Lutte contre les grossesses précoces dans l’Atacora: Des paliers franchis, des défis à relever

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Le préfet du département de l’Atacora, Lydie Déré Chabi Nah mène depuis, une lutte farouche contre les grossesses précoces. Ainsi, à la faveur d’un atelier de revue annuelle du plan d’action contre les grossesses précoces dans le département, des progrès ont été enregistrés. Cependant, d’importants défis restent à relever….

 

De la revue annuelle, il ressort que le plan d’action de la campagne de lutte contre les grossesses précoces dans le département, a été exécuté à 100%. Ledit atelier initié par la direction départementale de la santé de l’Atacora, avec l’appui  technique et financier de Plan International Bénin, a permis aux différents acteurs d’évaluer l’ensemble des plans communaux de lutte contre les grossesses précoces dans l’Atacora, d’analyser les gaps et d’apprendre des difficultés ressorties et de surtout faire des recommandations, informe l’Abp. Des activités de sensibilisation avec des Ongs Bupdos et Sia n’son et des points focaux zégromis des mairies  aux réunions de coordination et autres avec la direction départementale de la santé de l’Atacora, toutes des activités prévues ont été exécutés à 100%. Une satisfaction qui témoigne de l’engagement des différents acteurs à combattre les grossesses précoces.  La chef division santé sexuelle et reproductive, Carine Koussihouèdé n’a pas manqué de se réjouir des résultats probants enregistrés. « Malgré que nous avons un taux d’exécution de 100%, les problèmes des jeunes adolescents ne sont pas totalement maîtrisés, chaque jour avec les transformations du monde, les nouveaux comportements naissent, sont liés à la santé sexuelle et reproductive, c’est pourquoi je voudrais vous inviter pour cette année 2022, à continuer dans la même dynamique autour du préfet qui a fait de ce processus son champs de bataille », a confié à l’Abp, le directeur départemental de la santé de l’Atacora. Pour l’autorité préfectorale, la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes  demeure un sujet à réflexions, au regard des problèmes auxquels sont confrontés ces derniers et des indicateurs en santé qui traduisent leur situation. « Des résultats de l’étude de faisabilité du projet réalisée dans 4 communes cibles, il ressort que l’insuffisance des moyens de subsistance pour les filles, l’insuffisance de connaissances en matière de santé sexuelle et reproductive parmi les jeunes, l’utilisation limitée des méthodes de planification familiale moderne, les normes socioculturelles, le mariage précoce ainsi que la non application des textes de lois sont des facteurs contribuant à ce phénomène », a-t-elle fait savoir. Elle s’est, par ailleurs, dite convaincue que la lueur d’espoir pointe à l’horizon quant au succès de la lutte contre les grossesses précoces dans le département. A l’en croire, il est impératif d’œuvrer à inverser la tendance. Le préfet a témoigné sa gratitude aux partenaires techniques et financiers qui accompagnent la lutte.

A.B

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