Prochaines législatives: Prd, Moele-Bénin : comme en 2019

756

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Les Béninois iront aux urnes le 8 janvier 2023 pour élire les 109 députés dont au moins 24 femmes pour le compte de la 9ème législature. C’est un secret de polichinelle sauf si la Cour Djogbénou en arrivait à sortir un autre tour de son sac. Pour l’heure, c’est le branle-bas au niveau des états-majors des partis politiques. Qu’ils soient de l’opposition ou de la mouvance, on sent que les lignes bougent depuis bientôt deux semaines que la décision de la Haute juridiction a été rendue publique. Des acteurs politiques qui jusque-là étaient aphones et invisibles ont commencé à se faire voir et entendre sur le terrain et dans les médias. Tous les moyens sont bons pour se faire positionner sur une liste. Et comme à la veille des législatives de 2019, on croit dur comme fer à la participation de son parti à ces joutes électorales. Moele-Bénin, le Prd, le Br, l’Up, Les Démocrates, les Fcbe et bien d’autres ont réactivé chacun à son niveau la machine. L’enjeu, c’est le nombre de sièges qui passe à 109 au lieu de 83 et de 24 au moins pour les femmes au lieu des 5 ou au plus 8 qui étaient élues. Si enjeu il y a, c’est aussi la participation de l’opposition notamment du parti Les démocrates à ce scrutin pour éviter tant soit peu les critiques et surnom de Parlement monocolore traîné ces quatre dernières années. Donc qu’il y ait ouverture pour une participation réelle d’autres sons de cloche contraires à ceux de la mouvance, c’est dans l’ordre normal des choses, car cela crédibiliserait plus le scrutin même si jusque-là il serait difficile à cette opposition de prédire à nouveau un critère de sa probable élimination. Et dans un contexte où la Céna est bétonnée, laisser le bis repetita de 2019 (Up-Br) ou le scénario Up-Br-Moele-Prd ou même Fcbe (Mouvance et apparentés) se dérouler, risque d’en rajouter à la crise politique. En tout cas, pour le moment, au Prd comme à Moele-Bénin, c’est la même détermination d’y participer comme à la veille des législatives de 2019 avant que les deux formations politiques ne soient finalement renvoyées dos à dos pour des fautes de doublon de candidature décelées. Mais quelle assurance pour ces deux partis cette fois-ci lorsque dans l’opinion l’on les considère comme les enfants récalcitrants de la grande famille ? En effet, alors qu’un parti politique comme l’Udbn de Claudine Prudencio a fini par se laisser avaler, dans la discipline requise, par le Br, ses Co soutiens du pouvoir notamment le Prd d’Adrien Houngbédji et Moele Bénin de Jacques Ayadji continuent de résister là où beaucoup les ont déjà conjugués au passé. C’est une audace de ces deux leaders qu’il faut saluer même si à en croire Jacques Ayadji, dans une récente intervention, la non disparition jusqu’à présent de Moele-Bénin est une preuve de l’esprit d’écoute et d’ouverture du chef de l’Etat. De la brosse à reliure passée à Patrice Talon ? En tout cas,  une large participation des formations politiques tant de la mouvance que de l’opposition à une élection, c’est l’idéal dans une vraie démocratie. Mais un acteur politique n’a-t-il pas affirmé qu’en politique c’est l’addition et la multiplication et non la soustraction et la division? Pour être on ne peut plus clair, la question de l’émiettement des voix dans une même circonscription électorale est-elle déjà vidée au sein de la mouvance ou bien on n’en a que faire ?  Qui sait ? Cette année pourrait être l’année de Moele-Bénin et du Prd au détriment des deux autres Up et Br qui se sont partagés les sièges au Parlement et le contrôlent depuis trois ans. Sinon, les engager tous les quatre dans la bataille au nom de la majorité au pouvoir, reste encore flou dans les têtes. Encore quelques mois, et tout sera clair pour chacun.

 

Mike M.       

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite