Guinkomey, Cotonou: Cet immeuble doit être rasé

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(Les populations environnantes dans une totale insécurité)

Au Bénin et désormais avec Patrice Talon, c’est la tendance au rasage des immeubles d’État vétustes ou non, au profit de nouvelles infrastructures. Avec le Ministère du cadre de vie et du développement durable qui, en dehors de cette option, veille au grain en ce qui concerne l’assainissement de l’environnement béninois, beaucoup de localités et zones autrefois jonchées de dépotoirs et tout ce qui va avec sont peu à peu transformées en des espaces vivifiants et bien choyés. Seulement, d’autres localités, même en  plein cœur de Cotonou, continuent de résister à cette politique d’embellissement du cadre de vie du pays. À Guinkomey, puisque c’est de là qu’il s’agit, le mal semble avoir un gène dominant. Dans ce quartier très fréquenté de la capitale économique du Bénin, un immeuble datant de mathusalem devient l’os dans la gorge des habitants de cette zone. En effet, d’après les recoupements, cette vitelotte bâtisse, qui était au départ la propriété de la famille Hazounmè, aurait, pendant une certaine période, abrité des documents et archives du Ministère des finances. Ainsi, à l’aune de cette information, il convient de rappeler que d’un moment à un autre, l’État a eu dans une certaine mesure connaissance de ce bâtiment qui date du temps colonial et de son état de plus en plus dégradant. Tombé donc en ruine des décennies après, cet immeuble est devenu le cauchemar de tout un quartier. Et pour cause, il ne manque pas de trembler si l’envie lui prend. Et quand ça commence, c’est toute la zone qui est en alerte. Dans ces conditions d’insécurité grandissante causée par les signes de détresse de cette vielle infrastructure qui pourrait s’effondrer à tout instant, il n’est pas illusoire de penser que le gouvernement doit prendre les taureaux par les cornes en décidant de son sort. D’autant plus que c’est désormais une affaire de sécurité publique que soulève l’immeuble en question. Agir à temps épargnera à coup sûr les béninois d’un éventuel drame tant dommageable pour ce quartier que pour l’État. Lequel État demeure après tout, gérant de la sécurité de ses citoyens.

J.G

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