Phase II du Programme Redevabilité: Mandat et composition du Cos, état d’avancement et perspectives pour 2022 au cœur d’une session

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Azalaï Hôtel, jeudi 9 décembre 2021, a abrité l’atelier du  Comité d’orientation et de suivi (Cos) du Programme Redevabilité  dans sa phase II. Une session couplée de la cérémonie de remise de chèques aux porteurs de projets du Fonds de soutien aux initiatives de Redevabilité (FoSir). Un engagement de la coopération suisse aux côtés de l’Etat béninois, pour une gouvernance transparente, inclusive et efficace des affaires publiques.

 

«C’est un réel plaisir de prendre part à la présente session du Comité d’orientation et de suivi du Programme Redevabilité – la première après la formalisation du cadre de dialogue du Programme», a confié d’entrée, Björn Schranz, Chef suppléant de coopération internationale. La redevabilité étant elle-même, l’obligation qui est faite à toute personne gérant des ressources ou titulaire de fonction officielle ou d’un autre poste de confiance, de rendre compte de l’utilisation prévue. Selon ses propos, le Programme Redevabilité est important. «Tout d’abord, parce qu’il vise à renforcer encore la pratique de la redevabilité au Bénin, et de créer un environnement où les Organisations de la société civile, les citoyens et les médias interagissent avec les pouvoirs publics pour offrir de meilleurs services de base aux populations. Et il convient, à mon avis, de rajouter également le secteur privé à profit dans cet écosystème d’acteurs», fait-il savoir. La redevabilité, pour Björn Schranz, est une condition essentielle d’une gouvernance transparente, inclusive et efficace des affaires publiques, et un puissant levier en faveur d’une jouissance accrue des droits socio-économiques et politiques des citoyens. Et plus loin encore, un puissant levier en faveur de la lutte contre la pauvreté multidimensionnelle.

Selon ses affirmations, malgré les avancées enregistrées après la 1ère phase du Programme Redevabilité, financée par la Direction du Développement et de la Coopération Suisse, et mise en œuvre de 2016 à 2019, de nombreux défis subsistent. «Pour répondre à ces défis, une 2ème phase du Programme (2020-2024) a été formulée, alignée aux priorités stratégiques du Bénin, notamment le premier pilier du PAG 2018-2021 ‘’Consolider l’état de droit, la démocratie et la bonne gouvernance’’. La mise en œuvre est effective depuis juin 2020 avec le recrutement de l’opérateur GFA Consulting Group, un cabinet de conseils basé à Hambourg, en Allemagne. L’opérateur assure l’appui technique à la mise en œuvre de la phase 2 du Programme», poursuit-il. Cette session, pour le Chef suppléant de coopération internationale, permettra d’apprécier collectivement les premiers résultats atteints et de s’informer sur les activités prévues pour l’année prochaine. Elle vient par ailleurs à point nommé, pour finaliser l’appui du Programme aux différentes structures étatiques. «Les acteurs de la Société civile retenus après un appel à projets du FoSir recevront de manière solennelle les chèques pour lancer les activités prévues. Je souhaite une saine gestion des ressources pour l’atteinte des résultats», laisse-t-il entendre.

Prenant la parole pour l’ouverture officielle de la session, Jacques Richard Codjo, Secrétaire général Adjoint du Ministère de la Justice et de la Législation, a affirmé que cette session du Cos est à ses «yeux essentielle car, elle nous permettra de discuter des propositions présentées par l’opérateur et à lui fournir des orientations précises». A l’écouter, le gouvernement s’inspire d’ores et déjà du Programme. En termes d’offre de redevabilité au niveau national, fait-il savoir, notons une amélioration progressive de la pratique de reddition des comptes à travers : l’élaboration de rapports annuels sur l’exécution de la loi de finances ;  la production et la publication chaque année du rapport d’exécution de loi de finances et la participation des OSC aux revues périodiques sectorielles et nationales.

Le premier appel à proposition du FoSir a connu son épilogue en Novembre dernier avec la signature de 20 contrats de subvention pour une somme totale de 400 805 000 F Cfa. Les projets financés couvrent 11 départements sur 12 et 27 communes sur 77. Ils portent sur l’éducation, l’eau et la santé.

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