Biennale de Dakar (Dak’art 2022): Achille Adonon primé meilleur sculpteur

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L’artiste béninois Achille Adonon  vient d’être gratifié Prix du meilleur sculpteur  sur l’édition 2022 de la biennale Dak’Art qui se déroule actuellement au Sénégal. Il s’est illustré par ses œuvres qui ont convaincu le jury qui n’a pas hésité à lui décerner ce grand Prix sur les sept en compétition.  Son art est une explosion des écritures divines, un esprit en mouvement et nouménal, des symboles phénoménaux. Achille Adonon est un artiste visuel qui a été construit sur des livres et de ses aînés. Il vit à Cotonou et travaille à Abomey-Calavi. Les yeux immergés dans l’œuvre à laquelle il donne encore vie en parlant, la personnalité de l’artiste magnétise l’intérêt de tous ceux qui gravitent autour de lui. Voyageur entre peinture, dessin, sculpture, installation, performance, peinture corporelle pour ne citer que ces disciplines, les œuvres d’Achille Adonon vacillent entre formes, écritures, symboles phénoménologiques et divins. Du bois à la toile, de la plume à la peinture en passant par tous les outils et objets recyclés, les matériaux porteurs de ses messages sont divers, variés et chaque sens transmis est unique. Là, étalé devant moi, le grand papier en format A2 immobile et muet vient d’être poignardé après avoir été recouvert de gribouillis. « Ce n’était pas le matériel que j’ai déchiré, mais c’était moi-même que j’avais déchiré », dit l’artiste pour me faire comprendre que nous choisissons consciemment tout ce qui arrive. Achille Adonon utilise des chaussures pour dicter sa vision du monde et de l’intangible aux spectateurs. Dans des installations de toutes tailles, baskets, mocassins, bottes, ballerines et autres sandales abandonnées sont recyclés pour chanter les hymnes au cœur composés par l’artiste. Achille illumine avec la lanterne de son art le côté sombre et primitif de l’être humain. Et si les « enfants abandonnés » apparaissent si souvent dans ses mots, c’est parce qu’il considère que les chaussures sont comme des enfants abandonnés dont il récupère et prend soin afin de leur offrir une nouvelle vie dans un monde où ils peuvent s’exprimer librement. Le symbolisme de cette approche est clair : si les propriétaires de toutes ces chaussures étaient unis, le monde aurait une chance d’éviter les atrocités dont il souffre.

 

MM

Les 7 prix de l’édition

Le Grand prix Léopard Senghor: Sebéto Toungui de l’Éthiopie

Le prix du ministre de la culture : Friyel Dalayine de la Tunisie

Le prix de la Cedeao :

Caroline Gueye du Sénégal

Le prix de l’Uemoa : Mbaye Diop du Sénégal

Le prix du maire de Dakar :

Aribenor Basem et Mbaye Baba Diouf du Sénégal

Le prix Ousmane Sow:

Abdoulaye  Ka du Sénégal

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