Mise en œuvre du Dmpa-sc: Le Bénin parmi les pays qui ont les meilleurs résultats

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Mis en œuvre à partir de juillet 2019, grâce à l’appui technique et financier de Jhpiego, le projet << Accélérer l’accès au Dmpa-sc >> dans huit pays du partenariat de Ouagadougou, est à son terme dans certains pays dont le Bénin, en septembre 2021. Les acteurs impliqués dans la mise en œuvre dudit projet se sont donc retrouvés à Cotonou, à un atelier, pour partager les résultats obtenus et débattre des perspectives. C’était vendredi 15 octobre 2021 à l’hôtel Kta.

 

Le Dmpa-sc encore appelé Sayana Press est une technologie innovante, discrète et facile à utiliser, qui aide les femmes et les filles à opérer des choix éclairés ; à élargir la gamme des méthodes contraceptives disponibles au Bénin afin de répondre aux besoins non satisfaits des femmes et des jeunes filles. Il renforce l’autonomisation des femmes avec l’auto injection, protège contre les grossesses non désirées et facilite l’espacement des naissances. C’est dans le but de planifier, coordonner et suivre la mise en œuvre de l’introduction et de la mise à l’échelle du Dmpa-sc dans les programmes nationaux de planification familiale, que le projet a été initié afin d’accroître l’accès des femmes et des filles à une variété de méthodes contraceptives en Afrique de l’Ouest notamment en Mauritanie, au Togo, en Guinée, au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Côte d’Ivoire et au Bénin.

Dans son mot de bienvenue à cet atelier sur le point des activités exécutées, Dr Gaston Ahounou, point focal de Jhpiego au Bénin et représentant du Directeur de l’Agence nationale des soins de santé primaires (Anssp), a fait savoir : << le projet Accélérer l’accès du Dmpa- sous cutané dans 8 des 9 pays du partenariat de Ouagadougou a permis de booster l’implémentation du Dmpa-sc et de l’auto injection au Bénin. Ça a permis aussi d’amener d’autres partenaires, puisque c’était un des objectifs du projet, à investir aussi dans la planification familiale et particulièrement dans la mise à l’échelle du Dmpa-sc >>. Pour Célestin Compaoré, Directeur régional du projet Pmpa-sc-Jhpiego, le Bénin figure parmi les pays qui ont les meilleurs résultats pour ce qui est de la mise en œuvre de ce projet. << Lorsqu’on arrive à permettre à une femme d’éviter une grossesse qu’elle voudrait éviter, lorsqu’on arrive à contribuer à la réduction de la mortalité maternelle, il y a de quoi à être fier >>, se réjouit-il en félicitant les acteurs à divers niveaux qui ont contribué à avoir ces résultats. Parlant de résultats sur la période 2019-2021, M. Compaoré a souligné que sur 34 zones sanitaires, le Bénin en a couvert 24. Au Bénin, poursuit-il, on est passé de l’introduction du Dmpa-sc à l’élaboration d’un plan de passage à l’échelle, à la mise en œuvre de ce plan de passage à l’échelle et arrivé aujourd’hui à l’auto injection. << Donc je voudrais qu’on fasse un grand ban particulier pour nos collègues de l’Agence nationale des soins de santé primaires et toutes les formations sanitaires avec lesquelles nous avons eu à travailler pour les remercier pour leur dire que nous sommes fiers d’eux (…) parce que ce projet que vous avez eu à mettre en œuvre a permis d’avoir un autre projet qui a accompagné le Bénin, spécifiquement dans le renforcement de capacités qui a permis de former les prestataires sur le Dmpa-sc >>, a ensuite déclaré Célestin Compaoré au nom de l’équipe régionale du projet. Il sera appuyé par Dr Ahounou qui a ajouté qu’au 30 septembre 2021, 553 relais communautaires ont été formés pour l’auto injection du Dmpa-sous cutané. Il faut dire qu’à la fin, des recommandations ont été formulées à l’endroit des différents partenaires du projet pour le suivi des acquis et pour le respect des engagements pris par le Bénin.

Et, en ce qui concerne les perspectives, M. Compaoré a expliqué que l’équipe régionale du projet est en discussion avec les parties prenantes notamment le ministère de la santé et  d’autres acteurs intervenant dans la planification familiale pour étudier les possibilités d’une seconde phase. Cependant, aux dires de Dr Gaston Ahounou, le produit reste disponible dans les centres de santé publics et même privés formés à cet effet.

 

J.B

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