kaho et Sophie Mètinhoué Dansou. Et si on n’a pas de producteur, renseigne Isidore, « on devient philosophe ».

« Vivarium » avant de philosopher…

Isidore Dokpa n’a surement pas le temps de philosopher puisqu’il est sur un projet actuellement produit par la Compagnie Kauris d’Afrik. C’est la pièce « Vivarium » une écriture de Giuseppe Lonobilé. Ce projet « est un récit social ». C’est un texte « poignant qui met en situation une jeune femme qui raconte la vie dans un pays en guerre. Sa vie de femme. Mais aussi celle des autres. Celle des voisins ». Cette femme mise en scène dans « Vivarium », c’est Sophie Mètinhoué. « Je réponds valablement de son travail, de la qualité de son travail, de son engagement, de la qualité de son engagement, de sa capacité à se surpasser», insiste Isidore Dokpa en parlant de la comédienne Sophie Mètinhoué. « Ça n’a jamais été fastidieux, ni une peine pour moi de la distribuer toutes les fois que le personnage se rapproche un tant soit peu de sa personne, parce qu’il faut une adéquation entre le comédien, la comédienne et le personnage ». Il ne faut pas forcer les choses. « Sophie est très proche des personnages que je me propose… », jure Isidore Dokpa. Et quand il s’est agi de créer « Vivarium », c’est Sophie Mètinhoué qui est allée ressortir le texte, puisque le metteur en scène n’avait plus sa copie à lui. « Vivarium » se veut une création pour la saison et qu’il faut montrer ici et ailleurs. Et c’est ce travail que le public est convié à suivre. La première date retenue est le samedi 28 mai. Sur scène, évoluera, mentionne Isidore Dokpa, la comédienne Sophie Mètinhoué. C’est le genre de spectacle qui peut voyager sans grande contrainte et qui fait vivre l’univers d’une jeune dame à travers « une sortie banale, une fête à l’école de son village avec sa petite fille, une rencontre malheureuse avec un journaliste étranger poursuivi et abattu à quelques mètres d’elle. Un journaliste qui avant d’être abattu lui a confié une cassette… ». La régie de « Vivarium » est assurée par Philippe Honfo pour qui le son et la lumière n’ont plus de secret. « Vivarium » est en somme, un concentré de trois talents qui ont fait leur preuve.

 

Yves-Patrick LOKO

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