Argument contre une pension pour les députés: Sèdami Mèdégan prend le contre-pied de Talon

729

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Patrice Talon est contre une pension aux députés. Le chef de l’Etat a exprimé son avis sur la question, à l’occasion de la dernière rencontre avec les centrales syndicales et le patronat. On croyait le débat clos. Mais non. Reçue sur la radio Capp Fm, la députée Up de la 8e Législature Sèdami Mèdégan Fagla pense que le débat ne date pas d’aujourd’hui, qu’il n’est pas sans intérêt pour les députés qui sont donc obligés de continuer à mener le débat. Mieux, contrairement aux propos du chef de l’Etat qui affirme que la fonction politique n’est pas un métier qui nécessiterait une pension de retraite, Sèdami Mèdégan Fagla trouve que la majorité des Assemblées, et même tout prêt de nous, les députés ont une retraire.

 

Extrait des propos du chef de l’Etat

 « Alors, s’il faut une pension pour les députés, il faut une pension pour les maires, les ministres. Il faut une pension pour tous ceux qui ont occupé un poste politique. La fonction politique n’est pas un métier. La pension provient de notre métier, ce pourquoi nous travaillons. La fonction politique est une parenthèse dans notre vie au quotidien. On va servir et on revient faire ce pourquoi on est formé, on a vocation. Techniquement c’est compliqué. Moralement, ce n’est pas éthique. Il y a plein de trucs qui font que cette pension qui est évoquée par cette proposition de loi soulève en moi quelques réserves ».

Les propos tenus par la députée Sèdami Mèdégan Fagla sur Capp FM

 « Moi je suis de la 8e Législature. Les camarades qui sont là depuis plusieurs législatures nous expliquent que ce débat, c’est comme un serpent de mer qui est là depuis. Donc à chaque Législature, ça revient. A chaque mandat, ça revient. Les députés qui constituent le mandat remettent ça à l’ordre, sur le tapis, entre eux en tout cas en discussion. Et ce qui s’est passé, c’est très simple. Alors qu’ils étaient encore en discussion, le débat faisait rage parmi les collègues, le débat est sorti par  le porte-parole de l’Assemblée nationale. Alors que c’est un débat qui était là apparemment à la 7e Législature, et comme le disent les collègues, ça reviendra encore à la 9e, à la 10e, etc.

Journaliste : mais le chef de l’Etat n’est pas d’accord

La manière dont la question a été posée au chef de l’Etat par les syndicats, il fallait que le chef de l’Etat réponde. Ce qui est logique. Il a joué son rôle et tout ça. Il s’est désengagé de ce débat là mais ça ne veut pas dire que le débat-là n’a pas d’intérêt pour les députés en leur sein. Donc ils sont obligés de continuer à mener le débat

Journaliste : Mais il a dit que la fonction parlementaire n’est pas une fonction retraitable

Mais ça, faut pas dire des choses comme ça. Il y a des pays où c’est une fonction…la majorité des pays où il y a une Assemblée générale, même autour de nous tout de suite là, les députés ont une retraite. Donc c’est un débat qui peut se faire. Ce débat n’a rien de honteux

 

M.M

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite