À la Une/Haïti: Nouvelles révélations sur l’assassinat du président Jovenel Moïse

331

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

De nouvelles révélations sur l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021, mettent en cause le Premier ministre par intérim d’Haïti, Ariel Henry. Selon les informations du New York Times, Joseph Felix Badio, « un ancien fonctionnaire du ministère haïtien de la Justice soupçonné d’avoir organisé l’attaque qui a tué le président Moïse, a non seulement parlé à Ariel Henry avant et après l’assassinat, mais il s’est aussi rendu à deux reprises à la résidence du Premier ministre. Les deux visites, dont l’une a eu lieu quatre mois après le crime, ont eu lieu la nuit et sans que Joseph Felix Badio soit inquiété par les agents de sécurité du Premier ministre, alors qu’il est pourtant recherché par la police haïtienne », révèle le journal.

 

Le New York Times a pu aussi s’entretenir avec un autre suspect dans l’assassinat de Jovenel Moïse : Rodolphe Jaar, un homme d’affaires haïtien et ancien trafiquant de drogue, arrêté vendredi dernier en République dominicaine grâce aux informations du FBI. Cet homme affirme au journal que Joseph Felix Badio avait demandé de l’aide à Ariel Henry pour prendre la fuite après l’assassinat et que le Premier ministre lui avait promis de « passer quelques coups de fil ». Le New York Times rappelle qu’Ariel Henry continue de nier tout contact avec Joseph Felix Badio. Rodolphe Jaar met également en cause « un autre haut responsable du gouvernement intérimaire actuel : le chef de la police, Frantz Elbé ».

Selon les dires de Rodolphe Jaar, « Badio a appelé Frantz Elbé, qui à l’époque était un conseiller de la police, et lui a demandé de l’aider à se procurer des armes pour le coup d’État en préparation. Elbé a dit à Badio qu’il n’avait pas d’armes. Mais il n’a par la suite pas non plus essayé d’empêcher le coup d’État de se produire ». Et le New York Times de conclure : « En octobre dernier, Ariel Henry a promu Frantz Elbé à la tête de la Police nationale haïtienne. Monsieur Elbé n’a pas répondu aux demandes d’interview du journal ».

L’accès au vote des minorités sera-t-il garanti à l’avenir aux États-Unis ?

C’est la question qui agite cette semaine l’opinion publique et le Congrès outre-Atlantique. Les démocrates accusent les républicains d’avoir changé des lois électorales dans les États qu’ils dirigent afin de limiter justement l’accès au vote des minorités et notamment des Afro-Américains. Et ce, comme explique ce matin le Baltimor Sun, « parce que les conservateurs savent que les tendances démographiques leur sont défavorables ». Pour contrecarrer ces actions des républicains, Joe Biden est décidé de faire voter deux lois fédérales qui non seulement garantissent l’accès au vote à chaque Américain sans discrimination, mais qui empêchent également sa restriction par des lois votées aux niveaux des États fédérés.

Les deux textes ont passé la Chambre des représentants, mais se retrouvent désormais bloqués au Sénat où les démocrates ne possèdent que d’une majorité de 51 voix en y incluant celle de la vice-présidente Kamala Harris.

Alors que théoriquement 51 voix suffisent pour adopter une loi, il existe au Sénat américain la fameuse règle du « filibuster », un mécanisme de blocage qui permet à l’opposition d’empêcher un vote. Pour dépasser le filibuster, il faut les votes de 60 des 100 sénateurs. Impossible dans l’état actuel des choses, estime le Washington Post qui craint que « Joe Biden risque fort de commencer l’année sur un nouvel échec législatif ».

Cette fois, en revanche, le président semble déterminé à aller au bout de sa démarche, annoncent plusieurs médias américains ce matin. Joe Biden se prononcera ce mardi pour un changement des règles du filibuster au Sénat. Le président « n’ira pas jusqu’à demander l’élimination totale de l’obstruction parlementaire », avance le New York Times, « Mais il est favorable à une “suspension du filibuster” dans le cas des droits de vote ». Lors d’un discours, ce mardi à Atlanta, en Géorgie, « Joe Biden argumentera que l’avenir de la démocratie américaine est en jeu », rapporte aussi le site internet de CNN. « Je ne tremblerai pas, je défendrai notre démocratie contre les ennemis extérieurs et intérieurs », dira le président dans son allocution dont des extraits ont été publiés par la Maison Blanche.

Joe Biden prendra là un grand risque politique puisque pour changer les règles du filibuster il faut les votes de chacun des 50 sénateurs démocrates. Or deux ont déjà fait savoir qu’ils seront contre un tel coup de force au Sénat. « Sur la question du filibuster, l’heure de vérité a sonné pour les démocrates », résume de son côté le quotidien The Hill.

Cuba : 50 manifestants anti-gouvernement devant les juges

Depuis le début de la semaine, une cinquantaine de personnes se trouvent devant les juges. Leur crime ? Avoir participé à la manifestation pacifique du 11 juillet dernier. On se souvient de cette mobilisation historique de l’été dernier quand des milliers de Cubains étaient descendus dans les rues aux cris de « À bas la dictature » et « nous avons faim », rappelle le Miami Herald. Des milliers de ces manifestants avaient été arrêtés.

Les procès de 50 d’entre eux se sont ouverts ce lundi. « À La Havane et à Holguín, 41 personnes seront jugées pour le crime politique de sédition, dont quatre de moins de 18 ans », rapporte le journal. Ces accusés « rejoignent les 37 personnes qui ont déjà été jugées à La Havane pour sédition avec des peines allant de 12 à 30 ans. Dix autres mineurs, accusés de ce crime, sont en attente de jugement ».

 

rfi.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite