Décrispation politique: Madougou et Aïvo : Talon n’a pu créer l’événement

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(Les voeux de nouvel an des deux détenus populaires)

Avec l’option de ne pas interjeter appel faite par les deux détenus politiques les plus en vue au pays, Reckya Madougou et Joël Frédéric Aïvo, beaucoup de compatriotes se sont tournés vers le président de la République, espérant de lui, à tout le moins, la grâce présidentielle. Les deux occasions sur lesquelles Patrice Talon était attendu pour prouver sa magnanimité furent son discours devant le Parlement ou son message de présentation de vœux à la Nation, la veille de la nouvelle année 2022.  Mais les attentes seront de courte durée puisqu’à ces deux occasions, le chef de l’Etat qui pouvait user de ses prérogatives constitutionnelles pour créer l’événement n’a pu rien faire. Conséquence, l’ancienne ministre Garde des Sceaux et le professeur de droit constitutionnelle, tous deux candidats recalés de l’opposition, ont vécu le réveillon, loin de leurs familles et amis, dans leurs cellules respectives de la maison d’arrêt d’Akpro Missérété et de la prison civile de Cotonou. S’il est vrai que dans la foulée des procès et des condamnations de ces deux détenus les plus en vue, le Secrétaire adjoint du gouvernement et Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji avait déjà douté de l’effectivité de la grâce présidentielle en cette fin d’année contrairement à la pratique qui intervient ordinairement la veille de la commémoration de la fête de l’indépendance nationale, il n’en demeure pas moins que cette exception dont pourrait bénéficier Reckya Madougou et Joël Aïvo confirme la règle. Au-delà de la grâce présidentielle, l’amnistie via le Parlement était aussi possible avant 2022 puisque les députés de la 8eme législature ont déjà habitué le peuple béninois au vote de lois en moins de 24 heures.

Le chef de l’Etat n’ayant pas comblé les attentes à ce premier tournant, doit-on attendre finalement le 31 juillet prochain ? Et si comme le souhaitent certains soutiens du pouvoir, Joël Aïvo et Reckya Madougou n’introduisaient pas toujours une demande auprès de Patrice Talon, est-ce vraiment parti pour les 10 ans et 20 ans de prison à eux flanqués par la Criet, la Cour spéciale? Cela ne se compliquerait-il pas pour le Pouvoir Talon avec déjà la pression et la sanction que brandissent les Etats Unis d’Amérique?

 Worou BORO

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