Supposées taxes indûment perçues chez les transporteurs: Des manouvres pour saboter les efforts de la douane ?

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Il circule sur les réseaux sociaux depuis un moment, une vidéo où un individu, à travers une déclaration faite par méconnaissance totale des textes en vigueur, fait état de supposés faux frais faramineux qui auraient été perçus sur des sacs de riz en exportation du Bénin vers le Nigéria. Des affirmations que d’aucuns jugent gratuites et sans fondement et qui n’auraient pour seul objectif que de ternir l’image des disciples de Saint Mathieu qui se dévouent chaque jour à la tâche, pour le bien de tous.

 

Selon la vidéo, des taxes auraient été perçues chez des convoyeurs de riz sans quittance. Cette accusation sans preuve tangible ne serait-elle pas l’œuvre de commerçants véreux qui, sachant qu’ils n’ont pas pris par la voie légale, cherchent des complices pour justifier leurs forfaitures ? Du coup, les disciples de Saint Mathieu sont identifiés comme des boucs émissaires car il est loisible de jeter  des opprobres sur ces agents au service de l’Etat impunément.

En effet, le Nigeria n’autorise l’entrée de riz étranger sur son territoire que par ses ports, où il a imposé une taxe de 70% depuis 2013. L’objectif n’est pas seulement d’augmenter les recettes, mais aussi d’encourager la production locale de riz. Chose curieuse, les contrebandiers profitent du fait qu’il est moins cher d’importer du riz dans les pays voisins du Nigeria, pour faire prospérer leurs business. Selon le site nigérian Ships and Ports, en 2014, le Bénin a baissé ses droits de douane sur les importations de riz de 35% à 7% et le Cameroun les a complètement effacés de 10%. Et d’après les statistiques de la Banque mondiale, environ 80 % des importations béninoises sont destinées au Nigeria. Le grand voisin de l’Est a interdit de ce fait, l’importation de riz en provenance du Bénin en 2004 et de tous ses voisins en 2016, mais cela n’a pas arrêté le commerce. Cautionner donc un tel forfait contre des faux frais, serait une manière de méconnaître les accords entre le Bénin et le Nigeria au sujet de l’exportation ou la réexportation du riz sur le territoire nigérian. Ce qui risquerait de créer des incidents diplomatiques  entre les deux pays.

Les contrebandiers qui importaient du riz du Bénin semblaient faire de gros profits. La plus grande route de contrebande se trouvait entre Cotonou, la plus grande ville du Bénin, et Lagos, la plaque tournante commerciale du Nigeria, qui n’est qu’à quelques heures de route de là. Mais la mission des disciples de Saint Mathieu est d’œuvrer à la protection des producteurs locaux, par le respect des accords signés entre les deux pays.

 

Mike M.

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