Cnhu-HKM: La règle établie au garde vélo pose problème

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On en tombe des nues. Au niveau du garde vélo du Centre hospitalier national universitaire Hubert Koutoucou Maga (Cnhu-HKM), ce qui se passe embrasse.

 

« Nombre de tour, nombre de ticket à payer ». C’est à cette triste réalité que sont confrontés les usagers. En termes plus clairs, quand on arrive là (à moto) avec son malade, ou qu’on soit en visite, on  vous délivre un ticket selon que c’est le jour ou la nuit qui varie respectivement de 100 F Cfa à 200 F Cfa. Seulement que, chaque fois qu’il faut reprendre la moto pour satisfaire à une exigence et la ramener, l’on est obligé d’acheter un autre ticket.

Quand, par exemple, on vous prescrit une ordonnance et que vous êtes obligé de vous rendre dans une pharmacie autre que celle du Cnhu, généralement peu pourvue en médicaments (c’est rare de trouver toutes les prescriptions), vous êtes tenu d’acheter un autre ticket à votre retour. Dussiez-vous faire 3, 4, 5 tours voire plus, la donne ne change pas.

 « A mon arrivée, j’ai payé 100F Cfa pour avoir le ticket afin de garer ma moto. J’ai dû, en moins de deux heures et 5 fois de suite, ressortir pour satisfaire à des ordonnances. Tous les médicaments n’étant pas disponibles à l’intérieur, il fallait me rabattre sur la pharmacie du Camp Guezo. Laquelle se situe à moins d’un km du Cnhu. Et, à chaque fois, il fallait au retour, payer un autre ticket », confie un usager. Ses explications ne changeront rien. Et c’est cette tristesse réalité que vivent nombre de motocyclistes du Centre. Rapprochés, et gardiens de motos et ticketiers répètent à l’unisson que « c’est comme ça. Nombre de tour, nombre de ticket à payer ». A les entendre, ils ne sont que des exécutants. La décision vient du collectif des travailleurs du Cnhu.

Une décision très indigeste quand ailleurs, le ticket compte pour une journée. D’aucuns vous proposent de faire un abonnement ticket avec réduction. Mieux, à des endroits donnés, on ne vous prend aucun kopeck.  Personne ne va à l’hôpital par plaisir. S’il faut faire face à des ordonnances à flots auxquelles s’ajoute le forfait journalier et saigner davantage sa bourse pour sécuriser son moyen de déplacement, il y a un manque d’humanité.  Chacun milite certes pour son profit mais Descartes crierait encore que «Le bon sens (La raison) est la chose du monde la mieux partagée».

Cyrience KOUGNANDE

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