Covid-19/ Respect du nombre de passagers ou réduction des coûts de transport: Les chauffeurs taxi à Cotonou font leur choix

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Dans sa lutte contre la maladie à Coronavirus, le gouvernement béninois a institué une bactérie de mesures. Spécifiquement, pour ce qui est du transport routier, la limitation du nombre de passagers à bord des taxis et le respect de la distance de sécurité (1 m) entre passagers à bord des transports en commun…

 

Il n’en fallait pas plus pour que les tarifs des transports prennent l’ascenseur. Les compagnies ont, en effet, réduit le nombre de passagers par banquette qui est passé de deux à un. Subséquemment, il fallait désormais débourser 11.000  F Cfa pour rallier la ville de Cotonou à Parakou, 15.000  F Cfa pour le trajet Cotonou-Natitingou, etc. Bref, les prix sont passés du simple au double au grand désarroi des voyageurs. Dur, il était de quitter une ville pour une autre. Des parkings d’embarquement des passagers presque vides et peu de recettes, les responsables devront maintenant gérer les conséquences qu’a engendrées la flambée des tarifs. Et, face à la donne, certaines compagnies vont se raviser.  Les prix sont revenus à la normale. Par contre, ailleurs, on reste royaliste.

Un tour dans la ville de Cotonou ce lundi 18 octobre 2021 de la fête du Maouloud. Malgré la pluie, les voyageurs ont répondu présents aux différents lieux d’embarquement. Et, le constat est là. 6 000 F Cfa, 7 000 F Cfa, 11 000 F Cfa pour quitter Cotonou pour Parakou. Chaque compagnie y allait de son tarif. D’aucuns se voulant réalistes et d’autres respectueuses des injonctions du gouvernement. Lequel, elles attendent par ailleurs, pour revoir leur majoration. «Nous prenons désormais deux personnes», confie ce conducteur d’autocar rencontré à Agontikon pour justifier la baisse du tarif. «Je pense qu’en recommandant le port obligatoire de masque aux passagers tout en leur donnant dès l’entrée dans le bus, du gel hydro alcoolique, ça peut aller», confie un client qui pense que de plus en plus, de mesures sont prises pour circoncire le mal. Du coup, l’étape d’un passager par banquette est selon lui obsolète. Ceux qui continuent, poursuit-il, ont des intérêts inavoués. N’en demeure, le gouvernement est attendu pour reconsidérer les donnes. Infléchi sa décision ou la maintenir, les voyageurs sont dans l’expectative.

Cyrience KOUGNANDE

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