Lutte contre la COVID-19: l’espoir renaît en Afrique

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Dans les différentes tribunes que j’ai animées sur ma page Facebook, j’ai estimé que la lutte contre la COVID-19 ne peut pas se priver d’une distribution équitable des vaccins dans le monde y compris les pays à faible revenu. La lutte doit s’accentuer sur un accès  consenti de tous à la vaccination. Alors que certaines régions enregistrent un taux de vaccination avoisinant 80 – 95% (États-Unis, Europe etc. ), le taux en Afrique demeure largement en deçà de l’espérance.

Dans mes parutions,  j’ai  encouragé l’accroissement massif de l’exportation, sous l’autorité de COVAX/ OMS, des vaccins de qualité vers les régions en développement notamment l’Afrique.  Outre ces exportations, l’heure est venue de promouvoir la délocalisation des usines de production par les laboratoires spécialisés,  autorisés à transférer leur technologie et leur savoir faire. La question  de verser les brevets dans le domaine public pourrait être par la suite envisagée. C’est  à ce titre que je  félicite MODERNA, le premier laboratoire à  verser son brevet dans le domaine public et de décider d’installer dans un pays africain une usine d’une capacité de 500 millions  de doses par an.

Par ailleurs, je me félicite de la décision de certains laboratoires pharmaceutiques allant dans le sens de la délocalisation en Afrique de la production, comme l’attestent les informations largement  relayées par les médias ces derniers jours. En effet, le laboratoire allemand BioN-Tech associé de Pfizer pour le vaccin contre la COVID décide de construire deux usines de vaccin  en Afrique dès 2022 : une au Rwanda et une au Sénégal. Mieux, ce laboratoire décide d’appliquer la technologie de L’Arn messager dans la lutte contre la tuberculose et le paludisme. Je nourris l’espoir que les laboratoires des autres pays producteurs comme la Chine, la Russie, l’Inde s’investissent dans cette vision de délocalisation.
La bataille contre la COVID doit être gagnée sans discrimination pour préserver la santé de nos peuples et les mesures  d’accompagnement doivent y contribuer.  C’est le sens de mes lettres signées et co-signées par le Cabinet  de l’Ancien Premier Ministre Gordon Brown du Royaume-Uni envoyées au Pape François et au Premier  ministre Italien Draghi pour examen à la réunion  du G20 en Italie.
Je ne terminerai pas sans lancer un appel à  l’Union Africaine pour installer une Commission Africaine du Monde des Sciences pour sécuriser, en partenariat avec l’OMS/COVAX, la qualité  des vaccins qui seront  produits par ces laboratoires privés sur notre continent à l’image  de l’expérience des États-Unis et de l’Europe.

Enfin, il devient de plus en plus nécessaire que les institutions de financement de développement (la Banque Mondiale, le FMI, la BAD etc…),  le secteur privé et les Fondations  philanthropiques accompagnent cette vision en subventionant largement les productions pour préserver le pouvoir  d’achat des candidats à  la vaccination en Afrique et soutenir les autres  mesures d’accompagnement.

Président Thomas Boni YAYI

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