Une semaine après l’attaque de Porga: Qui en sont les vrais auteurs ?

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Qui sont ceux qui ont attaqué l’armée béninoise le mardi 30 novembre et le mercredi 1er décembre 2021 à Banikoara et à Porga ? Où en est l’enquête sur ces deux attaques perpétrées contre les forces de défense et de sécurité en position de surveillance dans la zone frontalière ? Cela fait déjà une semaine que l’attaque de Banikoara s’est soldée par la mort d’un « djihadiste » selon les termes du Chef d’état-major de l’armée de terre (Cemat). Le lendemain, mercredi 1er décembre, l’attaque de Porga a fait deux morts et des blessés dans le rang des forces de défense et de sécurité, et un mort côté ennemi.

 

Mais depuis que le Cemat et le porte-parole des forces  armées béninoises sont montés au créneau pour relater les faits, plus aucune bribe d’informations émanant d’une piste d’enquête. Autrement dit, c’est au seul communiqué du Cemat et de la déclaration télé de l’Etat-major général que la presse et l’opinion publique nationale et internationale se sont accrochées. Et depuis lors, les mots terroristes et djihadistes sont en vogue et employés à tort ou à raison. Dans un premier temps, c’est l’armée même qui a favorisé la chose. Dans la note adressée par le Cemat aux officiers, sous-officiers, militaires de rang, les présidents de corps et autres, le terme djihadiste a été utilisé pour désigner les auteurs des attaques contre les positions de l’armée béninoise. Mais cela a été revu en « individus armés non identifiés » dans le communiqué lu à la télévision nationale par le porte-parole des forces armées béninoises, le colonel Didier Ahouanvoédo.

À ce jour, aucun groupe terroriste ou djihadiste n’a daigné revendiquer l’attaque comme il est de coutume dans d’autres pays. Pendant ce temps, le mot djihadisme ou terrorisme est sur toutes les lèvres. Dans les medias, c’est ce qui est usité.

Mais si on s’en tient au double usage (djihadiste, terroriste puis individus armés non identifiés) du mot fait par l’armée béninoise, ça veut dire qu’entre temps on n’a pas eu assez d’éléments probants pour insister sur l’emploi du concept qui convient dans la gamme. Entre Djihadisme, terrorisme et individus armés, que doivent retenir les populations ? Quel groupe a frappé, et pourquoi ?

 

M.M

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