Entretien avec l’athlète béninoise Odile Ahouanwanou: «Pour le bilan de 2021, c’est un bilan satisfaisant»

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Meilleure de sa génération, l’athlète béninoise Odile Ahouanwanou revient dans cet entretien sur sa participation aux Jeux olympiques. Elle reste satisfaite de ses performances en ce temps de crise sanitaire de Covid-19. Par ailleurs, Odile Ahouanwanou, championne d’Afrique en heptathlon à Assaba au Nigéria, vise encore les podiums pour 2022. Lisez-plutôt

 

Comment se porte la championne d’Afrique et quel bilan peut-on faire de l’année 2021 ?

Il faut dire qu’après les différents meetings et autres compétitions et surtout les JO, je me porte bien. Et donc, je rends grâce à Dieu qui m’a permis de rester en forme.

Pour le bilan de 2021, je dirai que c’est un bilan satisfaisant. Puisque cette année notamment aux JO, j’ai amélioré encore ma performance en heptathlon et sur les différentes épreuves principalement au niveau du poids où j’ai passé un cap, en lançant 15m79 et au 200m, j’ai fait 23s84. Alors que mon record était de 24s01. Et je suis contente aussi parce qu’aux JO, c’est moi qui ai remporté le lancer de poids. Donc, je ne peux que dire que c’est un bilan satisfaisant.

Depuis deux ans, la pratique du sport est difficile. Comment vous vous êtes arrangée ?

C’est vrai que depuis près de deux ans déjà, nous vivons la psychose de Covid-19. Ça n’a pas été facile pour personne sur tous les plans, surtout au niveau du sport, où il y a beaucoup de principes et canevas à suivre. Personne ne peut aller au-delà des règlements instaurés par l’État français. Donc, il faut être vigilant et vite s’inscrire pour être sur la liste de ceux qui peuvent s’entraîner. J’avoue que pendant le premier confinement, personne n’a pu s’entraîner convenablement. Mais moi, je m’étais adaptée autrement à la maison par des renforcements. D’ailleurs, cela a fait que dès le dé-confinement, on a rien oublié ; le rythme et la forme sont vite retrouvés. Donc, en réalité, je ne n’ai rien lâché durant cette période compliquée.

L’an prochain, il y aura de nouveaux challenges pour vous. Quelle sera la priorité ?

Cette année 2022 s’annonce. Il y aura beaucoup de challenges notamment le championnat d’Afrique, tout comme les Jeux africains. Dans ça, il y aura sauf erreur de ma part, le championnat du monde. L’objectif est de pouvoir réaliser les minima qu’il faut. Et, surtout aller chercher à être sur les podiums sur toutes ces compétitions. Voilà notre objectif pour les joutes de 2022.

Votre regard sur ce qui est fait au pays?

Je pense que c’est encourageant de voir l’évolution des travaux des infrastructures en cours dans le pays. C’est encourageant de voir les hommes et des femmes se lever pour mettre en lumière le sport béninois. Et surtout pour ce qui me concerne plus ma Fédération de tutelle, où le Comité exécutif tente de former et de faire en sorte que la relève soit assurée. Il faut reconnaître que rien n’est facile. Donc, si quelqu’un arrive à faire un effort, il faut toujours l’encourager. Je veux aussi dire mes félicitations au Gouvernement par rapport à sa politique de développement du sport par le biais du Ministre en charge des Sports, Oswald Homeky. Je ne peux que souhaiter que cela continue de la sorte pour donner de l’espoir au sport béninois d’ici quelques années.

Un mot pour conclure…

Je vous remercie déjà pour l’intérêt renouvelé et le travail que vous faites tous les jours pour nous accompagner athlètes sportifs et le sport béninois en général. Nous sommes reconnaissants. Je suis reconnaissante et nous vous encourageons à toujours nous accompagner. Parce qu’on a besoin de vous dans nos combats, dans nos luttes. Je veux donc profiter pour remercier tous ceux et celles qui m’accompagnent de loin ou de prêt. Je veux surtout encourager tous ceux qui veulent faire du sport et sont dans le doute, notamment les filles, je les exhorte à ne pas baisser les bras. Si tel est leur désir profond, qu’elles ne lâchent pas, qu’elles gardent la tête haute afin d’aller de l’avant. Parce que, c’est à force de travailler dur dans les difficultés, dans la douleur qu’on peut aboutir à un meilleur résultat. J’encourage tout le monde au travail, aussi bien les Fédérations que les acteurs du sport (promoteur, financier et autres mécènes…), afin qu’un jour, le Bénin soit un pays identifié par ses performances sportives. Et dès qu’on parlera du Bénin, tout le monde saura que c’est la terre de telle ou telle personne du monde sportif et non «un pays voisin du Nigéria». Vivement que le sport béninois puisse être développé et faire vibrer le monde entier. Je ne pourrai pas finir sans présenter mes vœux les meilleurs à tout le peuple béninois en général et au monde sportif en particulier. Je vous remercie.

 

Réalisation : M.M. et Messan DOHOU (Coll)

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