L’intégralité des propos du président Patrice Talon sur cette de cette loi sur l’octroi de pension d’une pension aux anciens députés et présidents d’institution :

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<< (…) J’ai découvert ça comme vous. Le gouvernement n’a pas envoyé un projet de loi  au Parlement pour fixer une pension pour les députés. Si vous voulez connaître mon avis là-dessus, je n’ai pas l’habitude de faire ces genres de débat en public ; je ne suis pas favorable à ça. Mais les députés, vous les avez élus comme nous tous pour qu’ils prennent l’initiative des lois. Donc s’ils ont pris l’initiative de cette loi-là, le gouvernement aura à se prononcer. S’ils ont les moyens de le faire, tant mieux. Mais s’il faut compter sur les moyens de nous tous, là nous aurons à nous prononcer. Et devant le Parlement, nous dirons qu’on n’a pas ces moyens-là, il y a des choses qui sont plus urgentes. Alors s’il faut une pension pour les députés, il faut une pension pour les maires, il faut une pension pour les ministres, il faut une pension pour tous ceux qui ont une fonction politique. Or, la fonction politique n’est pas du métier. La pension provient de ce qui est de notre métier, ce pour quoi nous travaillons dans notre vie.  À partir de cela la fonction politique est une parenthèse dans notre vie au quotidien. On va servir et on revient faire ce pour quoi on est formé, ce pour quoi on a la vocation. Techniquement c’est compliqué, moralement ce n’est pas bien, ce n’est pas pas éthique ; il y a plein de choses qui font que cette pension qui est évoquée par cette proposition de loi, soulève en moi quelques réserves. C’est vrai que la question de la pension des présidents d’institution, de ceux qui ont exercé des hautes fonctions  comme le président de la République, le président de l’Assemblée nationale requiert notre attention parce que ce sont des fonctions de représentation. Un ancien président de la République ne peut pas être dans le dénuement et devenir un clochard dans les rues et ne pas avoir à manger. Même pour l’image du pays ce n’est pas bien. Donc il y a quelques fonctions comme ça pour lesquelles il faut effectivement qu’il y ait une prise en charge parce que ces personnes  continuent de représenter le pays même si elles ne sont plus dans la fonction.>>

Transcription : Jacques BOCO

 

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