Rencontre annuelle de partage d’expériences: Le Bénin accueille les équipes des laboratoires d’accélération des pays francophones du PNUD Afrique

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Du 18 au 20 janvier 2022, il s’est tenu à l’Hôtel Azalaï de la Plage de Cotonou, la rencontre annuelle de partage d’expériences des laboratoires d’accélération des pays francophones du PNUD Afrique, une occasion de tirer les leçons du passé et de renforcer leurs capacités d‘actions dans un contexte de crise sanitaire et de défis multiformes.

 

La rencontre est consacrée à l’évaluation des interventions des équipes des laboratoires d’accélération des résultats de développement des pays francophones du PNUD Afrique au cours des deux dernières années, afin de définir l’offre de services pour les différents bureaux pays dans le contexte actuel de crise liée au COVID-19 et les modalités de la mise en œuvre du nouveau Plan stratégique 2022-2025 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Dans le cadre de ce Plan stratégique, le PNUD accompagnera les pays vers la concrétisation des Objectifs de développement durable (ODD) en élaborant des programmes de pays qui tiennent compte des choix nationaux de développement et font de l’éradication de la pauvreté leur priorité.

Trois jours durant, les différents travaux ont permis aux participants venus du Burkina-Faso, de la Côte-d’Ivoire, du Congo, du Cameroun, de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, de la République Démocratique du Congo, du Sénégal, du Togo, du Tchad et du Bénin d’échanger de vive voix sur leur situation (les acquis, les difficultés, les pistes de solutions) et de faciliter de façon pratique le transfert de connaissances et d’expériences entre les générations de Laboratoires d’accélération francophones.

Pour le Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Bénin, M. Aoualé Mohamed Abchir, ayant officié à la clôture des travaux, la retraite des Laboratoires d’accélération est un événement particulier à souligner, car elle démontre combien « nous, pays francophones du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique, avons su dépasser nos verticalités traditionnelles pour travailler en transversalité sur un but commun ». Trois jours de retrouvailles qui, selon les propos de Aoualé Mohamed Abchir, auront permis d’attirer l’attention de tous les laboratoires sur les défis que sont : savoir réinventer nos pratiques, nos organisations, nos modes de gestion, nos modes de communication interne et externe pour améliorer la performance globale de nos bureaux pays, afin de mieux les affronter ». Il a salué le travail de qualité abattu par les équipes des laboratoires d’accélération, grâce à qui le PNUD dispose de tous les atouts pour devenir la meilleure organisation des innovations en matière de développement.

D’intenses travaux

Depuis leur mise en place en 2019, les laboratoires d’accélération des résultats de développement du PNUD travaillent activement avec les partenaires gouvernementaux, les partenaires techniques et financiers, les communautés à la base, les centres de recherche, les innovateurs, la société civile, etc. pour aider à repenser l’approche de développement, à travers l’identification et l’analyse des défis mais aussi en se concentrant sur des idées novatrices, des itérations et des expérimentations rapides. L’apprentissage actif est un élément clé du travail des laboratoires au quotidien, pour détecter des solutions pratiques, porteuses et à même de subvenir aux besoins essentiels des populations de sorte à « ne laisser personne de côté ».

A ce jour, 91 laboratoires d’accélération ont été créés en Afrique, en Europe de l’Est, en Asie, dans le Pacifique, en Amérique latine et dans les caraïbes dont 16 en Afrique francophone. Ces laboratoires d’accélération travaillent avec différents partenaires en analysant sous plusieurs angles et de façon complémentaire les défis et opportunités de développement, en aidant à mieux comprendre les défis en collaboration avec les communautés qui les vivent, en identifiant des innovateurs locaux ou communautés disposant de portefeuilles de solutions endogènes à même de relever lesdits défis, en  faisant la cartographies des solutions potentielles et en les testant et en essayant de mettre à l’échelle des solutions testées avec succès.

Quelques innovations réalisées dans certains pays de l’Afrique francophone avec l’appui des équipes de Laboratoire d’accélération ont été partagées. Il s’agit de la réalisation de la Plateforme des innovations au Bénin, de l’initiative Bénévole de l’innovation (BE-IN) en Guinée, du hackathon 2020 riposte contre la COVID-19 au Congo Brazzaville et de la digitalisation de l’état civil au Togo.

L’expérience du PNUD Bénin en matière de dématérialisation de l’administration publique avec le gouvernement à travers le Ministère du Travail et de la Fonction publique a été présentée. De même, les multiples opportunités offertes par la technologie BlockChain dans le cadre de l’accélération de la réalisation des ODD ont été présentées par M. José Wabo, Représentant Résident Adjoint du PNUD au Bénin.

 

Relever les défis et renforcer la coopération inter-pays

Les réflexions et travaux de groupe ont constitué l’une des phases essentielles de la rencontre de Cotonou. Les treize (13) Laboratoires d’accélération participant à la rencontre ont exploré de nouveaux chantiers de collaboration entre pays pour de plus grands résultats en 2022. Ces thématiques portent sur la digitalisation, l’entrepreneuriat, l’informalité, l’agriculture, l’économie bleue et la gestion des déchets.

Au terme des travaux, les participants ont formulé des recommandations relatives à l’instauration d’une semaine de l’innovation, l’introduction d’une flexibilité adaptée dans les procédures et les opérations s’agissant des requêtes des Laboratoires d’accélération et l’institutionnalisation de la retraite annuelle des Labs Francophones.

Le Représentant Résident du PNUD au Bénin a émis le vœu que la rencontre présentielle puisse continuer en virtuel, en vue de poursuive les réflexions ainsi que les collaborations pour une bonne mise en pratique des résultats auxquels les équipes des laboratoires sont parvenues.

Il a fini ses propos en réitérant son appui en termes de plaidoyer pour que les recommandations de la retraite deviennent des actions concrètes.

Thomas AZANMASSO

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