Mise en œuvre de la charte de bonnes pratiques en milieu scolaire: ASPAD outille les journalistes du Mono

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Lokossa, 29 déc. 2021 (ABP)-  L’association pour la survie et la promotion des adolescents déshérités (ASPAD) en consortium avec le CIPCRE-BENIN et Kira, a renforcé mardi à Lokossa, la capacité des journalistes membres de réseaux des professionnels de médias sur les droits de l’enfant et la dynamique de la charte de bonnes pratiques dans les établissements scolaires primaires et secondaires sur l’ensemble de l’étendue du territoire national, en vue de la protection effective des élèves contre les abus sexuels.

 

Initié par le CIPCRE-BENIN en collaboration avec Kira et cofinancé par le gouvernement Allemand (BMZ), le projet de renforcement de la protection effective des élèves contre les abus sexuels par la généralisation de la charte de bonnes pratiques (CBP) dans les établissements scolaires primaires et secondaires, sera mis en œuvre au cours de deux années scolaires successives par l’ASPAD sur l’ensemble du territoire national dans le bus de l’éradication desdits abus  dont sont fréquemment victimes les apprenants. En faisant approprié l’approche droit des enfants et la dynamique de la CBP aux journalistes exerçant dans le département du Mono, l’ASPAD entend qu’ils soient capables de prendre des initiatives en vue de la vulgarisation des arrêtés portant institutionnalisation de la CBP, la communication autour des engagements des acteurs pour une bonne implémentation et la promotion des droits de l’enfant pour un meilleur fonctionnement des comités de veille dans les établissements scolaires.

A en croire Marie Reine Zonou, directrice exécutive de l’ASPAD, des enquêtes ont montré que les apprenantes évoluent jusqu’à la fin du cursus primaire et leur masse déserte les rangs à partir du secondaire. Les mêmes enquêtes, a-t-elle poursuivi, « font état de la présence de quelques rare filles qui atteignent le niveau de la classe de troisième ». « A partir du second cycle  les statistiques sont criardes », a-t-elle ajouté. Selon elle, c’est la pratique sexuelle sur les élèves filles de façon précoce qui fait que ces filles abandonnent les cours et vont précocement ou forcément au mariage. De plus, précise-t-elle, « les abus sexuels exercés sur les enfants filles font qu’ils ont plus le goût d’aller au mariage que de chercher à évoluer à l’école ». Selon elle, c’est pour mettre fin à cette pratique que le consortium CIPCRE-BENIN, Kira et d’autres partenaires ont saisi l’Etat béninois pour mettre en place un système d’activités dénommé charte de bonnes pratiques en milieu scolaire afin de protéger les enfants sur ces abus sexuels, maintenir les enfants filles dans les écoles jusqu’à la classe de terminale voire l’université s’il le faut.

 

abp.info

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